‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 181 sur 298 · II. DÉTAIL d'une CRÉATIO^ DE CLAVIER UVPÛ-MAJEUK · texte numérisé non relu

II. DÉTAIL d'une CRÉATIO^ DE CLAVIER UVPÛ-MAJEUK

Ce détail est un examen critique et analogique de l'ouvrage de chacun des astres hypo-majeurs, en modulation de fruits rouges. Je commence par l'ambiguë, qui ouvre la marche en simple, et la clôt en composé.

Vénus a régulièrement fourni son contingent en fruits rouges , dans la framboise et la mure de ronce.

En simple , LA mure de ronce; hiérogl. la vraie morale. En composé , LA framboise ; » la fausse morale.

Il règne dans la morale sévère des intentions amicales et bénévoles pour l'enfant : mais les théories morales ne lui présentent, comme la ronce, que des épines. Rien de plus insipide que cette

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science qui veut nous établir en guerre avec nous-mêmes , avec la nature ou attraction. Aussi la mûre, emblème de la morale pure et simple, donne-t-elle un fruit fade et bon pour amuser les enfants, mais qui n'arrive pas jusqu'aux bonnes tables et n'est pas un fruit d'bomrae fait.

Il en est ainsi de la morale, dont les systèmes ennemis du luxe peuvent trouver crédit chez les enfants, mais non pas chez les hommes faits : c'est par analogie que la saveur de mure qui nous flattait dans l'enfance paraît fort insipide a l'âge viril.

Ce petit fruit, en passant du rouge au noir, de la couleur du luxe à celle du deuil et des privations , nous peint la marche de la science morale qui est fille du luxe, car elle ne naît que dans les états opulents, et qui, oubliant son origine, arbore les couleurs de la pauvreté et nous prêche les privations. La ronce ne fleurit et ne mûrit que fort tard , par analogie a la naissance tardive des sectes morales, qui sont des fruits de civilisation avancée et parvenue au plein. Quant au rôle social de ces sectes, il est représenté par les jets qui de toutes parts vont poser des entraves , arrêtant les petits voleurs et non pas les gros. Ainsi la morale contient tout au plus les enfants et non pas les pères.

Par analogie a cette science qui veut étouffer les passions , la ronce jette de tous côtés ses rameaux épineux qui vont au loin ^'enraciner et obstruer la circulation. Eh! que reste- t-il de leur fatras de branches éparses? Il n'en reste, comme des nombreux systèmes de morale, qu'un chaos inextricable dont les plus érudits sont réduits à dire, avecCondillac(II, 157): Il faut oublier tout ce que nous avons appris , reprendre nos idées à leur origine, et refaire l'entendement humain.

Il le faut d'autant mieux que la morale ne conduit qu'a la ruine figurée par les couleurs du fruit de ronce passant du rouge au noir, du luxe à la pauvreté. Quiconque voudra suivre les principes de morale sévère, la justice et la vérité, n'arrivera, a coup sûr, qu'à la pauvreté, et sera en peu de temps ruiné (*).

■■} On en est à présent si bien convaincu, qu'on a abandonné de fait la pauvre science. Elle-même a fait abjuration, en souscrivant à de nouvelles doctrines qui prêchent le trafic , l'astuce , les hypocrisies.

Passant du simple au compose , de la mure à la framboise , nous trouverons dans celle-ci les emblèmes de la fausse morale , qui amalgame avec quelques momeries de bons principes les dogmes d'ambition et de rapacité'. Aussi la framboise n'arrivet-elle pas au noir, couleur de la pauvreté; elle s'en tient a la couleur du luxe, au rouge vif. Elle rejette Tepinc, par allusion à la morale mondaine qui rejette les doctrines contraires au plaisir. Elle est comme la mure, divisée par petites capsules comprimées, en symbole de l'éducation civilisée qui , même chez les gens du monde, est un concours de doctrines répressives et ne produit que des enfants vicie's et suspects. Aussi la framboise, qui en est l'hiéroglyphe , est-elle de tous les fruits le plus vermoulu ; c'est un ramas de vers petits ou grands ; ce qui la fait suspecter généralement, et, maigre sa saveur exquise , elle est peu présentable : on voit la majorité des convives s'en défier, et la dédaigner a cause des vers dont elle est si rarement exempte.

De la vient qu'elle n'est propre qu'aux emplois composés ou alliés au feu. La confiserie en tire grand parti. Les enfants et les imprudents la mangent crue et sans défiance ; de même que dans le monde les imprudents se lient facilement avec un homme imbu de mauvais principes, mais séduisant par le ton et la fortune.

La CERISE, fruit sous-pivotal de celle modulation, est créée par la terre copulant avec elle-même ,

de pôle-nord , en arôme masculin , avec pôle-sud, en arôme féminin.

La cerise , image des goûts de l'enfance , est le premier fruit de la belle saison. Elle est dans l'ordre des récoltes ce que l'enfance est dans l'ordre des âges. Les quatre genres de fruits indiqués (243) doivent suivre la marche des quatre phases de la vie. L'amitié' domine en l''*. phase chez les enfants, et l'amour en 2*. phase chez les adultes ; il faut, par analogie, que les fruits d'amitié,

politiques et domestiques. Mais le Créateur, et son agent l'étoile Vénus, en peignant cette branche de l'éducation, n'ont dû représenter que les résultats de la véritable morale ou pratique de la vérité et de la justice, qui conduisent le disciple à l'indigence, lorsqu'il n'a pas une fortune patrimoniale, et le ruinent sans faute, s'il en possède une.

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(244) paraissent les premiers, et ceux d'araoïir en 2'. ligne. De la vient que les rouges ou de litre amical sont suivis de ceux à noyau , fruits d'amour, auxquels succèdent les poires , symboles de l'ambition qui domine dans la 5*. pbase dite virilité : la marche est fermée par les pommes , emblème de l'amour familial qui domine en 4'. phase ou caducité.

La cerise, portrait des enfants libres, heureux et badins, doit exciter en eux les effets qu'elle représente. Aussi l'apparition d'un panier de cerises met-il en joie tout le peuple enfantin, a qui ce fruit est très-salutaire. La cerise est un joujou que la nature présente à l'enfant ; il s'en forme des guirlandes et pendants d'oreille: il s'en couronne , comme Silène se couronne de pampres. L'arbre est analogue au génie et aux travaux de l'enfance : il est peu fourni de feuilles; ses branches vaguement distribuées donnent peu d'ombrage , ne garantissent ni de la pluie ni du soleil : image des faibles moyens de l'enfance , il est incomplet , insuffisant à protéger et abriter l'homme.

La fraise donnée par Mercure est le plus précieux des fruits rouges; elle nous peint l'enfant élevé dans l'Harmonie , dans les groupes industriels : un fraisier est un ouvrier qui opère comme nos jardiniers; ses tiges traçantes vont planter en ligne droite une file de rejetons. Il est juste que le plus précieux des enfants, celui qui exerce l'industrie combinée, ait pour emblème le fruit le plus délicat de la Série. La feuille est trinaire , par allusion aux trois chœurs, 4, 5, 6, qui dirigent l'éducation. La fraise veut, comme la pêche , s'allier avec le vin et le sucre, emblèmes des passions amitié et unile'isme ; ainsi le travail sociétaire se soutient par l'amitié et tend a l'unité.

Les groseilles^ données par les petites satellites , représentent les enfants civilisés de diverses classes. La plus remarquable est la groseille rouge à grappes, créée par Junon ; c'est l'emblème des enfants peu cultivés et livrés à la bonne nature. Ils sont d'une franchise mordante et indiscrète, capables d'aller répéter à une femme a prétention , quelque fâcheuse vérité qu'ils auront ouï dire.

Le fruit qui peint ces petits diseurs de vérité doit être d'une saveur très-piquante. Il a de la grâce, parce (jue la vérité est

gracieuse chez l'enfant, et araiise maigre l'indiscrétion. Un tel rôle n'est pas sans utilité ; il signale les travers ; castigat ridèndo. Aussi le fruit du grosciller rouge est-il purgatif et salubre. La plante est semblable de feuilles et de grappes à la vigne , emblème d'amitié composée ; aussi ces enfants libres, loquaces, indiscrets, sont-ils les plus adonnés a l'amitié simple. Cette sorte de groseille est un fruit bourgeois et de moyenne valeur, comme la classe d'enfants qu'elle représente : crue, elle figure peu aux bonnes tables; on n'en tire parti (jue par alliage avec le sucre et travail de confiserie ; de même, les enfants trop libres et impolis n'acquièrent de prix qu'en se ralliant aux manières de la classe plus relevée.

La groseille épineuse a fruits isolés est un produit de Cérès. Elle dépeint l'enfant contraint, privé de plaisirs, barcelé de morale, et élevé isolément aux études. Son emblème ne donne qu'un Iruit de pauvre espèce, violet pâle, couleur d'amitié avortée, dont on gêne l'essor chez cet élève , en l'isolant de ses camarades. Ces enfants boursouflés de préceptes et d'études prématurées deviennent pour l'ordinaire de médiocres sujets. Aussi le fruit hiéroglyphique n'est-il, malgré .sa belle apparence, qu'un produit de peu de valeur, gonflé de sucs fades et de graines superflues , comme les enfants qu'on surcharge d'enseignement mal digéré. Ce groseiller est épineux en signe de la gêne des malheureux enfants qu'il dépeint.

La groseille noire , dite cassis , est donnée par Pallas ou Esculape, qui module toujours en arômes amers. La plante représente les enfants pauvres et grossiers; aussi son fruit noir, emblématique de la pauvreté , est-il d'une saveur amère et désagréable , par analogie a ces enfants du peuple qui ont le défaut de mauvais langage, mauvaises manières et souvent mauvais principes. On ne les rend supportables qu'en les raffinant par contact avec la classe riche et polie; et de même le cassis ne devient mangeable que par alliage avec l'eau-de.vie et le sucre.

Une i". groseille nous manque ; elle aurait du être donnée par Phœhè. Quelles devaient être les formes , couleurs et saveurs de ce fruit? quelle classe d'enfants devait-il représenter ? Des plaisants diront : Puisque nous n'avons pas le fruit, que nous importe de savoir ce qu'il aurait été? Cela importe beaucoup ; si la théorie

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ne donnait pas le moyen de déterminer les productions des 52 astres, même les avortées, on ne saurait pas déterminer les formes et propriétés des espèces a obtenir en prochaines créations.

Souvent la perle d'un germe avorté neutralise un germe éclos et destiné à l'alliage. C'est ce qui arrive au sujet de la groseille manriuante par le décès de Phœbé. Son absence nous ôte l'emploi de la mure de ronce (*), en service modificatif.

><î Le Raisin, pivot direct en fruits rouges, est le plus amical de tous les végétaux. Le vin pris en dose modérée est vraiment l'ami de l'homme ; il aide a la digestion , met les convives en gaieté, en disposition amicale ; il est aussi salubre pour l'homme fait (jue le fruit est salutaire à l'enfant, pour qui les raisins bien murs et mangés sans excès, surtout le muscat ou pivotai , sont un préservatif de maladie et souvent un remède.

La vigne, par analogie amicale , veut embrasser nos arbres, nos maisons : il faut qu'elle s'associe , qu'elle forme des liens avec tout ce qui l'entoure : aussi est-elle douée de la vrille, qui est un attribut d'amitié et d'alliance. Elle ne donne de bon fruit qu'autant qu'elle est fortement récépée; c'est une analogie avec les groupes d'amitié qui , dans l'ordre sociétaire , ne se perfectionnent en in-

[") Phœbé devait donner pour emblème des enfants gâtés, un trèsbeau fruit à forte grappe , de nuance cramoisi , à peu près comme le faux raisin d'Amérique; fruit bien parfumé comme le coing, mais âpre et malfaisant , par analogie aux enfants gâtés , qui sont des êtres malfaisants et dangereux.

L'enfant gâté ne manque pas d'apiitude quand le jeu lui plait, et Ton peut en former un précieux sujet , si on le sépare des pères pour le confier à d'habiles instituteurs. Ainsi la groseille Phœbée, qui devait être tardive, aurait donné par piqûre et amalgame avec le suc ou bain de miire, un excellent mixte, comme l'épinevinette passée au sucre. L'alliage à la mûre ( emblème d'institution morale ) aurait neutralisé son âpreté , et donné en conserve le fruit ramené à une trèsbonne qualité, comme est l'enfant gâté, au retour de la pension où on l'a morigéné et cultivé.

C'est ainsi que l'avortement d'un produit nous en fait perdre un autre , neutralise la mûre de ronce dont on n'a aucun emploi , et qui pourtant doit se lier utilement au clavier des fruits rouges, où elle aurait très-bien 6guré par ce mélange.

iluslrie que par Tcxercice d'une critique badine et continue (II , 159), qui ëmonde et retranche les vices, tout en soutenant l'émulation.

Le raisin est tardif comme l'amitié composée ou collective, qui ne peut naître que fort tard, puisqu'elle est reservéeà l'e'tat sociétaire, dont un globe n'est pas susceptible avant les longs travaux des périodes lyrabiques ou âge de début social et de malheur industriel ; la vigne nous en donne l'image dans les pleurs qui précèdent sa feuillaison.

Le fruit représente la Série de groupes, source de l'amitié; il est formé d'une série de petites masses de raisins distincts. Sa couleur est le violet emblème de l'amitié, et le blanc emblème de l'unité. Le blanc se trouve dans tous les produits oîi le soleil est intervenu en arôme typique (raisin) ou en appui (groseille).

Le contingent du soleil devait être composé ou double, comme celui de Vénus : on ne voit pourtant aucun fruit rouge qui forme contre-pivot de cette série. Le germe a-t-il avorté, ou est-il éclos en subversif, comme dans la Série des Canins , Série de haut titre en amitié et qui, hormis le chien , est c'close en subversif par le loup , le renard, le chacal, l'hyène, etc. L'état vicié oli se trouvaient les arômes de la planète après le déluge , a produit un grand nombre de ces éclosions subversives. On en peut juger par la monalité des deux produits raisin et chien , qui ne sont point accompagnés de leur amphi-moule ; tandis que , dans la Série des quadrupèdes d'amilié, Vénus a régulièrement donné ses deux moules, qui sont mouton et chèvre.

C'est à chaque pas qu'on reconnaît pareil désordre dans le rao bilier actuel du globe : le soleil peut-il manquera donner deux pivots, quand l'ambiguë a donné deux transitions? Non, sans doute : mais il paraît que la corruption aromale de la planète a travesti et contre-moulé grand nombre de germes, surtout des solaires, qui sont les plus précieux. C'est une de ces éclosions contre-moulées qui nous a donné l'aimable voisin de campagne nommé le Loup, en place duquel nous devions avoir un chien mineur ou hypo-chien, apte a parcourir les abîmes, comme le font le chamois et le bouquetin; et de même, en place de la loutre qui dévaste nos ruisseaux et nos viviers , nous devions

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avoir un castor majeur ou hypo- castor, aidant à traquer le poisson et disposer les filets.

Il convient de réitérer fréquemment ces remarques sur les de'sordres de nos cre'ations presqu'entièrement contre-moulées, et scissionnaires avec l'homme , avec l'être pivotai d'harmonie auquel tout doit se rallier. On ne saurait trop re'pe'ler que notre globe est de tous les globes le plus mystifie en créations , et le plus intéresse à se délivrer sans délai du mobilier odieux que lui ont donné les deux créations actuelles; mobilier dont on peut sous cinq ans obtenir le remplacement, tout en conservant le peu qu'il a fourni de bon ; cheval , mouton , etc.

Ce serait pour nous une connaissance bien vaine (jtie celle du système de la nature , si elle ne nous donnait pas les moyens de corriger le mal existant, et remplacer les produits scissionnaires, les êtres nuisibles à l'homme, par des contre-moulés ou serviteurs utiles. Que nous importerait de savoir en quel ordre chaque astre est intervenu dans la création; de savoir que le cheval et l'âne furent créés par Saturne en tellemodulation; le zèbre et le quagga, par Pro'ce ( étoile non découverte et bien existante , puisqu'on voit ses ouvrages en tous genres ) ; que dans cette modulation Jupiter donna le bœuf et le bison ; et Mars, le chameau et le dromadaire ? Après ces notions acquises , il nous resterait la fâcheuse certitude que ces astres, qualifiés de promeneurs oisifs, ont au contraire fait sur notre globe sept fois trop d'ouvrage, en nous donnant un mobilier dont les 7/8". sont malfaisants.

Ce qui nous sera précieux , ce sera l'art de les ramener en scène de création pour un travail contre-moulé, par lequel celui qui nous a donné le lion, nous donnera en contre-moule un superbe et docile quadrupède, un porteur élastique, I'anti-lion, avec des relais duquel un cavalier , partant le matin de Calais ou Bruxelles , ira déjeuner a Paris, dîner à Lyon et souper a Marseille, moins fatigué de cette journée, (ju'un de nos courriers à franc élrier ; car le cheval est un porteur rude et simple ( solipède) , qui sera a l'anti-lion ce qu'est la voiture sans soupente à la voiture suspendue. Le cheval sera laissé pour attelages et parades , quand on possédera la famille des porteurs élastiques , anti-lion, antitigre , anti-léopard , qui seront dedimension triple des moules ac-

tiiels. Ainsi ua anti-lion franchira aisément à chaque pas A toises par bond rasant, et le cavalier, sur le dos de ce coureur, sera aussi mollement que dans une berline suspendue. Il y aura plaisir à habiter ce monde, quand on y jouira de pareils serviteurs.

Les nouvelles créations qu'on peut voir commencer sous 3 ans donneront à profusion de telles richesses en tous règnes, dans les mers comme sur les terres. Au lieu de créer baleines et requins , hippopotames et crocodiles , en aurait-il plus coule' de cre'er des serviteurs précieux :

Anti-baleines traînant le vaisseau dans les calmes ;

Anti-re(juins aidant à traquer le poisson ;

Ami -hippopotames tramant nos bateaux en rivière;

Anti-crocodiles ou coopérateurs de rivière ;

Anli-phoqucs ou montures de mer ?

Tous ces brillants produits seront les effets ne'cessaires d'une création en arômes contre-moulés , qui débutera par un bain aroraal spliérique purgeant les mers de leurs bitumes.

Glissons sur le tableau de ces merveilles prochaines: la perspective, loin de satisfaire les lecteurs, fatigue une génération élevée à l'impiété, au doute de la Providence , et qui, dans ses travers d'esprit , s'imagine que Dieu n'a pas , pour faire le bien , autant de pouvoir qu'il en a eu pour faire le mal , dont il a du organiser majorité septuple en créations subversives, comme il devra organiser majorité septuple de bien en créations harmoniques.

Elles commenceront par des œuvres bien peu philosophiques , donnant à profusion, à fleur de terre , les vils métaux nommés or et argent. Le i." , acte sera en dominance de règne minéral , eu moyen terme d'aromal et végétal et en rareté d'animal. Cette faveur inespérée sera pour l'espèce humaine le plus intéressant et le plus précieux épisode. Mais comment tant de cosmogones qui veulent nous instruire sur l'unité de l'univers, n'ont-ils rien soupçonné de cet heureux événement, de cette successivité des créations dont je vais examiner plus en grand le système dans le 5'. article delà note ?

J'ai décrit ici une modulation en clavier distinct : il faut se garder de croire que les astres opèrent constamment dans cet srdre: ils ont cent sortes de modulations engrenées de tontes ma-

nières; si j'ai choisi celle-ci, c'est parce qu'elle coïncide avec le petit traite d'éducation harinonienne que jo donnerai aux sections 3 et 4 du tome suiv.

Je n'examine ici les copulations side'rales qu'en mode simple. Elles passent au compose', lorsqu'un arôme est greffe sur les 31 autres en coadjutcur, comme il arrive de divers produits. Si la cerise nous fournit une cinquantaine de variéte's , c'est parce que tous les astres sont intervenus pour mêler leurs arômes au germe qu'avait donné la copulation de la terre avec elle-même. Dans ce cas, le germe devient apte à fournir de nombreuses varie'te's, telles que nous les voyons dans la cerise , la poire , le raisin , etc., ou l'on distingue beaucoup de nuances qu'il faudrait classer et rapporter aux divers astres qui les ont fournies , en greffant leurs arômes sur celui qui donna ce fruit. Ainsi les raisins muscats ou de sorte pivotale sont donnés par les arômes de soleil et terre sans troisième ; les autres sortes de raisin proviennent d'un amalgame des 2 arômes de la terre avec ceux d'autres planètes. Le plus délicat de tous, le pulsart, est de Mercure ; le chasselas paraît être de Vénus; le malvoisie, de Sapho , etc., en coadjutorerie.

Le but de ces détails beaucoup trop abrégés est de détromper ceux qui douteraient de l'existence d'un système de liens et rapports directs entre les planètes et les hommes , et de prouver que chaque planète est un cultivateur qui travaille pour le service des 31 autres , en opérant par analogie aux effets des passions.

Qu'on ne se hâte pas d'élever des objections sur ces aperçus, puisque je n'ai pas même pu leur donner la dose de développements qu'exigerait un abrégé régulier. Mon but n'est autre que de dissiper le préjugé sur les voiles d'airain, et prouver que ces excuses d'indolents scientifiques ne sont plus recevables dès ce moment, ou la nature nous dévoile enfin ses prétendus mystères , sauf a nous à en pénétrer le système entier par des études complètes dont la théorie d'attraction etd'analogie passionnelle indique les méthodes.

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