LIVRE I. SECTION II
Je passe brlùvement sur ces réunions industrielles , quoique ce soit l'un des sujets les plus dignes de piquer la curiosité ; mais j'ai fait observer que les tableaux de ce genre inspireraient de la défiance au lecteur, tant qu'il ne connaît pas encore les ressorts d'équilibre passionnel et d'Attraction industrielle, et qu'il est porté à juger des moyens de l'Harmonie, par comparaison aux pauvretés et faussetés du régime civilisé.
Jamais génération ne fut plus rassasié que la nôtre de ces fumées qu'on nomme lauriers de la victoire. Notre siècle doit donc être disposé à spéculer sur des lauriers plus utiles que ceux du carnage , sur des trophées indus-
sont reparties dans des armées de n**' . correspondants à la table (11,376).
Les Che'rubins , aux petites réunions d'un Duarchat ou Vicomte; c'est la moindre subdivision bornée à trois ou quatre Phalanges.
Les Séraphins , aux réunions de Triarchat ou Comté, comprenant environ une douzaine de Phalanges.
Les Lycéens , aux réunions de Tétrarchat ou Marquisat , environ quarante-huit Phalanges.
Et ainsi des autres , selon la table ( II, 576).
La Campagne industrielle ayant lieu chaque année en Harmonie, on détache pendant Tété une portion d'individus des trois sexes qu'on répartit dans les armées de divers degrés , jusqu'à celles >«!i d'Oraniarchat, qui réunissent des masses tirées de tous les empires du globe.
Arrivé à l'âge d'adolescence, un individu a encore 7 degrés d'armées à parcourir d'année en année ; c'est-à-dire qu'il ne peut être admis à une armée d'Omniarchat , qu'autant qu'il a fait une campagne dans des armées de n°^ . 7, 8, 9, 10, 11, 12. II y a exception pour le corps vestalique ; il est admis d'emblée aux armées de tous degrés. Glissons sur ce détad , puisqu'on ne traitera des Vestales qu'à la 4". section.
Iriels. Or, que serait Tinduslrie sociétaire sans les armées, sans les réunions k millions d'hommes qui, stimulés par des ressorts d'Attraction inconnus aux civilisés, exécuteront, comme par enchantement, des prodiges que la civilisation n'ose pas même rêver !
Les magnifiques résultats de ces travaux collectifs étant le sujet le plus digne de fixer et soutenir l'attention, je l'avais choisi pour première Médiante(II,149). Le recueil que j'en avais fait se trouva égaré au moment de livrera l'impression. L'on peut le rétablira la suite de ce l^ï". livre, où il prend naturellement place, à titre de tableau de la grandeur industrielle des Harmoniens.