‹ Œuvres complètes;Chapitre 113 sur 312 · A MONSIEUR LE MARQUIS DE LA VRILLIÈRE · texte numérisé non relu

A MONSIEUR LE MARQUIS DE LA VRILLIÈRE

Monseigneur,

J'ose vous demander votre protection pour une grâce du Roi, qui est une véritable justice.

Il y a une petite île, le long de ma terre de Montesquieu sur la Garonne, de la contenance de deux ou trois arpenis, qui s'est formée, il y a environ quinze ans, à la place d'une plus grande qui m'appartenoit, et qui fut emportée par une inondation. Comme l'intervalle depuis la destruction de la première et la naissance de la seconde a été très peu considérable, j'en ai continué la possession comme d'une dépendance de ma terre de Montesquieu ; mais je crains que quelqu'un ne surprenne une donation du roi à mon préju-

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