‹ Œuvres complètes;Chapitre 246 sur 312 · De ne point répondre aux critiques de V Esprit des Lois · texte numérisé non relu

De ne point répondre aux critiques de V Esprit des Lois

2. L'abbé de La Porte fut le premier qui osa critiquer VEspritdes Lois, dans ses feuilles périodiques. On disoit dans le public qu'il y avoit été induit par M. Dupin, fermier général, qui commençoit à escarmoucher par des troupes légères envoyées en avant. (Guasco.)

Sur l'abbé de la Porte et son livre, voyez V Introduction à VEsprit des Lois, sup., t. III, p. xxxvii.

3. Ce fermier général fit ensuite imprimer, à ses frais, une critique presque aussi étendue que VEsprit des Lois, qu'il distribua à ses connoissances, à condition do ne point la prêter. On ne manqua pas cependant de faire passer un exemplaire de cette critique entre les mains de M. de Montesquieu, et dès qu'il eut parcouru quelques parties de cette rapsodie, il dit qu'il ne valoit pas la peine de lire le reste, se reposant sur le public. En effet, la mauvaise foi qu'on découvrit dans les citations des passages mutilés, à dessein de rendre l'auteur deVEsprit des Lois odieux au gouvernement, ainsi que les mauvais raisonnements, l'indignèrent au point que M. Dupin crut devoir retirer les exemplaires distribués, sous prétexte d'en faire une nouvelle édition, pour corriger des fautes qui s'étoient glissées ; mais cette nouvelle édition ne parut jamais. (G.)

C'est une erreur. Les Observations en trois volumes parurent vers 17.53. Sur les deux ouvrages de Dupin, voyez l'Introduction à l'Esprit des Lois, sup. t. m, p. xxxvni.

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