JOURNÉE DE MONDOR EN ETE
Heures. Sommeil de 10 1/2 du soir à 3 h. du matin, à 3 1/2 lever, préparatifs.
à 4 cour du lever public, chronique de la nuit. à 4 1/2 le délite, 1" repas suivi de la parade industrielle. à 5 1/2 séance au groupe de la chasse, à 7 — au groupe de la pèche.
à 8 le déjeuné , les gazettes.
à 9 séance à un groupe de culture sous tente, à 10 — à la m< à 10 1/2 — au groupe de la faisanderie. à 10 1/2 — à la bibliothèque, à 1 LB DÎNÉ.
à 2 i/2 — au groupe des serres fraîches.
à 4 — au groupe des plantes exotiques.
à 5 — au groupe tics vi\ iers.
à 6 U goûu • la ctmpagne.
à 6 1/2 — au groope Mes in» rinos.
à 4 — la bourse.
à 9 le soi l'KR , ltr repas.
à 9 1/2 — cour des arts, concert , bal , spectacle, réceptions.
à 10 1/2 le coucher.
On ne voit dans ce tableau que très-peu d'instants laissés au sommeil : les narmoniens dormiront fort p<'u; l'hygiène raffinée, jointe a la variéti ances les habitueront à ne pas se fatiguer
dan- les travaux ; les coi ps ne s'useront pu- dans la journée, n'auront besoin que d'un sommeil très-court et s'y habitueronl dès l'enfance, par une afiluence de plaisirs auxquels la journée ne i ■ ,i pas wfl ■
Pour faciliter les déplacements fréquents qu'exige ce genre de vie, on ménage, dans tous les corps de bâtiments d'un phalanstère ou édifice de la phalange, des rues-galeries au premier étage et au bas, chauffées par tuyaux en hiver, et rafraîchies en été; puis, des couloirs sur colonnes entre les corps parallèles, et des souterrains sablés communiquant du phalanstère aux étables ; moyennant quoi l'on peut parcourir à couvert les salles, ateliers et étables, sans savoir s'il fait chaud ou froid au dehors. Dans la campagne, on emploie de grandes voitures légères à dix-huit personnes pour le transport des groupes agricoles.
Quelques civilisés prétendent que cette distribution sera bien coûteuse : elle coûtera infiniment moins que les frais actuels de vêtements et voitures, mouillage et boue, rhumes, fluxions et fièvres, gagnées par les brusques transitions et les excès.
D'autres disent que la fréquente variété de séances consumera beaucoup de temps en déplacements : il en coûtera de cinq à quinze minutes , moins d'un quart d'heure en moven terme, pour les déplacements champêtres, et moitié moins à l'intérieur.
Ceux qui regrettent ce chômage sont comparables à celui qui proposerait de supprimer le sommeil, parce que c'est un temps perdu pour l'industrie. C'est accélérer l'industrie, que de lui ménager des repos : le travail passionné des harmoniens sera ardent, ils feront en une heure ce que ne font pas en trois heures nos salariés lents, maladroits, ennuyés, musards, s'arrètant et s'appuyant sur leur bêche dès qu'ils voient passer un oiseau. L'ardeur des harmoniens au travail deviendrait un excès nuisible, si elle n'était tempérée fréquemment par les relâches qu'exige le changement de séance. Mais les critiques veulent toujours juger le mécanisme sociétaire d'après les coutumes et moyens du système civilisé.
Je passe aux deux autres Passions mécanisantes.
La Cabaliste et la Composite sont en contraste parfait : la première est une fougue spéculative et réfléchie; la deuxième est une fougue aveugle, un état d'ivresse, d'entraînement qui naît de l'assemblage de plusieurs plaisirs des sens et de l'ame, goûtée hmultanément.
la Cabaliste , ou esprit de parti, est la manie de l'intrigue tns-ardente chez les ambitieux, les courtisans, les corporations affiliées, les commerçants, le monde calant.
70 BE( T10N !. — ANALYSE DF. L ATTil V< i
L'esprit cabalistique a pour trait distinclif de mêler toujours 3 calculs ii la passion : ! >ul est calcul chez l'intrigant; ne fût-ce qu'un geste, un clin-d'osil, il fait toul avec réflexion et pourtant avec célérité. Cette ardeur de la îsion, dite ÇabalUU
une fougue réfléchie, formant Le contraste de la fougue aveuglequiesl le propre delà 1 e, 12' j Chacune
deux stimule les groupes d'une Série industrielle par deux impul-
ascontrasl -
La Cabnliate est pour L'esprit humain un 1 qu'à défaut d'intrigues réelles, il en cherche avidement de fa
,111 jeu, au théâtre, dans les romans. Si vous rassemblez une
compagnie, il faut lui créer une intrigue artificielle en lui metlant
artes à la main, ou en machinant une cabale électorale. 11
n'es! rien de pins malheureux qu'un homme de cour exile en pro-
vince, an petite ville bourg» ise al sans intrigue. Dn marc!
retiré du commerce et isolé tOUt-à-COUp des cabales mercantiles qui sont nombreuses et actives, se trouve, malgré sa fortune, le pins malheureux
La propriété principale de la Cabaliste, en mécanique de série, ici ter Les discorde ou rivalités émulatives entre les greuassez rapprochée pour se disputer la palme et balancer Les suHra -
< >n ne vem pas .-'accorder les groupes cultivant le berne blanc précoce, le blanc tardif, le vert piqui , a
nuances sont essentiellement jaloux et discordants. Il an
même des trois groupes cultivant les reinettes jau:
vejrta.
Le disoord desnuances conl 6rale de la naime :
I mal av< carat, capucine; mai- fort bien a Mit
foncé, unir . blanc. La note RÉ ai rde point avi
ni avec -Ml I" mol qui lui SOfil COntfgUS, lie — peu au I I t Ml naturels qui Im .-ont BOUS-COntigUâ R faut eu h;
nie sociétaire de- discorde comme des aa ords.
Iflaia les discorda ne peuvent pas éclater en' lan-
ces peu voisines comme ceui qui cultiveronl poire-orange, il existe déjà entre ces deux peut» une dif.
férence trop Saillante pour faire naitre L'hésitatioo ». -. ils
diumt quelle.- SQttJ i toutes deux, mais ! 1 .ippro-
<héefl pour prêter au parallèle : des-lors la jalousie, 1-
parti n'éclateront pas entre les deux groupes qui les cultivent, on manquera le jeu de la Cabaliste.
Il faut donc, dans toute Série passionnée, soit d'industrie, soit de plaisir, former une échelle de fonctions très-rapprochées en nuances, V échelle compacte ou serrée.
C'est un moyen sûr de donner un essor actif à la Cabaliste, élever chaque produit à une haute perfection, exciter une ardeur extrême dans les travaux, une grande intimité parmi les sociétaires de chaque groupe.
On manquerait ce brillant résultat si on n'excitait pas le raffinement de goûts parmi les consommateurs comme parmi les producteurs. Que servirait aux Harmoniens la grande perfection de culture dans chaque variété de produit, s'ils avaient affaire à un public moraliste et uniforme en ses goûts, ne mangeant que pour modérer ses passions, et s'interdisant tout raffinement de sensualité, pour le bien de la morale répressive? Dans ce cas, la perfection générale dos cultures tomberait faute d'appréciateurs, l'esprit cabalistique perdrait son activité parmi les groupes de producteurs et préparateurs, l'industrie agricole retomberait dans la grossièreté, comme aujourd'hui où l'on trouve à peine un centième des civilisés aptes à juger de l'excellence d'une denrée ; d'où il résulte que le vendeur qui fausse les qualités aquatre-vingtdix-neuf chances de vente contre une de refus : de là vient que tous les comestibles sont si mauvais en civilisation.
Pour obvier à ce désordre, l'état sociétaire élèvera les enfants à l'esprit cabalistique en trois emplois, en consommation, en préparation et en production. Il les habituera dès le bas âge à développer et motiver leurs goûts sur chaque mets, chaque saveur et chaque sorte d'accommodage ; exiger sur les moindres comestibles des apprêts variés selon les divers goûts, former enfin l'échelle cabalistique en consommation, pour l'étendre par suite aux travaux de préparation, conserve et production.
Cette variété de goûte, qui serait très-ruineuse en civilisation, devient économique et productive en association; elle y procure le double avantage
D'exciter l'attraction industrielle, Taire produire et consommer par séries.
Le mécanisme des Série* passionnées tomberait dès l'instant où il ne s'étendrait pae à la consommation : heureusement c'est la qu'il est le pfan ai-»- de l'introduire par deux échelles roi sérktt
72 SECTION I. — AN U VBI DE L'ATTSJ MON PASSIOUR
de goûts, une sur les apprêts, une sur les qualités. Cette échelle d'exigences naît d'elle-même partent où on laisse libre cours aux impulsions naturelles. Par exemple, dans une auberge où chacun paie son écot, et où il n'y a ni père, ni maître, ni influence qui oblige à dissimuler sa fantaisie, vous verrez, sur les moindres mets, sur une Balade, sur une omelette plusieurs goûts se manir, désirer jusqu'à dis et douze variétés; presque autant de variétés que d'individus, bî leur nombre n'excède pas sept.
Ainsi 1»' penchant aux préparations graduées, ou cuisine par BÔrie, éclate partout OÙ on ne le contraint pas. Je sais qu'il serait impossible en civilisation de satisfaire cette multiplicité de goûts; chaque ménage Be ruinerait à faire une demi-douzaine de cuisilifférentes peur le père, la mère, les enfants, les domestiques; par cette raison que le père appelle à son secours la morale, qui prouve qu'on doit avoir des goûts uniformes qu'il dicte a sa volonté. Cela er*t bien en civilisation; mais nous allons parler d'un ordre ou 1rs variétés échelonnées Beronl plus •>conomiqui ~ préparation, et beaucoup plu- productives en culture; on n'aura donc pas 1« -"in d'entremettre la morale peur étouffer ce penchant.
Bd conséquence, la phalange d'essai devra s'attacher à pr< quer parmi le peuple une grande variété de goûts sur tous les comestibles; on l'habituera à graduer les fantaisies en échelle compacte, en nuances minutieusement distinguées, et très-rappro< ti S as cette échelle compacte, on ne parviendrai! | établir, entre les groupes contigus de chaque série, des discords développant la passion dite Cabaliste, l'une des trois qui doivent diriger les séries.
/ / Composite ou exaltante, crée I ds d'enthousiasme.
il ne suffirait pas du de cabale, ou esprit de parti, pour
électrisec les groupes dan- leurs travaux : il fout mettre en jeu
les deui contrastes, la fougue réfléchie delà Cabaliste, et la fougue aveugle do la Composite, qui est la plus romantique des passions, la plus ennemie du raisonnement J'ai dit qu'elle nait de de plusieurs plais et de l'ame, goûtes
simultanément. Bile i te bâtarde quand elle se forme
de plusieurs plaisirs d'un seul ordre, tous Bensuels ou tous ani-
miques. Il faut qui Mtte paflsJoa -'applique à tous fol m
que la Composite »'t la Cabaliste y remplacent les vils ressorts qu'on met enjeu dan- l'industrie dvilisee, le besoin de
nourrir ses enfants, la crainte de mourir de faim, ou d'être misen réclusion dans les dépôts de mendicité.
Au lieu de ces mobiles abjects, Tordre sociétaire sait, par emploi continuel des trois passions mécanisantes, et surtout de la Composite, animer chaque groupe industriel d'un quadruple charme ; savoir : deux illusions pour les sens et '.'eux pour Lame;, en tout, quatre sympathies entre le- sectaires d'un même groupe.
Les deux sympathies de l'ame consistent dans les accords d'identité et de contraste.
I! y a accord d'identité entre les sectaires d'un groupe : ils sont ssairement identiques d'opinion en faveur d'une fonction qu'ils ont choisie passionnément, et qu'ils peuvent quitter librement; l'accord d'identité devient un charme puissant lorsqu'on -evoit secondé par une troupe de coopérateurs, zélés, intelligents; bienveillants, au lieu de ces mercenaires gauches et grossiers, de fripons déguenillés qu'il eût fallu s'adjoindre en civilisation. La présence d'une compagnie gracieuse et amicale fait naître une vive ardeur à l'ouvrage, pendant la courte séance, un empressement à s'y retrouver, et à se réunir quelquefois dans des repas de groupe, aux époques où le travail est interrompu.
I.:' second charme de l'ame est celui du contraste : j'ai dit el ;s répéter que. pour le faire naître parmi les divers groupeindustriels d'une série, il faut les écheloner par nuances consécutives et rapprochées, employer l'ordre compacte et serré d'eu naissent les discords de chaque groupe avec ses contigus, et les accords avec les groupes opposés au contre-centre, [f'oytz sur ce sujet le tableau d'une série libre c ! complète, qui est placé à la (in du chapitre IV.)
Outre les deux sympathies de l'ame, eu. identité et contras roupe industriel doit être stimulé par deux autres véhic de charme sensuel, qui sont le charme de perfection spéciale, ou excellence à laquelle chaque groupe élève son produit, < ! l'orgueil des louanges qu'il en reçoit, puis le charme de perfection collecou luxe d'ensemble qui règ les travaux et pn duits
de la série entière.
Quelques groupes peuvent manquer d'un de ces quatre i ou le posséder faiblement ; peu importe, car il suffit di ,.; rie (k'\\x charmés pour créer l'Attraction industrielle l'ail-
qu'< Ile ;i beaucoup d'autres sources, et j'en compl delà de douze dans les chapitres suivants. 1! l'ordre
7i SECTION I. — ANALYSE I I I. "\ SE.
l'industrie sociétaire présente des amorces aussi nombreuses que les dégoûts de l'industrie civilis
l ' aiguillon de charmes sensuels et spirituels sera incomplet, peu actif dans la phalang sai ; mais on y en verra de b
3 croissant rapidement; et ces lueurs suffiront à faire enir le liant degré où s'élèvera le charme industriel, quand lo nouvel ordre aura acquis de la consistance, et roulera sur une génération élevée en harmonie, préservée de la double disgrâce dont les enfants sont frappés par l'éducation civilisée, qui perclut dpa par la fausse gymnastique, et les âmes par les préju p ar résumer sur ces trois passions dites mécanisantes qui les trois ressorts organiques d'une Série industrielle, observons que, si elles m- sont pas développées toutes trois combinément, l'Attraction industrielle ne naîtra pas. ou bien si elle apparaît, ce sera pour s'amortir peu a peu, et s'évanouir bien vite.
Ainsi la condition à remplir pour s'élever à l'industrie ai trayante, est d'abord de former des séries de groupes subor nées au jeu ""i- passions
Riva Usées \ ar la Cabaliste . ou fougue réfléchie qui engendre discords entre groupes contigus, pourvu que l'échelle des joil compacte, formée de goûts et de fonctions très rapen vari( / vallées par la COMPOSITE, ou fougue aveugle, qui naît du charme des senset de l'ame, quand ces deux sortes de charmes sont réunis et soutenus des quatre accords citée plus haut.
Engrenées par la Papillonne, qui est le soutien des deux autres, et maintient leur activité par les courtes séances, parles options de nouveau plaisir quelle présente périodiquement . avant qu'on n'arrive a la satiété ni même à la tiédeur. J'insiste sur l'importance de la Papillonne, qui est la plus i ite ; sur la néi essité des - i s, prin-
cipe qui condamne toute l'industrie civilisée : observons 1< a effets de cette méthode en matériel et en passionnel.
Bn MuiKiu. elle produit l'équilibre sanitaire : la santé ; isairemenl lésée, -i l'homme seliwe douze heures a un travail uniforme, tissage, couture, écriture ou autre qui n'ea
^uceessivemenl toutes les parties du corps et de l'esprit. Du ce cas, il y a lésion même par le travail actif de eolture, comme
par celui de luiuau : l'un evv.'.e le? membres et viscères, l'autre
vicie les solides et Quidi
C'est pis si le travail actif ou inactif est continu pondant des mois, des années entières. Aussi voit-on dans certains pays un huitième de la population ouvrière affligée de hernies, indépendamment des fièvres nées d'excès et de mauvaise nourriture. Diverses fabriques de produits chimiques, de verrerie et même d'étoffes, sont un véritable assassinat des ouvriers, par le seul fait de continuité du travail. Il serait exempt de danger, si on n'y employait que de courtes séances de deux heures, tenues seulement deux ou trois fois par semaine.
La classe riche, faute de ce régime , tombe dans d'autres maladies; apoplexie, goutte, rhumatisme, inconnues du pauvre cultivateur. L'obésité, si commune chez les riches, dénote un vice radical d'équilibre sanitaire, un régime contre nature dans leurs travaux comme dans leurs plaisirs. La destination sanitaire de l'homme est dans celte variété perpétuelle de fonctions qui, exerçant tour à tour chaque faculté du corps et de l'esprit, maintiendrait chez toutes l'activité et l'équilibre. C'est précisément le but que manquent les sybarites parisiens, tout en se flattant de savoir vivre si bien et si vite , genre de vie qui n'est réservé qu'aux Séries passionnées et dont les Parisiens ne connaissent que le désir sans avoir aucune idée de la chose.
Ex Passionnel, la Papillonne produit l'accord des caractères, même des contraires ; exemple : A et B sont deux personnages d'humeur incompatible , mais il arrive que sur soixante groupes que fréquente A, il s'en trouve un tiers, vingt où ses intérêts co'incident avec ceux de B, et où il tire parti des goûts do B quoique opposés aux siens. Il en est ainsi des goûts de B à l'égard de A ; dès-lors sans s'aimer ils ont l'un pour l'autre des ménagements, de la considération, une protection intére-
Ainsi l'intérêt qui désunit les amis dans l'état civilisé, réunit les ennemis mêmes dans l'état sociétaire : il y concilie les carac- I - antipathiques, par coopération indirecte, née de l'engrange ou papillonnage de fonctions qu'opèrent les courtes séances.
C'asl par cette brièveté de séances qu'une série, ne fût-elle que de trente personnes, peut introduire - - - taires dans cent autres séries, former avec elles des liens d'amitié et d'inté On verra que cet engrenage est indispensable pour arriver aux deux buts principaux qui sont l- la répartition équitable du triple dividende allecte au capital, au travail et au talent, -21 l'accord
76 X I. — . àXALTSI M i ITTBÀ< !:«-\ p.iSS
parfait on intérêt {«m- voie de la cupidité qui est aujourd'hui !.î })lu> fécond* -
par emploi de la se . la plus proscrite dos pli sonhes, de la Papillonne, que nousalloi Ire tous les :
blêmes sur lesquels ils ont échoué. Combien ils vont se des de n'avoir jamais fait le calcul des court - - • produiraient !
11 faut être e les moral- - nemi de la nature •
l'évidence', pour nier ce besoin de variété, qu'on voit don ne en affaires matérielles. Toute jouissance long-tempspn levienl abusive, émousse les organes, use le plaisir : un repas heures ne se terminera pas sans e: es; un < ; quatre heures finit par affadir le spectateur. L'amees
ni que le corjis but celte variété; aussi les cœurs sonUMs tu variable chez la grand < li, mme et chaque femme v< it avoir un sérail :
tidancc et la l<>i ne - saient. \jcs exaves llollai
\ à Bal s serait
Pommes de trois couleurs, blancfa - rel de la si qu"li\ :
étant le masque dès qu'elle peut le faire im|> fit.
l - races ont besoin d'alternat et croisement en \ » omme en animaux. A défaut de cette variété elles s'abâlai l es estomacs ont de même besoin d'alternat : une va habituelle de mets facilil mais l'es
bientôt le nu illeur mets, s'il lui es I [uejour.
i ame se blasera sur l'exercice de toute vertu qui ne s
6e par quelque autre vertu. L'espi it exige aussi cet alu : caractères fortement dominés de la passion ditePAPii i ni besoin d'avoir à la fois deux ou trois intrigues, -"it en ambi— I am »ur, lire deus i umu1ativ< m
lerrc même veul «les alterna
ante veut des alternats de reproduction par graines, plant*,
le -"1 veul des échanges et transports de terre;
la nature v< la variété; il n'existe au monde que les
ois qui veuillent la monotonie, l'unifom les Chinois sont-ils les èti $ faux et les plus éloi*
des voies d(> la nature.
Lee ; - approuvent indirectement ce besoin de
variété, car ils nous promettent des charmes toujours nouveau.:clans l'obéissance à leurs saines doctrines de mépris des richesses, .amour de l'ennui, de la mauvaise cuisine, du brouef noir, etc.
Les trois passions, Cabaliste, Papillonne et Composite, étanr les plus critiquées par la morale, qui est l'antipode de la nature, on doit présumer que ces passions jouent un grand rôle dans le 'mécanisme social voulu par la nature ; elles y tiennent le gouver- «ail, car ce sont elles qui dirigent les Séries passionnées : toute série est faussée en mécanisme, si elle ne favorise pas l'essor combiné de ces trois passions qui forment le genre neutre dan? la gamme des douze:
Genre actif, les quatre passions de Pâme, les groupes;
Genre passif, les cinq passions des sens;
Genre neutre, les trois passions mécanisantes; elles sont neutres parce qu'elles ne sont que jeu de quelques unes des neuf autres; chacune des trois ne peut se développer <[u'aulant qu'elle met en mouvement au moins deux des neuf autres.
C'est par cette raison qu'elles ont échappé aux regards des analystes, et que personne n'a daigné leur accorder un brevet d'exis- 1 : je n'ai pu les découvrir qu'à la suite de calculs sur le genre neutre méconnu des modernes, quoique admis chez 1rs anciens. Sur ce point comme sur tout autre, le génie moderne s'éloigne de plus en plus des voies de la nature, tout en vantant son vol su- : e vers la perfectibilité.
Observons que le? trois passions neutres conduisent au but, à l'harmonie et à l'équilibre des passons, par tous les moyens que dédaigne la morale; on verra dans le cours de l'abrégé que cet équilibre si vainement rêvé, naît du jeu de la Papillonne qui prévient tous les excès en présentant toujours de nom eaux plai-
- avant qu'on n'ait eu le temps d'abuser du plaisir présent. Elle ne donc les passions a l'équilibre par aflluence de plaisirs et par modération raisonnée, car elle opère par emploi île deux
J.a Cabaliste ou fougue réfléchie, l.a Composite ou fougue aveugle,
Mes deux pousseraient aux excès, même en vertu, sans rvention périodique de la Papillonne ou manie de voltiger m plaisk a l'autre.
\ osi les Séries industrielles seront dirigées par trois moteun
7> I. — ANALYSE DE l'aTTBAJ ITOU PASSIONNÉE.
les plus réprouvés de la morale, par deux fougues contrastées que tempérera l'inconstance. Tel esl le secret do l'équilibre • ons; l'on n'y arrivera que par des voies opposée^ à nos vie modération el de raison glaciale, que par emploi les plus diffamées, telles que la gourmandise el la cupidite : elles sonten régime sociétaire les plus utiles à l'harmonie générale : ou en jugera dès l; tion où commence l'applica-
; des principes exposés dans les deux premières. Nota. Ce chapitre étanl le plus important de tous, puisqu'il ienl la définition dos trois ressorts qui doivent tout diriger , i! m'a paru nécessaire de lui donner l'étendue que devrait avoir chaque chapitre d'un sujet aussi neuf. Tout y sera sans couleur faute de détails explicatifs. Sic voluire dii : ainsi l'exige le n j oie de génie qui repousse toute idée neuve, et restreint une nouvelle à quelques pages, en vertu du principe :
« Nul n'aura de l'esprit que nous et no? ara
I .(• leur bel esprit aReindront-ila au bul où conduit ma il. rie '! Attacher a la pratique de la vertu quadruple plaisir (h s -.< ns (t dé Camet au lieu de quadruplé disgrâce qu'on in cueille si on se confit aux dogmes de la morale.