‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 107 sur 201 · XXVI DU LIBRE ARBITRE · texte numérisé non relu

XXVI DU LIBRE ARBITRE

à l'esclave qui ne peut pas concevoir que la liberté soit faite pour lui.

Ces préventions contre la haute importance de l'infiniment petit ont dû se communiquer des savants au monde civilisé dont ils sont précepteurs, et sur les questions de ce genre le préjugé ne permet pas môme la discussion. Or, comment qualifier cette paralysie factice en étude des destinées? On ne peut pas la nommer aliénation mentale, germe de démence , car rien n'empêcherait que le monde social ne s'en guérît comme d'une paralysie matérielle, et ne secouât tous les préjugés qui l'offusquent en matière de destinée : il suffirait qu'un écrivain ou capitaliste marquant donnât l'élan.

L'humanité ne manque donc point des facultés nécessaires pour sa guérison, mais elle est sur ce sujet percluse du Libre Arbitre par l'opacité des préjugés dont il lui serait fort aisé de secouer le joug, et qui lui ôtent la faculté de porter des jugements réguliers en matière de destinée. Je viens de le démontrer en traitant du destin des infiniment petits. L'examen de toute autre branche des Destinées nous mènerait à la même conclusion , celle de paralysie intellectuelle du genre humain et absence de Libre Arbitre sur tout ce qui contredit les dogmes réunis de la philosophie et de la théologie, vraies mégères qui feignent de se (vouer à la recherche de la vérité) pour mieux asservir l'esprit humain, (le mieux plier aux disgrâces civilisées), et le (remplir de préventions) contre l'étude de l'Attraction et de la Révélation permanente, où il eût pu trouver depuis 2500 ans l'issue de ses antiques malheurs.

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