C»4 SECTION I. — ANALYSE DE L ATTRACTION PASSIONN
par vote de la majorité des cinq cent mille phalanges du globe, l'auteur en reçoit la notification par le congrès d'unité sphérique. Muni de cette piè< e, il fournil sur Constaniinople siège naturel du une traite de la somme de cinquante mille francs. Il peut . i plusieurs fois dans le cours d'une année, cette somme et de • 3, Une bonne pièce dramatique obtient-elle un franc? pour l'auteur cinq cent mille lianes comptant ; plus, un produit de vente des exemplaires, au moins dix par phalange, soil r inq millions d'exemplaires, sans possibilité de fraude ni contrefitj Si accorde à l'auteur quatre sous de profil par exemplaire. ore un million. Total, quinze cent mille francs de bénéfice ; une bonne pièce, tragédie ou comédie, avec garantie que l'examen, l'admission et la représentation ne pourront pas être • d'un instant, et qu'aucune intrigue ne pourra prévaloir
ment à porter. [Payez 1 , 352.) ne crains pas d'assurer que bientôt les corps savants déclareront eux-mêmes qu'ilsétaient en démence lorsqu'ils repoussaient la théorie sociétaire plus désirable pour eux que pour aucune antre classe de ci\ ili
deuxième attraction, ïindincte, qu'on n'emploiera qi >■
: en régime sociétaire, peut fournir encore de puissants
. en voici un exemple.
1 S 1 0, une mine de houille fut inondée à Liège, et quatre-
• : 3 j étaient enfermés sans subsistance. Pour les dé-
;i temps, il fallait faire en très-peu de jours une percée con-
ridérable : tous leurs camarades s'y entremirent avec ardeur; les
[citaient la préférence par point d'honneur, et Ion
i quatre jours un travail auquel des salariés auraient employé
jours. Au— i le- relations disaient-elles : Ce qu'on a fait en.
yuntre jours est incroyable; et ce n'était pas par vénalité,
car les ouvriers se croyaient insultés quand en leur parlait d'ar-
pour le- encourager a forcer de travail et sauver leurs
enfouis.
Il est dont- évident qu'un ouvrage répugnant par lui-même,
ewrrn. celui d'une percée démineurs, peut devenir attrayant
inHii •<•.'• nnnt. s'il est toutenu d'impulsions nobles. Telle est ta
farauv dont jouissent les Séries passionnées : elles créent une
quantité de ces attractions indirectes, qui sont au moins égales
es fcree aux directes : on en jugera à l'article petites bob*j
J'ajoute sur l'attraction indirecte un second exemple. A l'assaut
de Mahon, les soldats français escaladèrent des rochers si escarpés, que le maréchal de Richelieu ne concevant pas comment ils avaient pu réussir, voulut le lendemain, par forme de parade, faire une répétition de cet assaut. Les soldats ne purent pas gravir de sang-froid ces rochers qu'ils avaient escaladés la veille sous le feu de l'ennemi. Cependant ce n'était pas l'espoir du pillage qui les avait stimulés, car il n'y a rien à piller dans une citadelle : c'était l'esprit de corps, la fougue aveugle qu'une masse passionnée communique à chacun de ses membres. Dans ce cas, les coopérateurs font des prodiges incroyables pour ceux mêmes qui les ont opérés. (Effet de la douzième passion, Composite ou exaltante.)
On en a vu tant d'exemples, que cette belle propriété de l'attraction indirecte aurait dû fixer enfin l'attention. Notre siècle, engoué d'industrialisme, aurait du mettre au concours la recherche des moyens d'appliquer à l'industrie l'une ou l'autre des deux attractions, directe et indirecte, qui enfantent des prodiges. Les animaux industrieux, castors, abeilles, ont reçu de la nature le don d'attraction directe pour leur industrie ; cette nature n'auraitelle point en réserve quelque moyen de communiquer à l'homme la faculté d'attraction industrielle dont jouissent les animaux ?
Ici une redite (26) est nécessaire; la philosophie nous enseigne qu'il ne faut pas croire la nature bornée aux moyens connus. ,1 Cette nature peut donc avoir quelques moyens inconnus do nous, pour introduire l'attraction dans l'exercice de l'industrie, mais où chercher ces moyens ? C'est encore la philosophie qui nous l'apprend, car elle ordonne « d'explorer en entier le domaine de la » science, croire qu'il n'y a rien de fait tant qu'il reste quelque » chose à faire. » Or, tout est. à faire en recherches sur l'Attraction, sur son analyse et ses emplois ; on n'a pas encore commencé ni proposé ce travail, on n'a pas môme fait la distinction préalable des trois sortes d'attractions que je viens de définir; c'est un sujet dont la philosophie s'obstine à empêcher l'étude : et cependant comment résoudre le problème d'introduire l'attraction directe et indirecte dans l'exercice de l'industrie, si on ne veut pas consentir à étudier l'Attraction par analyse et synthèse? Quojrite et invenietis.
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