I>ES FLATTEURS
Un flatteur est un esclave qui n'est bon pour aucun maître '.
DE l'abus des JURiniCTIONS.
Quand on a appelé d'un juge à un autre, et que celuici a prononcé, c'est un grand abus de permettre de recourir à un troisième, parceque l'esprit de l'homme est lait de manière qu'il n'aime pas à suivre les idées des autres, qu'il se porte naturellement à réformer ce qui a été fait par ceux à qui il croit des lumières inférieures. Multipliez les degrés des tribunaux, vous les verrez moins occupés à rendre la justice aux citoyens qu'à se corriger les uns les autres*.
1. Ici Montesquieu énumère un grand nombre de plaisirs simples, comme celui que donne le spectacle de la nature, prepresà faire éprouver de douces sensations. C'est le bonheur dont il jouissait à la Brède. (Labat.)
2. Ces deux derniers paragraphes ont ctc communiqués à M. Vian, par le docteur de Saint-Germain.