PHALANGES COMPOSÉES
Sortes franches.
Sortes grandioses.
Degrés. . . 6e. 7e. 8e.
Capital. . . 4m. 5m. 6m.
En sus de! 1 Ii4 1 2[4 1 5\A
400 rendra 900 1000 1100
2e. ligne, le capital actionnaire indiqué en m millions. 3e. ligne, le bénéfice à obtenir en sas du produit actuel.
4e. ligne, l'application. Tel canton ou village qui produit aujourd'hui 400,000 fr., rendra, en association de 1er. degré, 600,000 fr. ; en 5°., 800,000 fr., en sus de\, c'est-à-dire le double ; et en 12e. degré, 3 en sus de 1 , le quadruple du revenu actuel, 1,600,000 fr.
Il y a des sortes ambiguës, sous-bàtardes, les ménages progressifs (III, 141). lis forment la période 6 du tableau (13).
Les 5 sortes Bâtardes sont période 6 1|2 du tableau. Les 4 sortes franches sont période 7, les 3 sortes grandioses, période 8.
Mon Traité décrit l'Association en 12e. degré, fastueux, éblouissant; j'ai dû le préférer, parce qu'il fournit en plein la preuve théorique-, mais qui peut le plus peut le moins : il sera facile d'organiser les bas degrés, les teintes bourgeoises 1er., 2e., 3e. J'en communiquerai le plan à la société citée p. 51, offrant un prix de 300 fr. pour un
plan de Comptoirs Communaux. ( Programme inséré Revue EncycL, août 1823, p. 490. ) Elle n'a , dans ses environs , aucun édifice convenable.
J'ai conseillé (IV, 580) le degré 6, qui n'exige que 4,000,000 de capitaux; il emploie déjà, en plein essor, le levier inconnu nommé séries contrastées, unique moyen d'associer passions et industrie, de créer V Attraction industrielle, pour les classes rebelles au travail, Oisifs, Enfants, Vagabonds ; Sauvages.
On forme tant de compagnies pour entreprises dangereuses, l'éclairage au gaz , ou gigantesques et peu sûres, les canaux; il sera bien aisé d'en former une petite pour l'Association de bas degré, fondation purement agricole et manufacturière, bien exemple de danger, assurant bénéfice colossal et haute illustration à ses fondateurs.
Si l'épreuve se fait en mai 1824, aux environs de Paris ou Londres, lieux où abondent les vastes édifices convenables pour un Comptoir Communal, l'imitation sera subite, générale; chacun, en 1825, obtiendra de ses capitaux et domaines un revenu de 9 à 12 p. 0|0, en Actions Agricoles, sans risques de banqueroutes ni revers. Alors le jeu sur les effets publics sera regardé en pitié : là finira le dédain pour l'agriculture et l'honnête industrie; là commencera la vraie économie politique. La nôtre n'est qu'abus d'industrie (p. 205), progrès illusoire, qui ne remédie en rien aux misères du pauvre.
On n'a pas su créer à cette science un conlre-poids d'OPPOSITION, une police des découvertes (p. 54). Aussi un inventeur, en France, est-il molesté, obligé (Journal des Débats, 24 juillet) d'aller solliciter protection en Angleterre. La France prodigue les jurys , médailles, étalages au travail matériel, et n'accorde ni jury,
AVERTISSEMENT. &j
ni accès au travail de génie. Tout aux uns, rien aux autres : justice civilisée !
C'est à tort qu'on se repose sur les journaux exclusivement du soin d'annoncer les découvertes; ils ont des ménagements à garder avec les corporations savantes qui sont, comme les acteurs, pétries de jalousie, cherchant à éliminer tout débutant, toute science neuve qui pourrait éclipser les leurs; dans ce cas, les journaux cèdent à l'impulsion des corps savants, et sacrifient l'inventeur non protégé.
Pour obvier à ce vandalisme de l'amour-propre, il faudrait accorder aux inventions scientifiques, ainsi qu'aux fabricants, un jury qui ne coûterait aucuns frais à l'état, (selon les détails pag. 46 et24o), et surtout créer une police des sciences (p. 54), pour signaler le mal et provoquer la recherche du bien.
A défaut de ce stimulant , les écrivains négligent une foule de sciences vierges , association, attraction passionnée, analogie (pag. 212, 236); chacun spécule sur les systèmes adulateurs faisant l'apoiogie du mal. Telles sont nos théories de commerce prônant :
F. La concurrence insolidaire, mensongère, complicative.