‹ Œuvres complètes;Chapitre 255 sur 312 · Horace, l,Od. xxxviu · texte numérisé non relu

Horace, l,Od. xxxviu

Madame de Montesquieu, M. le doyen de Saint-Surin*, et moi sommes actuellement à Baron, qui est une maison entre deux mers, que vous n'avez point vue. Mon fils est à Clérac, que je lui ai donné pour son domaine avec Montesquieu. Je pars dans quelques jours pour Nisor-, abbaye de mon frère; nous passerons par Toulouse, où je rendrai mes respects à Clémence Isaure ^, que vous connoissez si bien. Si vous y gagnez le prix, mandez le moi; je prendrai votre médaille en passant : aussi bien n'avez-vous plus la ressource des intendants. Il vous faudroit un homme uniquement occupé à recueillir les médailles que vous remportez. Si vous voulez, je ferai aussi à Toulouse une visite de votre part à votre muse, M""* Montégut * ; pourvu que je ne sois pas obligé de lui parler, comme vous faites, en langage poétique.

Je vous dirai pour nouvelles que les jurats comblent, dans ce moment, les excavations qu'ils avoient faites de-

i . Le doyen de la vieille collégiale de Saint - Surin de Bordeaux était Joseph Secondât do Montesquieu, frère du président, qui devint en 1743 abbé de Nizor. {Montesquieu à l'abbaye de Nizor, par M. F, Sacaze, dans les Mémoires de l'Académie des Jeux floraux.)

2. Nisor, ou Nizor, nommée aussi Bcnedictio Dei ou Bénissons Dieu, était une abbaye cistercienne, située dans le pays de Commingcs, sur les bords delà Sesse, entre Blajan et Boulogne. Elle avait été fondée en 1184 par des moines venus de l'abbaye de Bonncfont. ( Voyage littéraire de deux religieux de la Congrégation de Saint-Maur. (Martonne et Durand, t. I.)

3. Dame qui fonda le premier prix des jeux floraux dans le wi" siècle, sur laquelle ce correspondant de M. de Montesquieu a donné des éclaircissements dans la Dissertation sur l'état des lettres sous te règne de Charles VI et Charles Vil, qui a remporté le prix à l'Académie de Paris en 1741. On conserve sa statue avec honneur il i'hotel de ville, et on la couronne de fleurs tous les ans. (Guasco.)

4. Femme d'un trésorier de France, qui cultivoit la poésie, et qui a écrit une épitre en vers à cet ami de M. de Montesquieu. (G.)

Jeanne de Ségla, dame do Montégut, morte à Toulouse le 4 juin il^o'î. On a d'elle un recueil de lettres et de poésies publiées par son lils. (Ra-

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