‹ Œuvres complètes;Chapitre 137 sur 312 · Le Temple de Gnide · texte numérisé non relu

Le Temple de Gnide

4. Antoinctto-Madoloinc Des Bordeaux, comtesse de Fontaine-Martel, née vers 1GG2, mourut à Paris entre les bras de Voltaire, le 22 janvier 1733. (Ravenel.)

LETTRE XXr.

A MARTIN FFOLKES-.

J'ai, Monsieur, reçu votre lettre du premier de juillet. Quand j'entends parler de vous, quand j'en parle, quand je reçois de vos lettres, il me semble que mon cœur est toujours également flatté. J'avois espéré que Mylord Waldegrave vous amèneroit ici ; et je comptois, malgré la vie tumultueuse que l'on mène ici, ne songer qu'au plaisir d'être avec vous. Je vois que vos alTaires nous ont dérobé ce plaisir. J'espère de venir vous rendre visite l'année prochaine ; je compte y mener mon fils qui s'applique aux sciences, et qui y fait même quelque progrès. Je crois pouvoir vous dire cela, car, quand on parle à son ami, on parle à soi-même. J'aurai un grand plaisir d'avoir l'honneur de vous le présenter, et de vous demander vos avis sur la route qu'il a prise. Je vous supplie, en envoyant le Bidlcy de vouloir bien y mettre le prix ; cette petite exactitude est nécessaire entre nous, sans quoi je serois gêné pour de pareilles commissions que votre amitié me permet de prendre la liberté de vous donner. Je remettrai cette petite somme à M. Turner, ou à autre q li partira pour l'Angleterre. A l'égard des observations de Naples, je vous avoue que je n'ai pas eu, depuis le retour de mes voyages, le temps de jeter les yeux sur ce que j'ai fait, et cela même

\. Tire des Archives de Sir William Ffolkos.

2. Martin Ffolkes (1G90-1754), mathématicien et antiquaire, président de la Société Royale de I/Ondres, après la mort de Sir Hans Sloano, qui avait succédé à Newton.

vil lli

2iî LniTIlES FAMILIÈRES.

n'en vaut guère la peine. Je commence à perdre la force

de travailler ; par bonheur, je n'en perds pas le goût. Je

dînai hier chez M, Turner ; nous parlons toujours de vous

quand nous sommes ensemble.

Adieu, Monsieur, je vous honore plus que personne

dans le monde, et suis, avec les sentiments les plus tendres

et les plus respectueux, votre très-humble et très-obéissant

serviteur,

Montesquieu.

A Paris, co 10 d'août 1738.

Quand vous verrez Mylords ducs de Richmond et de Montagne, M. Mitchell, et nos autres amis, faites-moi le plaisir de leur faire bien des compliments respectueux de ma part.

LETTRE XXir.

Voici, monsieur, une recrue de trois procureurs que je vous prie de vouloir bien recevoir. Je vous désire une bonne santé et suis avec toute la considération possible, monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Au rliAtoau de ha Jlrhlo, ce 11 janviov 173r>.

J'ai, monsieur, par les lettres que j'ai accordées aux sieurs Labadie et Boireau, révoqué les sieurs Giraudeau ^

1. Extrait do la Galerie française, 1823, in-i" t. IIF, p. HO.

2. Giraudeau était notaire à La lîrjdc. Sup. î.ott c VIL note i.

LbTTUlîS FAMILIKUES.

et Chanterre, chose qu'il y a longtemps que je devois avoir fait.

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