ARGUMENT DU SOMMAIRE
Deux sujets sont ici traités :
Le premier est l'aperçu du corps de doctrine sociétaire, en tous degrés, et de ses preuves. Cet aperçu est contenu dans les 12 articles de petit-romain numérotés i à xu.
Le deuxième sujet est l'anarchie de la critique , la tyrannie qui pèse sur le monde savant , où un comité philosophique influence tout, fait diffamer ou priver d'annonce tout ce qui lui porte ombrage.
Dans cette intrigue les philosophes trahissent tous les partis, même les libéraux leurs amis, qui, on en jugera au final (217), n'ont d'autre planche de salut que de se rallier à la découverte de l'association, s'en emparer le* premiers.
Au reste, on va voir que toutes les classes de la société ont d'immenses bénéfices à en recueillir. La famille royale y est spécialement intéressée de 540 millions, et 600 y compris le revenu des domaines.
Un intérêt non moins pressant est celui du vrai bonheur (Iil, 183), qui exige, outre la fortune et la santé, un plein essor des passions; essor impossible, même aux riches, dans l'état civilisé et barbare.
I«r. Sujet. LE CORPS DE BOCTH1XE. Articles I a XII.
La découverte la plus précieuse pour l'humanité, l'art d'associer des masses de 400 à 1,600 personnes, par industrie attrayante applicable aux sauvages mêmes , ne
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peut pas être annoncée, parce qu'elle blesse l'orgueil des philosophes et compromet leur trafic de systèmes prêchant le morcellement industriel. Ces prétendus amis de la liberté disent aux journalistes : « Gardez-vous bien de
> faire connaître ce livre; tous nos systèmes de perfec-
> tibilité seraient anéantis. Insinuez, au contraire, que
> c'est un rêve, un ouvrage obscur, inintelligible:
> étouffez jusqu'à l'idée de le lire. >
La Revue encyclopédique s'étant prêtée à répandre ces détractions venues du comité philosophique, je lui fais une réplique (233). Les journaux, au lieu de prostituer ainsi leur ministère à avilir les grandes inventions, devraient considérer qu'il y a illustration notable pour les premiers qui y rendent justice.
Mais la découverte est-elle bien sûre, bien prouvée? Je m'en rapporterais sur ce point au journal même qui m'a dénigré , à la Revue encyclopédique : si l'on assemble, sur ses 98 collaborateurs, les pluscompètents en problème d'Association , le comte de Laborde et autres qui ont exploré le sujet , et qu'on les charge de le mettre au concours avec les conditions les plus sévères, oseront-ils en imposer d'aussi rigoureuses que celles établies? (27, et note 5, 32),
Quiconque lira ces conditions, criera à l'impossible : elles sont pourtant remplies à la lettre par un procédé , la série de groupes contrastés, qui est le mode adopté par Dieu dans toutes ses œuvres; et par un ressort, l'attraction passionnée, qui est l'agent universel de Dieu. Ma théorie s'applique à celle de Newton sur l'attraction : elle s'étaie de tous les principes recommandés par les philosophes (19s) ; elle emploie avec fruit tous les vices indestructibles (26) ; enfin elle garantit les neuf sortes
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d'accord possibles (204). Quelle théorie pourrait réunir tant de litres à la confiance?
Il reste à savoir si les parties intéressées, famillt royale, clergé, émigrés, seront dupes de celte intrigue (note W, p. xxxvij), et si les militaires ne s'apercevront pas qu'ils sont sacrifiés par les philosophes, dans cette circonstance décisive, pour leur créance de 3 milliards.
Quant à ma méthode, si l'on me reproche dix fautes, j'en accorderai cent. Je ne suis pas écrivain, mais inventeur. La mine d'or une fois trouvée, les plus fins doivent se hâter de l'exploiter, landis que les sots refuseront d'y croire , comme à l'Amérique avant l'expédition de Chr. Colomb.
Ai-je mal présenté ma théorie? Peu importe. Un diamant enduit de boue n'en est pas moins un diamant qu'il est aisé de laver : manque-t-il de gens qui, inhabiles à inventer, savent broder sur les inventions d'autrui? Défions-nous donc ici des ruses des sophistes, qui chicanent sur la forme pour éviter l'examen du fond. Il s'agit de constater si le procédé sociétaire est découvert, et voir si les détracteurs en découvriront un meilleur, un quelconque.
Voilà des garanties sur le principal , sur l'invention du procédé : il reste à informer des moyens d'exécution. Tout est prêt en Angleterre, où les fonds nécessaires à l'épreuve d'Association peuvent être pris en retenue d'un 20e. sur les 150 millions de secours annuels aux indigents ; ils verront avec plaisir cette retenue qui, dès l'année suivante , leur assurera fortune subite et bonheur perpétuel (table, 148), par avènement à l'état sociétaire , plus nécessaire aux Anglais qu'à toute autre nation, car aucune n'est plus fatiguée par l'énormité de
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la dette publique, l'excès de misère des prolétaires. Au reste, quiconque lira mon Traité (III, 448), se convaincra que l'ordre civilisé est incapable de satisfaire la classe opulente, encore moins le peuple.
Un seul obstacle arrête la confiance de mes lecteurs, c'est le merveilleux des résultats que présente l'Association. Pour s'y familiariser, il faut s'appuyer d'un principe des philosophes qui nous disent que l'homme est miroir de l'univers: cela étant, le monde matériel et le social doivent être sujets comme l'individu à un âge de puberté, un bonheur nouveau et merveilleux, analogue à celui de la transition d'enfance en amour.
Ainsi, le monde social une fois parvenu à la grande industrie, â l'âge de puberté politique, doit passera un nouvel état social, au régime d'attraction, opulence et unité, dont il lui restait à découvrir la théorie; invention d'autant plus facile que la série contrastée est sous nos yeux dans toutes les œuvres de la nature ; il ne restait qu'à l'appliquer aux relations domestiques-agricoles : on n'y a jamais songé. L'esprit humain est sujet à ces inadvertances de plusieurs mille ans sur les choses les plus simples , comme sur la soupente et l'étrier dont les Grecs et les Romains n'avaient pas conçu l'idée.
2e. Sujet. DÉPRAVATION ET CORRECTIF DE LA CRITIQUE.
SUJET TRAITÉ DANS LES CINQ ARTICLES PAGES i, 61 , 90, 121, 255.
Depuis long-temps la France reconnaît qu'il existe du désordre dans la police des sciences et des lettres. On forme une société des bonnes lettres; c'est avouer de fait l'état vicieux du inonde littéraire, habitué à dire d'un inventeur : Est-il d'accord avec les philosophes? Non. Eh bien! qu'il soit analhème ; toile et immola.
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Bonaparte méditait déjà la réforme littéraire, selon ces lignes extraites du Mémorial de Sainte-Hélène : « Pour » obvier, sans blesser la liberté de la presse, au déluge » de mauvais ouvrages dont le public était inondé , Na- » poléon demandait quel inconvénient eût pu présenter * un tribunal de l'opinion, composé de membres de 9 l'institut, membres de l'université et délégués du » gouvernement , qui eussent considéré les ouvrages » sous le triple rapport de la science, des mœurs et » de la politique, et eussent assigné le degré de leur » mérite. C'eût été le flambeau du public, la garantie, la > fortune et l'émulation des bons ouvrages, la ruine et le » découragement des mauvais. »
Ces garanties seraient tout à fait illusoires. Un tel tribunal serait action simple, et par conséquent arbitraire. Il faut une garantie par action composée , chose à expliquer (91).
La source du mal est dans le rôle passif auquel se borne l'administration en police du monde savant (;i4). Pour en juger, qu'on suppose les élections et l'institution régies ainsi en mode passif, l'institution pleinement libre sans université, les élections dégagées de toute influence des ministres et préfets; qu'arrivera-t-il? Que le comité directeur prédominera dès l'année suivante, il sera actif jusqu'au despotisme, partout où l'administration sera passive et spectatrice, comme en police du monde savant, où elle croit se montrer généreuse en laissant pleine licence aux intrigues. ]l en résulte que le comité directeurenvahit tout, tant que l'autorité néglige de provoquer, accueillir et faire examiner les inventions.
Comment contre-balancer le comité? C'est en élevant la police des sciences du rôle passif à l'actif, du 1. E
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mode simple au mode composé, qui exige dans la critique trois fonctions au lieu d'une. La première est ce tribunal ou JURY indiqué plus haut et page 54 : par lui seul il ne serait qu'une voie d'arbitraire ; il faut lui opposer un concurrent naturel, I* AUTEUR, qui saura mieux que personne rectifier et prévenir les erreurs du jury, l'auteur dont le commentaire sera mentionné en regard des décisions du jury, avec môme nombre de colonnes pour tous deux au journal de garantie. (Voyez 5e. art., 54.)
En troisième fonction , interviendront naturellement les journaux , qui ne pourront plus se livrer à l'arbitraire , et qui se ridiculiseraient en hasardant des critiques inexactes sur un ouvrage analysé concurremment par le jury et l'auteur. Sans ce double contre-poids, les journaux exercent une action simple et despotique, livrée à l'esprit de parti ou de faveur, et qui, au moyen de certaines intrigues, devient l'instrument du comité directeur.
En pervertissant ainsi le monde savant, on déprave par contre-coup la société entière à qui il donne le ton. Ce vice est bien sensible en France : une nation jadis loyale est devenue la plus fausse et la plus calomnieuse : roi ou ministre, nul n'échappe. N'a-l-on pas imprimé que le Roi payait 65 députés pour voter la mort de son frère? que le duc Decazes était l'instigateur du meurtre du duc de Berri? On calomnie bien mieux un auteur sans défense. Les plus plates diffamations réussissent en France, parce que la dépravation littéraire a façonné tout le monde à se nourrir de railleries et de médisances qui acheminent aux calomnies ; aussi ce pays est-il celui qui aurait le plus besoin d'un garantie littéraire et scientifique. Elle ne peut naître que du jury et des neuf mesures indiquées (54), surtout de la proposition des inventions négligées, etc.
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Quant aux fonds, le tribunal de garantie produira (Conclusions, 237) de quoi rétribuer très-copieusement ses 30 officiers, ses nombreux jurés et assesseurs, puis, verser encore d'amples secours à trois caisses des savants, lettrés et artistes pauvres.
Etrange inconséquence de laisser les sciences et les lettres sous la direction de ces hommes dont le grand Frédéric, leur ami, disait : Si je voulais punir une de mes provinces, je la donnerais à gouverner aux philosophes. Egoïstes et despotes, ils étouffent , même contre leur intérêt (note ^, p. xxxjx), toute invention qui menace leur trafic de systèmes; les journaux, maîtrisés par cette cabale, en déplorent l'influence. Celui des Débats disait (24 juillet), au sujet de l'éclairage au gaz: « Telle est » notre injustice pour les auteurs des plus belles décou- * vertes, que nous laissons leur nom dans l'oubli. On » suppose que cette invention vient de l'Angleterre; c'est » une erreur; elle est due à M. Lebon, ingénieur, né à » Brachay, près Thionvilîe. Son secret fut porté en An- » gleterre, et ensuite rapporté en France. La France » s'enrichit de la découverte , mais elle a consommé la » ruine de son auteur. Sic vos non vobis. »
Voyez, sur l'injustice française, pareilles doléances d'autres journaux (Avant-propos, I, 42); Gazette de France, Constitutionnel, Minerve); et pourtant euxmêmes servent le vice qu'ils déplorent. Ils refusent d'annoncer les découvertes utiles, ou n'en parlent que pour les ravaler, pour gloser sur la forme, sans examen du fond. C'est que le comité philosophique les paralyse, leur impose ; il exerce sur eux le charme du serpent sur l'oiseau qui sent son tort, voit sa perte, et se rend dans la gueule du reptile.
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Ici l'on peut reconnaître l'astuce de ce parti qui accuse les rois et les prêtres d'exercer l'obscurantisme , d'enchaîner la pensée et la voix des vertueux amis du peuple. Voici une invention qui comble tous les vœux du peuple, en lui garantissant le minimum social et Y attraction industrielle ; elle n'est contrariée ni par les rois, ni par les prêtres, mais par les philosophes, soi-disant amis du peuple.
Brisons sur leur malice dont l'antidote se trouvera aux Conclusions, et prenons connaissance de la théorie sociétaire. Quand ils la disent obscure, c'est comme s'ils disaient le soleil obscur parce que leurs faibles yeux ne peuvent pas le fixer. Pourraient-ils signaler dans cette théorie un seul côté défectueux, un calcul faux.
Les écrivains actuels (25) inclinent fort à s'occuper d'association; mais tous ont pris une fausse direction en admettant, pour base de système, le morcellement domestique-agricole . Aucun d'eux n'a osé aborder franchement la question, le problème d'associer un millier de villageois inégaux en fortune. (Voyez les conditions du lien , table 27, et note 52. ) Un seul Français en a exprimé le vœu, mais sans recherches actives; ce fut M. Cadet de Vaux, en 1804.
Du reste, on est si neuf en politique sociétaire, qu'on n'en connaît pas le demi-système ( période 6e. du tableau 15), l'étal moyen entre le régime civilisé et le sociétaire,, dont l'essai sur un village décidera l'adhésion du globe entier.
Les éléments de cette épreuve sont tout prêts en Angleterre. Outre l'établissement Owen, on apprend que sir Capel Molinex va affecter un village aux tentatives d'association : il pourra y essayer le régime des Séries
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contrastées ou industrie attrayante, et décider par cette épreuve l'abandon de l'industrie répugnante et morcelée, et la clôture des trois sociétés, Civilisée, Barbare et Sauvage.
Loin de voir du gigantesque dans cette annonce de fin prochaine des trois sociétés, conversion subite des sauvages à l'industrie et des barbares aux mœurs policées (je ne dis pas civilisées ), il faut considérer que le prodige ne tenait qu'à l'invention du procédé d'ATTRAC- TION INDUSTRIELLE enfin découvert. Et puisqu'on peut l'éprouver si aisément sur cent familles villageoises, il ne reste qu'à faire vérifier, par un comité spécial , non philosophe, non hostile, si la théorie est exacte et contenue en plein aux neuf divisions indiquées.
/ Estimations, rudiments, généralités, III, notices 4e., 5e., 6e., p. 7.
Tableaux descriptifs d'association du 12e. degré,
III et IV, sections 2e., 5e., 4e.
Preuves en équilibre d'affection et de répartition , sections 7e., 8e.
Toutefois cet examen serait un leurre, si le tribunal était composé de ces philosophes dont Thomas a si bien dit : Le dernier crime qu'ils pardonnent est celui d'annoncer des vérités nouvelles.
Aussi ne me pardonnent-ils pas d'avoir découvert la théorie des destinées. Qu'ils se ravisent pour leur intérêt, selon la note ^\, pag. xxxjx, où ils voient dix motifs d' accord indirect avec moi. Quant à X accord direct, je ne peux pas, inventeur de l'association, encenser la science qui a produit 400,000 tomes en faveur du morcellement.
Au résumé, le monde industriel est organisé en ordre
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faux , à contre-sens de la nature 5 pour s'en convaincre , il faut observer :
1°. Quant aux indices, que l'industrie civilisée ou morcelée n'est point nature de l'homme, car elle est répugnée obstinément par le sauvage ou homme de la nature , et ne produit chez les civilisés qu'indigence pour la multitude, fourberie universelle , etc. (J3).
2°. Quant au fond du traité , que le procédé sociétaire dit série contrastée, est celui que Dieu emploie dans la dislribuliondes règnes ; le ressort sociétaire dit attraction est celui par lequel Dieu établit les équilibres et harmonies de l'univers ; les leviers sont les douze passions en plein essor, selon le vœu du Créateur; enfin Implication de ces divers éléments à l'industrie, se fonde sur tous les principes recommandés par la philosophie (196). Peut-on trouver une théorie plus exempte d'arbitraire, et mieux ralliée à la nature et à la raison?
Mais tant qu'on refusera aux sciences nouvelles et exactes le jury d'examen (34), qu'on accorde aux orviétans et gimbleltes, aux perruques puilogènes et pommades piiiLOCOMES, les zoïles auront beau jeu d'éliminer les inventeurs en les traitant comme prétendants académiques, les harcelant sur la forme sans dire mot du fond.
Je redirai plus d'une fois : Si le jury indiqué (34) existait, si la découverte eut été jugée en janvier, éprouvée en mai 4825, aujourd'hui lks émigrés, exdotés, et classes du tableau (lï) seraient payés in- TÉGRALEMENT , EN CÉDULES AU PAIR ( note W ). Qu'on juge
de l'urgence de ce jury qui (239) rendrait plus qu'il ne coûterait.
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NOTE W. Liquidation de la dette fiscale et consciencieuse de France ; 17 milliards, payables en 17 annuités , de
1°. Classes reconnues ; Famille royale, Clergé, Emigrés. J'estime leurs créances de 5 à 6 milliards. En effet, si l'émigration a été un acte légal et louable, il faut que les traitements de fonctionnaires courent jusqu'à l'époque de restauration. Selon cette base , il est du au roi 540 millions pour interruption de liste civile depuis le 10 août 1792. Les émigrés et le clergé suivent la même base. Un curé ou bénéficier de 4,000 fr. de revenu , parti en 1791, a 100,000 fr. à réclamer au retour en 1814. Est-il mort dans l'intervalle, ses héritiers ont droit a exiger la somme, en tablant sur une carrière de 70 ans, abrégée par l'émigration.
A ce compte , va-t-on dire , le revenu entier de la France ne suffirait pas. Oui , le revenu de civilisation est borné à 5 milliards. Mais si l'Association est éprouvée en mai 1824 et démontrée en juillet, elle sera fondée en 1825. Dès cette lre. année, la France produira déjà 10 milliards, et 15 en 1826, ou l'exercice sera complet. Il sera bien aisé alors de prélever un milliard de plus qu'en civilisation.
2°. Classes non reconnues : Rentiers de Louis XVL , capitalistes remboursés en assignats, fonctionnaires destitué» en révolution , colons, militaires anciens. Il est du à ceuxci le milliard promis solennellement, et qui, avec les intérêts depuis la 1". paix , s'élève bien a deux milliards. Il y a de plus les destitués sans jugement , les retraités sans pension suffisante , enfin les officiers ex- dotés.
J'ai lu dans les journaux que la succession du maréchal Davoust était réduite à peine au 5e. , à 100,000 fr. de rente , par la perle des dotations : ses héritiers ont donc 400,000 fr. de rente, soit 8,000,000 de capital, à réclamer. Il conviendra que les grandes familles , intéressées pour des sommes si majeures, fassent instruire à fond un des leurs sur l'Association ; c'est un travail de 10 leçons. Une fois initié, il devra se ménager des moyens de conférer avec le Roi : si on décide le Roi à prendre la Ve. action, les autres seront placées dans le mois.
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Les créances de ces classes non reconnues (voy. tabl. 17), s'élèvent au delà de 6 milliards; total , 12, avec les reconnues.
Il faut y joindre l'intérêt du tout. Les paiements successifs se réduiront chaque année de 600 à 550, 500, 450, enfin a 50 millions la 12e. année; total, 5,900,000,000.
Ajoutons l'intérêt plein de 4 ans de délai, car les cantons auront des dépenses urgentes a faire dans le début pour leurs édifices ; ils préféreront différer de 4 ans le remboursement de la dette , et payer l'intérêt de 4 ans , 2,400 millions.
Sommes réunies , 18,500,000,000
Total 25 milliards, Dette fiscale , soit 4,700,000,000
dont il faut déduire environ 500 millions d'économie annuelle que produira par degrés l'état sociétaire. Ces épargnes donnant 6 milliards en 20 ans, réduisent la dette à 17 milliards. On pourra, en automne 1824, procéder à la vérification des titres, et délivrer en décembre 1824 les cédules portant intérêt.
Quant aux indemnités dont on parle a présent, elles seraient bien illusoires, et d'abord nulles pour la famille royale, le clergé, les rentiers de Louis XYI , les ex-dotés, les destitués, les remboursés. Elles s'étendraient à peine à quelques émigrés protégés: les petits émigrés , même dans le cas d'admission , se trouveraient bientôt éliminés par quelque banqueroute bureaucrate , comme j'en ai essuyé en août au bureau de la guerre sur un arriéré de 1811.
On m'a dit : Avez-vous fait une déclaration selon tel arrêté du mois de mars? — Non , je n'ai pas même connu cet arrêté. — Eh bien , vous êtes déchu. — Mais on ne m'a pas signifié cet arrêté à domicile. — N'importe, vous êtes déchu. — Eh ! j'étais peutêtre en pleine mer , le jour ou l'arrêté a paru dans les gazettes. — Tant pis, vous êtes déchu. — Mais j'ai fait vingt autres déclarations. — Ah ! vous êtes déchu. (Us en ont peut-être éliminé pour 20 millions de celte manière. ) Voila ce que devient dans les bureaux la créance du faible; on le traîne en longueur, on le lasse, puis, ensuite de quelque surprise, il est déchu.
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NOTE M- Bénéfice des philosophes h la clôture de Civilisation.
Perdant une voie de fortune , le sopbisme , ils retrouvent dix voies de bénéfice et d'illustration : en voici le tableau.
Fortune subite et colossale par les prix unitaires
1. Rareté de savants au début de l'Association et offres brillantes.
2. Décuple produit de leurs faux systèmes ( voy . lre. note, 22.). 5. Fin de la défaveur croissante et des luttes avec l'autorité.
4. Débarras du soutien de la philosophie et affluence de sujets à traiter.