‹ Œuvres complètes;Chapitre 179 sur 312 · Alors secrétaire perpéliic! de l'Académie. ((iiiASCO · texte numérisé non relu

Alors secrétaire perpéliic! de l'Académie. ((iiiASCO

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ceux qui avoicnt gagné un prix, de croii'c qu'on les recevmit d'abord à l'académie. Je ne sais pas s'il n'auroit pas quelqu'autre en vue. Je parlai le même jour à M. Duclos, qui me paroît d'assez bonne volonté ; mais c'est un des derniers. Or, vous ne pouvez avoir M. de Maurepas, que par la duchesse d'Aiguillon, votre muse favorite'. Vous savez que je suis brouillé avec M. Frérel ; vous ferez donc bien d'écrire cà madame d'Aiguillon ; si je le lui propose, il est sûr et très-sûr qu'elle n'en fera rien ; mais si vous écrivez, elle m'en parlera, et je lui dirai des choses qui pourront l'engager. Si vous gagnez encore un prix, cela applanira les difficultés. Le père Desmolets m'a dit que vous travailliez ; moi je travaille de mon côté, mais mon travail s'appesantit.

Le chevalier Caldwel m'a écrit que vous étiez tenté d'aller avec lui en Egypte ; je lui ai mandé que c'étoit pour aller voir vos confrères les Momies. Son aventure de Toulouse est bien risible- ; il paroît que dans cette ville-là

1. C'est à elle qu'il avoitdôdié la traduction der> Satires russes du prince (lantimir sous le nom de Mad. ***, parce qu'elle étoit fort lice avec le prince Cantimir, et que c'est à sa réquisition ([uc l'on avait fait la traduction frauçoise de ses satires. (G.)

2. Le chevalier Caldwel, Irlandois, s'étant arn^té à Toulouse, s'amusoit à aller prendre dos petits oiseaux hors de la ville. Comme on le voyoit sortir tous les matins de honne heure, et rôder autour de la ville avec un petit garçon, tenant souvent du papier et un crayon en main, les Capitouls soupçonnèrent qu'il pourroit hien s'occuper à en lever le plan, dans un temps où l'on étoit en guerre avec l'Angleterre. On l'arrêta en conséquence ; et comme, en fouillant dans ses poches, on lui trouva un dessin, qui étoit celui de la machine avec laquelle il apprcnoit à prendre les oiseaux, et plusieurs cartes avec un catalogue de mots qui étoient les noms des oiseaux qu'on n'entendoit pas parce qu'ils étoient écrits en anglois, on ne douta pas que tout cela n'eût rapport à l'eirtrcprise supposée, et on le mit aux arrêts, jusqu'à ce qu'il eût fait connoitre son innocence, la bêtise du soupçon, et jusqu'à ce que quelqu'un eût répondu de lui. Nota, que Toulouse n'est point fortifiée. (C)

on est aussi l'analique en fait de politique, qu'en fait de religion.

Faites, je vous prie, mes respectueux complimens à M. le premier président Bon ^: la première chose physique que j"ki vue en ma vie, c'est un écrit sur les araignées, fait par lui. Je l'ai toujours regardé comme un des plus savants personnages de France; il m'a toujours donné de l'émulation, quand j'ai vu qu'il joignoit tant de connoissances de son métier, avec tant de lumières sur le métier des autres: remerciez-le bien des bontés qu'il me fait l'honneur de me marquer.

J'ai eu aussi l'honneur de connoître M. le Nain - à la Rochelle, où j'étois allé voir M. le comte de Matignon. Je vous prie de vouloir bien lui rafraîchir la mémoire de mon respect. On dit ici qu'il a chassé les ennemis de Provence par ses bonnes dispositions économiques, et que nous lui devons l'huile de Provence. Votre lettre-de-change n'est point encore arrivée, niais un avis seulement. Vous voyez bien que vous êtes vif, et que vous avez envoyé M. Jude à perte d'haleine, pour une chose qu'il pouvoit faire avec toute sa gravité. Adieu, je vous embrasse de tout mon cœur.

Do Paris, le 1" mars 1747.

i. Premier président de la Cour des aides de Montpellier, conseiller d'I-^tat et de l'Académie des sciences, qui trouva le secret de faire filer des toiles d'araignée, d'en faire dos lias, et d'en extraire des gouttes égales à celles d'Angleterre contre l'apoplexie. 11 découvrit aussi \e moyen de rendre utiles les marrons d'Inde, pour en nourrir des pourceaux et en faire de la poudre; il avoit un cabinet d'anti([uités fort curieux. (G.) Né à Montpellier (Ml 1()78, mort à Narhonne en 1701.

'2. Intendant du Lan.'iiiedor. ((î.)

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