‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 86 sur 453 · DES LOIS FAVORABLES A LA LIBERTE DU CITOYEN DANS LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

DES LOIS FAVORABLES A LA LIBERTE DU CITOYEN DANS LA RÉPUBLIQUE

Il arrive souvent dans les Etats populaires que les accusations sont publiques, et qu'il est permis à tout homme d'accuser qui il veut. Gela a fait établir des lois propres à défendre l'innocence des citoyens. A Athènes, l'accusateur qui n'avoit point pour lui la cinquième partie des suffrages, payoit une amende de mille drachmes. Eschine, qui avoit accusé Ctésiphon, y fut condamné1. A Rome, l'injuste accusateur étoit noté d'infamie 2, on lui imprimoit la lettre K sur le front3. On donnoit des gardes à l'accusateur pour qu'il fût hors d'état de corrompre les juges ou les témoins 4.

J'ai déjà parlé de cette loi athénienne et romaine qui permettoit à l'accusé de se retirer avant le jugement.

1. Voyez Philostrate, liv. I, Vie des sophistes, vie d'Eschme. Voyez aussi Plutarque etPhotius. (M.)

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