ET DE SES PROPRIÉTÉS ENCORE INCONNUES
Dieu est ennemi de l'uniformité ; il veut que le Mouvement varie à perpétuité, soit en gradation, soit en dégradation. A cet effet, Dieu fait éclore périodiquement (*) dans nos sociétés des germes d'innovations bienfaisantes ou nuisibles; c'est à la raison à juger l'emploi de ces germes, à étouffer les mauvais, comme les clubs politiques, ou développer les bons, tels que la franc-maçonnerie dont je vais parler.
Quel parti salutaire pouvait- on tirer de la franc-maçonnerie? Voilà une question tout à fait neuve pour le siècle qui n'a pas su discerner les ressources qu'offrait cette institution; c'est un diamant que nous dédaignons sans en connaître le prix ; ainsi les sauvages de Guanahani foulaient aux pieds les blocs d'or avant que la cupidité européenne leur en eût appris la valeur.
En croyant nous livrer à des amusements, nous faisons souvent des opérations politiques de la plus haute importance; telle est celle des Cercles ou Casinos dont j'ai déjà parlé (page 119), et qui sont un germe de Ménage progressif. Cette petite innovation pouvait renverser l'Ordre Civilisé si elle eût pris quelque extension et si l'on eût amené les Cercles au point déformer Ménages fixes pour les célibataires de divers âges avec gradation de fortune. Bientôt les associés d'un tel ménage se seraient aperçus que les passions tendent à subdiviser toute société en plusieurs groupes inégaux et rivaux ; après quelques essais de ce genre, on serait arrivé peu à peu à former la Tribu à neuf groupes (page 117), où les rivalités se trouvent balancées et harmonisées. En voyant les agréments attachés à un pareil ménage, les femmes célibataires se seraient hâtées de l'imiter, et bientôt l'Ordre civilisé eût été
(l) Calcul de la diffraction passionnée et des Séries récurrentes du Mouvement social.
anéanti sans aucune secousse politique et au grand étonnemonl de tout le monde.
On pouvait, à l'aide de la franc-maçonnerie, opérer une révolution moins brillante, moins prompte, mais très heureuse encore ; et si les savants modernes ne l'ont pas entrevue, c'est que leur raison orgueilleuse va toujours se perdre dans les nues avant de s'arrêter dans la région moyenne du sens commun. En voulant imiter l'aigle qui dédaigne les moucherons, ils deviennent incapables de saisir les procédés de la Nature qui sont toujours d'une extrême simplicité.
Dès le milieu du dix-huitième siècle ils aspiraient à faire une révolution quelconque pour s'élever à la fortune. Ils y ont réussi ; maiscomme ils avaient plusieurs voies à choisir, il est bon de faire connaître quelle autre marche ils auraient pu suivre pour le bien du genre humain et pour le leur. J'entre en matière.
Avant 1789, les esprits étaient avides d'innovations, et une secte religieuse qui se serait élevée aurait eu en sa faveur plus de chances que n'en eurent Mahomet et Luther. Il eût fallu, pour convenir à l'esprit du siècle, une secte amie de la volupté; les philosophes n'eurent aucune idée de cette fondation, pas même en 1795 où chacun était pleinement libre de fonder des religions, quelque plates qu'elles pussent être.
Après la déroute qu'ils avaient éprouvée en 1793, il ne leur restait d'autre parti que d'abandonner une carrière qui n'était plus praticable, rompre en visjère à leurs propres dogmes, et se rallier franchement à la nature, aux passions voluptueuses qu'il faut enfin tolérer puisqu'on ne peut pas les combattre.
C'était pour ces savants un pas épineux que d'encenser les passions qu'ils ont tant diffamées; aussi ont-ils biaisé et tâtonné en proposant tf inconsidérer les richesses sans les aimer ni les haïr; mais aux grands maux il faut de grands remèdes. Les philosophes n'avaient de salut que dans un parti désespéré. Écrasés par la Civilisation, ils devaient attaquer la Civilisation sur le point faible, sur la servitude amoureuse, et, pour la détruire, il fallait créer un culte de l'amour, culte dont les philosophes se seraient établis prêtres et pontifes. La société maçonnique leur en offrait les moyens s'ils avaient su la saisir et la diriger.
En passant à l'état sacerdotal, les philosophes n'auraient fait que revenir au point d'où ils sont partis, car ils étaient, dans l'Antiquité, des acolytes du culte mythologique. J'ai dit que les mo-
ralistes anciens n'étaient autre chose que des Moines païens; les Cyniques et les Épicuriens ne furent-ils pas l'image des Capucins et des Bernardins, tant il est vrai que les passions prennent dans chaque phase d'une société les mêmes développements sous des formes diverses?
Il a manqué aux philosophes, pour entrer dans la carrière religieuse, un transfuge du culte dominant, un homme qui se mît en tête, comme le transfuge Mirabeau, de détruire sa corporation. Les moralistes ne pouvaient pas tenter par eux-mêmes une pareille entreprise; ils n'ont que de la faconde sans audace et sans invention. Ils avaient besoin d'un chef qui vînt les guider et leur fournir des plans d'agression qu'ils ne savaient pas concevoir; aussi ont-ils attaqué la Religion catholique sans avoir aucun culte à lui substituer.
Depuis longtemps ils avaient sous la main l'instrument qui pouvait assurer leur victoire; c'est la secte des francs-maçons. Cette corporation, fondée dans des vues apparentes de charité, a déjà franchi les pas les plus difficiles pour former une secte voluptueuse et religieuse.
1° Elle est parvenue à opérer l'affiliation dans toutes les régions civilisées et ne se composer que de la classe aisée, sous la protection des grands qui sont à sa tête.
2° Elle a habitué le peuple à voir, sans jalousie, ses assemblées mystérieuses tenues en secret loin du profane vulgaire.
3° Elle a donné une teinte religieuse au plaisir sensuel; car à quoi se réduisent les séances des maçons? à des pique-niques accompagnés de quelques simagrées morales qui ont l'utilité de remplacer les jeux de cartes et faire passer le temps plus économiquement. Ces festins habituels ont élagué poliment les avares, qui sont plus nuisibles qu'utiles en affaire de parti religieux.
Voilà donc une coterie dont les dispositions déjà faites se prêtaient merveilleusement à fonder une nouvelle religion. Il n'a manqué à sa tête qu'un habile politique qui sût y introduire les femmes et la volupté; aussitôt elle devenait religion dominante des gens riches dans tous les Empires civilisés, et le Christianisme, qui convient mieux au peuple à cause de son austérité, se serait confiné insensiblement chez le peuple, comme en Chine le culte de Fô, qui n'est que pour les classes inférieures.
Je m'abstiens de tout détail sur les statuts qui auraient convenu à une pareille secte, et sur les moyens qu'elle aurait eus de s'ad-
joindre subitement tous les membres les plus marquants du corps social sans les détacher du culte catholique.
Etant depuis longtemps en si belle passe, il faut que les francsmaçons soient bien aveugles pour n'avoir pas su en profiter. D'après cela, s'ils ont, comme ils l'assurent, un secret, ce n'est pas le secret d'aller en avant. La nullité politique où ils sont restés avec tant de moyens de s'élever donne une si triste opinion de leur prétendu secret que, s'ils offraient de le communiquer, beaucoup de personnes refuseraient de l'entendre.
Diront-ils qu'ils n'ont jamais voulu s'élever plus haut que la médiocrité politique? persuaderont -ils que les chefs d'une corporation affiliée puissent se garantir de l'esprit d'empiétement qui est l'essence de toute affiliation, depuis celle des Janissaires jusqu'à celle des Jésuites? S'ils font de pareils contes sur leur modération, on les croira comme on croit le renard quand il trouve les raisins trop verts, parce qu'il ne sait comment y atteindre.
Entretemps, il convient de faire part aux francs-maçons d'une vérité qui les consolera de leur gaucherie politique : c'est que l'affront de n'avoir vu goutte en affaires de Mouvement social met leur compagnie de niveau avec les plus savantes compagnies de ïa Civilisation.
Le culte de la volupté aurait cadré merveilleusement avec la philosophie moderne ; ses systèmes économiques, trop décharnés et prêchant tropcruement l'amour des richesses, avaient besoin de s'allier à une secte religieuse pour donner de Pâme à leurs arides préceptes. 11 fallait à l'Economie politique un beau masque pour cacher sa vilaine figure; c'est une science qui ne parle qu'à la bourse ; elle devait se donner un allié qui parlât au cœur, une secte qui, réduisant les jouissances du luxe et les voluptés en actes religieux, aurait prouvé que l'amour des richesses et des plaisirs est très compatible avec la probité, la charité et les passions généreuses. Hélas ! cette cupidité contre laquelle on déclame si vainement, ne valait-il pas mieux la couvrir de fleurs que de boue , puisqu'elle devait régner à jamais sur les Civilisés sans qu'aucun raisonnement pût l'amortir un seul instant?
Observons bien qu'en parlant d'un culte de la volupté je ne le juge applicable dans le principe qu'à la classe polie et opulente, puis à quelques adeptes tirés du peuple pour le service de la secte qui n'aurait pas pu comporter l'initiation de la basse bourgeoisie
avant de s'être solidement établie chez les grands. Cette religion aurait pris une marche opposée à celle des cultes austères, qu'on doit faire germer chez le peuple avant de les étendre aux classes supérieures, lesquelles se trouvent aujourd'hui esclaves du peuple dans le sens religieux, et ce n'est pas un des moindres ridicules de la Civilisation moderne.
En présentant le nouveau culte comme délassement de bonne compagnie, les francs-maçons auraient enrôlé d'emblée toute la classe opulente. Les grands sont avides de tout ce qui tend à la licence voluptueuse ; comment n'auraient-ils pas goûté un exercice raffiné de la volupté dans des sectes religieuses et polies, toutes composées d'adeptes à leur convenance, en hommes et en femmes?
Dès que les classes moyennes, les petits bourgeois, auraient vu la nouvelle secte bienvenue des grands, ils y auraient donné tête baissée, comme ils donnent aujourd'hui dans la franc-maçonnerie par un effet de V esprit de secte et de prosélytisme qui est naturel à tous les hommes. On était donc assuré de les séduire en faisant agir l'appât des voluptés joint à l'esprit de secte et de prosélytisme; tel devait être le canevas de la nouvelle religion.
Il serait inutile d'élever contre cet aperçu aucune objection tant que je ne fais pas connaître les moyens d'exécution. Il en était d'infaillibles pour saisir tout ce qu'il y a de distingué dans le corps social, et surtout les femmes riches qui sont les meilleurs soutiens de toute religion. Celle-ci, entre autres appuis, aurait eu toute la classe des gens âgés, qui se seraient trouvés, dans l'exercice du nouveau culte, en faveur près de la jeunesse, dont ils sont aujourd'hui bafoués en affaires voluptueuses. La Civilisation, qu'on définit avec raison une guerre du riche contre le pauvre, est encore une guerre du vieux contre le jeune, et je démontrerai que les deux âges perdent également à cette discorde qui aurait disparu parmi les initiés du culte voluptueux.
Au lieu de s'attacher à ce plan, quelle a été la marche des philosophes dans leur attaque contre la Religion catholique, qu'ils ont eu la maladresse de heurter de front, sans connaître ses moyens de résistance et sans lui opposer des contre-moyens?
C'est ici qu'ils se sont montrés en dignes amants de la médiocrité, car jamais l'esprit humain n'enfanta rien de plus médiocre que les deux Religions dont la Philosophie est accouchée sur la fin du dix-huitième siècle ; je veux dire le culte de la Raison et la
Théophilanthropie, cultes vraiment pitoyables, religions mwtcs avant d'être nées :
« Telum imbelle sine ictu. »
Jamais religion ne débuta dans des circonstances plus favorables que le culte de la Raison. Il n'avait aucun obstacle à vaincre : la France terrifiée aurait accepté, les yeux fermés, toutes les religions et constitutions qu'on lui aurait présentées. N'était-ce pas un avantage inouï pour un culte nouveau que de pouvoir s'installer d'emblée dans un grand Empire, de pouvoir forcer amis et ennemis à pratiquer ses rites? Pour peu qu'une telle religion eût été adaptée à l'esprit du peuple ou des grands, elle devait réussir par la seule chance de Yépreuve temporaire, chance qu'aucun législateur civil ou religieux n'avait eue depuis Lycurgue. Il faut que la raison des philosophes soit bien incompatible avec le cœur humain pour n'avoir pas fait fortune en si beau champ. Accordez à tous autres novateurs le même avantage, Yépreuve temporaire, et l'on vous inventera une religion pour laquelle les peuples se feront égorger quand ils en auront goûté une année, mais une religion passionnée et non pas modérée.
La Théophilanthropie se présenta sous de meilleurs auspices; mais c'étaient toujours la médiocrité et la modération qui avaient changé de couleurs, et qui ne peuvent en aucun sens sympathiser avec le cœur humain. On peut dire de ces deux religions que l'une *Hait un corps sans âme, et l'autre une âme sans corps.
Dans la première , du tapage sans aucun dogme ; dans la deuxième , des fadeurs spirituelles sans appareil. La première était peut-être plus politiquement conçue; elle étourdissait le peuple par un mélange burlesque du sacré et du profane; elle avait ses Dieux, tels que Marat et Chalier ; ses Diables, tels que Pitt et Gobourg ; elle éveillait les sens par des parades civiques et des hymnes harmonieux entremêlés de diatribes politiques. C'était une religion pour les yeux et les oreilles ; cela pouvait convenir au peuple, qui veut se guider par les sens et révérer quelque chose de matériel, comme la Déesse de la Raison.
Les théophilanthropes annonçaient un Dieu invisible dont rien n'offrait l'image ; plus leurs dogmes étaient raisonnables, plus ils devenaient absurdes en politique religieuse : le peuple a besoin qu'on l'éblouisse et non pas qu'on l'éclairé. A tous vos oracles de Raison il préfère les visions de l'Apocalypse, les miracles, les
mystères, qui offrent un aliment et un appui à sa faible intelligence. Bref, il veut un culte qui le jette dans l'enthousiasme, afin d'écarter cette fâcheuse Raison qui viendrait le désespérer en l'éclairant sur l'étendue de ses misères sociales et domestiques.
Une gaucherie tout à fait neuve dans ces deux religions, c'était de n'avoir point de prêtres ; le peuple veut voir des hommes chargés directement de la procuration de Dieu. Mais les théophilanthropes choisissaient souvent un procureur ou un marchand pour annoncer la parole de Dieu ; on n'aime pas voir de tels hommes prêcher la vertu. Vainement s'appuient-ils du titre de père de famille; les plus grands scélérats et les plus grands imbéciles de la terre ont été pères de famille. D'ailleurs les ministres d'une religion peuvent-ils être à l'église et à la boutique? et conçoit-on qu'un culte puisse se soutenir s'il n'a pas des prêtres qui vivent de l'autel ?
Tandis que les philosophes se sont montrés si médiocres en faisant des religions modérées, un Arabe grossier, Mahomet, a fait une religion avec le plus grand succès parce qu'il a été immodéré en tout sens, parce qu'il n'a employé que l'excès, l'exagération et les monstruosités. Quel camouflet pour les amis de la modération ! S'ils voulaient attaquer la Religion catholique, il fallait lui en opposer une qui donnât dans des excès contraires; elle divinise les privations, il fallait diviniser les voluptés. C'était une carrière toute neuve que Mahomet n'avait pas entrevue; sa religion n'est point voluptueuse; elle promet quelques plaisirs aux hommes seuls, sans les procurer aux femmes; elle ne les érige point en pratiques religieuses; enfin elle les réduit au moindre développement par l'usage des sérails qui sont le tombeau de l'amour, et qui ne peuvent appartenir qu'aux gens riches, tandis qu'en Civilisation tout jeune homme présentable sait se former un sérail parmi les femmes de sa ville, et sans être chargé de leur entretien.
Je le répète, il y avait un grand coup à faire en matière de religion, mais ce n'est pas avec de la modération qu'on fait de grandes choses ('). Du reste, les philosophes ne doivent pas s'étonner que
(l) Il n'y a sur le glohe que deux ou trois religions modérées, ceiles des Quakers, Anabaptistes, elc. Quel rôle ont-elles joué? ne sont -ce pas encore des morts-nés, des avortons politiques ? D'ailleurs à quoi aboutit celte modération? On dit que les Quakers, si réservés en parure, ne le sont point du tout en gourmandise ni en cupidité, notamment à Phila-
je n'entre dans aucun détail sur la carrière religieuse qui s'ouvrait devant eux et qu'ils n'ont pas entrevue, mon intention n'étant pas de remontrer leur science qui va finir avec la Civilisation, mais de leur faire voir qu'elle n'a pas su se diriger elle-même ni se sauver en créant une religion. Ils avaient joui de quelque influence dans l'Antiquité comme adjoints au sacerdoce ; ils avaient vu leur crédit décliner à mesure que le sacerdoce s'isola d'eux par la naissance du Catholicisme, trop austère pour s'associer à aucune secte littéraire. Ils devaient donc rentrer dans la seule voie d'élévation qui leur fût connue, manœuvrer pour se réassocier au sacerdoce, ou se mettre à sa place par un nouveau culte de leur invention. C'est ce qu'ils ont tenté sans avoir su le faire, sans avoir compris qu'il fallait un culte voluptueux pour lequel la franc-maçonnerie offrait des fondements déjà tout élevés. Un tel culte aurait ouvert l'entrée en sixième et septième Périodes, car il conduisait à la liberté amoureuse qui se serait bientôt étendue du corps maçonnique à la Civilisation entière.
Déjà les savants commencent à publier que l'amour n'est point un crime; un livre a, dit-on, paru sur cet objet; mais c'est nous apprendre ce que savent tous les écoliers de quinze ans. Il s'agissait de trouver les moyens d'amener le corps social au libre exercice de l'amour, de pressentir quel Ordre social en serait résulté, et d'exposer les bienfaits futurs de cette innovation, qu'il eût très bien convenu de limiter d'abord à des corporations isolées du peuple, comme la franc-maçonnerie. Elle est donc un des germes que la Providence avait semés parmi nous pour nous offrir des voies de salut et d'acheminement à l'Ordre combiné; et si cette société fédérale a pu subsister si longtemps sans que ses propriétés et sa destination fussent entrevues ni de ses chefs, ni des philosophes, elle mérite d'être rangée parmi les nombreux monuments qui attesteront dans l'avenir la honte de la Politique civilisée.
delphic. D'après cela, on peut dire de leurs tristes vêlements : • Chassez les passions par la porte, elles reviennent par la fenêtre. » Eh! ne seraitce point un calcul d'intérêt que ceite momerie de costume simple? Tenez pour certain qu'il y a toujours quelque diablerie cachée sous un étalage de modération. Les Quakers, pour la peine de porter un habit gris sans boulons, sont exempts d'impôts, de service militaire, conscription, etc. A ce prix, combien d'habitants de France se feraient Quakers, les pères pour ne pas payer, les fils pour ne pas partir? Où est donc le mérite de la modération, si elle procure de pareils avantages?