‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 53 sur 453 · De l'an 560. (M · texte numérisé non relu

De l'an 560. (M

DE L'ESPRIT DES LOIS

clans quelque cas particulier, ou chez quelque peuple barbare. Ce fut Gharondas qui introduisit les jugements contre les faux témoignages *. Quand l'innocence des citoyens n'est pas assurée, la liberté ne l'est pas non plus.

Les connoissances que l'on a acquises dans quelques pays2, et que l'on acquerra dans d'autres, sur les règles les plus sûres que l'on puisse tenir dans les jugements criminels, intéressent le genre humain plus qu'aucune chose qu'il y ait au monde.

Ce n'est que sur la pratique de ces connoissances que la liberté peut être fondée ; et dans un État qui auroit là-dessus les meilleures lois possibles, un homme à qui on feroit son procès, et qui devroit être pendu le lendemain, seroit plus libre qu'un bâcha ne l'est en Turquie3.

1. Aristote, Politique, liv. II, chap. xii. Il donna ses lois à Thurium clans la quatre-vingt-quatrième olympiade. (M.)

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