LIVRE XII, GHAP. IX
qui vendroit des statues de l'empereur non consacrées, ne tomberoit point dans le crime de lèse-majesté1. Les mêmes empereurs écrivirent à Julius Gassianus que celui qui jetteroit, par hasard, une pierre contre une statue de l'empereur, ne clevoit point être poursuivi comme criminel de lèse-majesté2. La loi Julie demandoit ces sortes de modifications : car elle avoit rendu coupable de lèse-majesté, non-seulement ceux qui fondoient les statues des empereurs, mais ceux qui commettoient quelque action semblable3, ce qui rendoit ce crime arbitraire. Quand on eut établi bien des crimes de lèse-majesté, il fallut nécessairement distinguer ces crimes. Aussi le jurisconsulte Llpien, après avoir dit que l'accusation du crime de lèsemajesté ne s'éteignoit point par la mort du coupable, ajoute-t-il que cela ne regarde pas tous 4 les crimes de lèse-majesté établis par la loi Julie ; mais seulement celui qui contient un attentat contre l'empire, ou contre la vie de l'empereur5.