‹ Œuvres complètes;Chapitre 91 sur 312 · Nouveau slylo · texte numérisé non relu

Nouveau slylo

11 me semble que Paris est une belle ville où il y a des choses plus laides, Londres une vilaine ville où il y a de très-belles choses.

A. Londres, liberu- et égalité. La liberté de Londres est la liberté des honnêtes gens, en quoi elle diffère de celle de Venise, qui est la liberté de vivre obscurément et avec

des p et de les épouser : l'égalité de Londres est aussi

l'égalité des honnêtes gens, en quoi elle diffère de la liberté de Hollande, qui est la liberté de la canaille.

Le Craftsmaii^ est fait par Bolingbroke et par M. Pulteney. On le fait conseiller"^ par trois avocats avant de l'imprimer, pour savoir s'il y a quelque chose qui blesse la loi.

C'est une chose lamentable que les plaintes des étrangers, surtout des François, qui sont à Londres. Ils disent qu'ils ne peuvent y faire un ami ; que, plus ils y restent, moins ils en ont; que leurs politesses sont reçues comme des injures. Kinski, les Broglie, La Vilette, qui appeloit à Paris milord Essex son fils, qui donnoit de petits remèdes à tout le monde, et demandoit à toutes les femmes des nouvelles de leur santé : ces gens-là veulent que les Anglois soient faits comme eux. Comment les Anglois aimeroient-ils les étrangers? ils ne s'aiment pas eux-mêmes. Comment nous donneroient-ils à dîner? ils ne se donnent pas à dîner entre eux. (( Mais on vient dans un pays pour

1. ]j' Craftsmaii (Hoil un jouriKil : craflsniau si^nilii' miisnii. Note do lY-d. (l(> 1818.,

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