‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 14 sur 91 · générale composée · texte numérisé non relu

générale composée

1*. La culture locale simple se borne au changement cause par Tétat de domesticité ; il modifie déjà les tobons et enveloppes de ranimai, ainsi que la saveur des viandes et des végétaux. On en peut juger par la diflG^ence d'une chair de cochon a celle de sanglier; et pourtant cette différence est obtenue sans le secours de l'art et par k seul effet de la domesticité.

d** l^a culture g^néral^ 4e degré simple n^existe pas encore;

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elle nous donnerait en raÊoage simple , une fooie de Tariëtës in* eonnaes. Si U cerise et le raisin étaient ciiltiTës sur tous les points do globe, combien de nouyelles nuances n*obtiendrait-on pas/ soit par Tinflaencedes climatures et terres non eiploitëes, soit par les croisements de ces nouyelles sortes ayec les nôtres ? Nous sayons d^k distinguer plus de cent yariétés de roses ; on en aurait mille , si tout le globe cuUirait les roses.

y, La culture locaU composée est celle qui, aidée de Ykssociation , âèyerait localement un animal ou yégétal k la plus grande perfisction possible , par les méifenê soeUtiiires selon le parallèle suiyant :

Culture locale eimple. Culture locale compoêée.

Gheyal rossinante , 100 écos. Gheyalnormând^ i,000 écus. Laine commune , 1 franc. Laine sëgoyiane, 5 francs. Henoocule ordinaire, 10 yariétës. Renoncule soignée, 100 yariétés : Melbn commun , 5 sous. Melon smgné » 90 sous .

4*. La culture générale composée est celle qui , employant les moyens de rajQlinage que donne VéM sociétaire ^ combinerait et croiserait par toute la terre les produits perfectionnés di^k danè chaque localité, par culture locale composée.

Par exemple , supposons le globe entier cultivé comme la Normandie ; chaque région élevant ayec un soin inûni les plus belles races de cheyauz qu'elle puisse comporter, et formant des haras et établissements ou Ton croiserait une centaine des plus Êimeoses races. Normands ^ Arabes, Anglais, Andalous ei autres, que donneraient, dans Pordiesociélûre, les coBtréesioeultes, comme TAustralie qui n*a pas même de cheyanx.

En combinant tous ces prodnîls de eoltare locale composée, en* les raffinant par des croisements de toutes les belles yariétés du* globe , on aurait Téchelle de beauté tiq[irèBie en cheyaux : la série des periiclions posiibks k^la^nature , aidée de Tindostne générale composée.

Cette perfeetîon do 4*. degré correspond au degré if»ltfpr«ioompoêé dans Téchelle des raffinages de température (ti). Et puisque noospossédons enfin, par la déoouyerte de TAseodation,le moyen d'eleyer le globe )i 1* culbireint^rale, spécaloassor les résohats de cette culture en perfectionnement de l'atmosphère,

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sdon les é degrés de la ubk (1K), qui correspond aux 4 degrëi comparalifi (9i) sur ks anlBaux et régénmx. Noua aUoBs passer ea teviie les quatre ehanoes de raffinage almosphériiiiie, poss3>U \ l'mdnalrie humaine.

fappeUe raffinage timpU, ma radeacissement opéré par des cnltnres locales et bornées, conme œUes de lltalie. Sa pkîne eoltnre jointe k celles des régions Toîsines^ idlevagne et France, est eertaînenient le ressort qoi prodoit ce bénéfice de 19 k 14 degrés , qoe j*at analysé dans le parallèle de Naples aTSC Pékin et Philadelphie. Mais Fltalie est avoisinée de yasles régions mal cultiyécs : TAfrique, la Grèce, la &agrîeet méoie TEspagne , ob Madrid placé an même degré que Napics» est snjet kdcs froids menrtiîers y par Teffiet da dâxmement , de reftitemcat et des landes, bien plus qae par le roisinage de la montagne dite Gaa« darrama.

L'influence de nos cuhnres est donc conteo-canéee par celle d^une masse de terres Toisines , encore inculice on mal exploitées : tandb qoc Vkalie raffine son atmosphère, la Grèce et Tàfriqne trayailleni )i'la yicierf'lear voisinage ne peut manquer d*exercer nne fâcheuse iafaence pour entrer les intempéries en chaud ou en froid.

Ces infloenccs yicinalcs ne s^exerceraîcnl qu'en bteny si la terre entière élait plemement cnltivéè comme les cinq légiona dites Allemagne, Italie Y France, HeUande, Ai^felerie. Estimons le résolut sur cette hypodièse de cnltsie générabron ya penser qn*Astracan et Québec jouirasent de la terapéutorede Tours et Angers, que Philadelphie et Pékin îoniraient de la tempéiralura del!fapies.

C'est estimer en compte asmple loeal •* Astraoan s'diyerait déjà k cette température , dans k cas eh. ses terres seraient plmnementcaltiyéeskMOl&eoesder»)ron,etokFËorope o cdde nta lf senôt incnke comme L'est la région d'AsIracan.

Mais si Fonsiq^pese les deux riions d'Eunqvet Tarlarie cuU tirées en plein , et bars atmosphbes éieyéesao même raffinage , il y aura comknonication d» bénignes inflosnces.; fe raffinage augmeaftera , et en supposant que tout le globe terrestre opérât de même, qnlLfut assex peuplé pour éleyer partout ses cultures k

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la perfection de celles de l'Europe occidentale ; il résulterait du omcours bienfaisant des atmosphères de tons les continents, qoe le raffinage devenu général ou nmpU intégral , gagnerait au moins 10 degrés sur les raffinages partiels et locaux : nous avons vu qu'ils sont de 14*. et qu'on peut les estimer en moyen terme à la degrés, lesquels seront augmentés' de 10*. par e£fet de culture générale; On aura donc en total aa degrés de raffinage atmosphérique pour toutes les régions actuellement incultes , et formant au moins les à/B du globe. {Ce n'est ici gué le à*, degré de la table 91 1/4. )

Un tel raffinage sera simple intégral, ^s^r opposition au simple local comme celui d'Italie , dont les bonnes influences climatériques sont contrecarrées par les émanations orageuses «t mal&isantés de Grèce et d'Afrique.

Bans cette hypothèse de raffinage intégral ou général, la route du cap GévérOy au lieu d'un froid du 78*. degré, n'aura en printemps et automne que le froid des latitudes européennes, 86*. « 57*., Edimbourg, Copenhague, sauf l'influence d'un restant de glaces polaires qui absorbera la valeur de quelques degrés, et causera un léger déchet de chaleur que nous déduirons plus loin en somme de 5 degrés.

Et comme Tordre sociétaire a là propriété de peupler et coloniser rapidement la terre entière , cette intégralité de culture pro*» curerait un plein dégagement des parages du Pôle Nord; ils seraient ramenés aux climatures du golfe de Bothnie.

Cet état de choses ne serait encore qu'un raffinage très -incomplet, car nous avons raisonné jusqu'ici sur l'hypothèse d'une pleine culture du globe en mode morcelé et vicieux, comme celui de la ci?ilisation. Cette société tant vantée n'élève pas son atmosphère k moitié du raffinage possible. L'Italie est pleine de landes et de marécages ; ses chaînes de l'Apennin sont effiritées , ravagées depuis Gênes jusqu^en Calabre : la France est dans on désordre pire encore; la destruction de ses forêts détériore h vue d'œil les climatures; elle bannit de Provence l'oranger, elle chasse k grands pas l'olivier et bientôt la vigne.

Ce n'est pas ainsi que cultive l'ordre sociétaire : il distribue l'universalité des cultures , comme si le globe entier appartenait

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aune seule oompaguîe d'actionnaires ; il âèye ehaque canton , chaque province , chaque région , ^ un ëtat de perfection corn* binée ; il entreprend toutes les opérations générales de reboisement > irrigation et dessèchement; tous les travaux qui peuvent assainir, adoucir et raffiner Tatmospbère, soit locale, soit générale. Dans cet état de choses^ les régions au lieu de se communiquer des germes d'ouragans , n'échangent que des germes de zéphyrs : les eaux et forêts sagement distribuées , préviennent \ la fois les excès de chaud et de froid ; et le radoucissement général de température , devient le fruit de cette perfection universelle de culture. L'atmosphère, dans ce cas, se trouve raffinée au degré composé intégral dit surcomposé , qui exige deux ressorts de perfectionnement ; ôslui de culture générale et celui de distribution judicieuse des cultures.

Nous ne connaissons en civilisation qu'un de ces deux moyens ; nous savons cultiver, mais non pas dbtribuer les cultures que chaque province et chaque particulier répartissent confiisément, et sans aucun rapport avec les convenances de température. On place des champs sur des sommets ou conviendraient les forêts ; puis , des forêts dans une plaine apte ^ la culture des céréales : les trois quarts des sommets de chaînes sont dégarnis de bois , quoiqu'on sache fort bien qu'ils ont la propriété de carder les vents, d'en amortir les malignes influences; cardage d'autant plus utile, qu'il influe en inverse comme en direct, aussi voit' on souvent après l'abattis d'une forêt , des vignes geler au vent , comme sous le vent du rempart qu'on a détruit.

Dans l'ordre combiné , les forêts sont de trois espèces :

i. Réserves provinciales ;

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