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SECTION II. — DISPOSITIONS DE LA PHALANGE D*ESSAI

goûts des divers âges et - le es! très-bien lire- a l'industrie

locale, employant les produits indigènes combinémeut avec les exotiques

D'ailleurs la phalange d'essai aura sur les lieux mêmes, une consommation assurée deses produits de coiA^serie, pour les curieux opulents qui viendront la visiter, y pass er trois ou quatre

- : elle Berail bien dupe de mettre cent mille francs, sua i vemenl à l'acha/ de confiseries dont la fabrication ne lui coûtera que moitié el farurisera beaucoup l'attraction industrielle.

i : est, sauf erreur, le choix de fabriques spéculatives le mieux

ii aux convenances primaires d'une phalai -ai : elle

devra donc engager en ces trois genres, au moins une douzaine

de bons maître- d'enseignement, 1 pour chacune des 3 branches.

Toutefois ces manufactures quoique éminemment convenables, ne pourraient exciter aucune attraction, si les ateliers de la phalange étaient dégoûtants de saleté comme les nôtres qui, parleur exiguïté, ne se prêtent pas aux dispositions d'agrément, au luxe et aux ressorts d'enthousiasme. Le luxe es! premier but de l'attraction, c'est son premier besoin; il est donc difficile qu naisse directement dans une industrie dont le luxe est banni. i le vice de tous nos ateliers ch ilû

Mais si le Béristère deconfiserie est construil pour une nu i ;i 600 personnes, hommes, femmes et enfants, avec luxe des habits el instruments de travail; on pourra, même dan- la pièce des fours qui est la plus malpropre, mettre de l'élégance . une graduation de fours garnis en marbres différents, des murs souvent repeints en gris ou brun, des bordures souvent rafraîchies. Lee autres pièces non enfumées seront susceptibles de tout ornement, et l'ensemble du Béristère sera aussi séduisanl que le sont, au premier de l'an, les chapelles ftseui

i a trois manufactures primaires sonl faites pour entretenir pendant 1 hiver de grand* - bien intriguées, et suppléer aux

laCUnefl d'attraction agi i< oie.

Je passe aux fabriques secondaires qui sont »i l i\ atte-

oantsa ragriculture, mail pouvant en être séparés el former fonc-

iale.

i \) __ 1 1 / • ,-. r'u . fabrication des fromages et beurres: la

phalange d'essai pourrait vendre aes laitages à la ville voisin M a mieux d'en fabriquei des fi lui auront ne

une supériorité par suite des soins qu'elle donnera aux pâturages et à la bonne tenue des bestiaux.

Le travail de la laiterie plaît aux femmes, c'est leur apanage; il plaît de môme aux enfants. Le soin des fromages fournit pour les hommes diverses fonctions.

Cette fabrique se lie bien à l'éducation des troupeaux. Elle est très-propre à exciter drs rivalités sur les divers systèmes de nutrition et d'éducation ; ils seront jugés par la saveur des fromages tirés de trois divisions d'un même bétail diversement traitées. Si l'on vendait le lait, on ne pourrait pas savoir quel effet il produit à l'emploi en fromage et en beurre. Plus cet effet sera constaté, mieux les divers groupes se passionneront pour leurs méthodes réciproques. C'est donc une fabrication qui satisfait à la double règle de passion cabalistique et d'intérêt local.

SE. — La Charcuterie et macération est encore un travail bien lié au mécanisme agricole, et attrayant même pour les femmes ; elles sont assez intelligentes à préparer la cochonnaille. Les hommes exerceront volontiers le travail de grande salaison , et les enfants ne craignent pas celui de triperie. D'ailleurs dans la partie rebutante on s'aidera de la cohorte des 100 salariés adjoints.

Cette fabrique doit être comptée parmi les attrayantes : elle se lie eabalistiqu'Tnent avec le soin des pourceaux qui seront trèsnombreux dans In phalange, pour consommer les énormes débris des tables et cuisines : on en formera plusieurs systèmes d'engrais et la série des charcutiers opérera sur diverses qualités de porcs auxquels des variantes en aliments auront donné des saveurs différentes.

Dans cette industrie figurera la macération qui donne de beaux produits, tels que le bœuf fumé de Hambourg. Cette série sera fort utile pour habituer peu à [jeu les enfants au travail de boucherie, de manière qu'on puisse, au bout de deux ans. se passer de bouchers salariés et liors d'harmonie.

6 F. — La Conserve artificielle de fruits ci légumes, industrie toit étendue, attrayante et Irès-négli < > i ;i France, où on ne sait pas même conserver le haricot vert, (•(.iim!;1 en Allemagne, le vert, le chou en chou-croûte, h- prunes à gâteau, tant d'autres légumes et fruits dont les harmoniens garniront toute l'année leurs tables, mi < les de élus;.-.- inférieures ou troisii degré.

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La France ne connaît guère que la conserve des fruits a l'oaude-via, et de quelques vilenies, commi - La pha-

lange d'essai devra réunir toutes les branches de conserve artificielle, »•( en faire le travail principal deses premiers essaims, qui seront installés avant l'entrée en demi-exei i lie emploiera

[es procédés d'Appert et autre-, pour donner la plus grande extension à cette série qui sera très-précieuse, tant pour la bonne chère de curieux payants, que pour celle du peuple qui, dan-'

mge, mangera des fruits et des légumes précieux, à l'époque où les grands des capitales n'en auront |

7 G. — La gn neterie de fleurs et légumes. L'art de recueillir, préparer, classer et conserver les graines, est à peu près inconnu en civilisation. Le paysan n'a sur ce point ni lumières ni moyens Le travail de grènetier est confié a quelques hâbleurs mercantiles, aussi trompeurs que les pépiniéristes.

i travail occupera, dans la première phalange, une série distincte, avec qui chaque série el groupe agricole sera en relation. : te » m hraiichée, puisant dan- toute- celles d'un ordre, dan- toute- le- -«'•ne- du règne végétal. Son approvisionnement, destiné pour la vente, sera indépendant des graines que chaque groupe gardera pour son usage spécial.

y . — < In s'étonnera si je désigne pour manufacture principale la Luthbbib ou fabrique d'instruments a ventel àcordi tera qu'elle sali-fait peu aux deux conditions in

-t une erreur : elle se lie bien avee l'agriculture J'ai' emploi

do- bois, comme l'ébénisterie; elle s'allie bien aux facultés des femmes ai des enfants par la marqueterie , les petite i i\c luxe en boi-, m ivoire, en nacre, etc. .le suppose qu'on n'adopterait que las ornementa en nacre, on boisel non (-eux en euh re.

» i qui formera dam are de travail le fonde passion, < que chacun, dans la phalange, deviendra musicien au bout do six moi-, excepté chej les nation- disgraciées d'oreille comme Les

I ..m-; mai- en Italie, on Mlenui-ne; chacun deviendra milicien tioi- moi- après l'organisation sociétaire; chacun s'a cupera des instrumenta et prendra un vif int atte fabrication ; elle

pa— lonncia le- li * favorisera le progrès mu-ical , (pu

e.-t ilo haute importance en éducation haiinonienne.

nuant a l'intérêt pécuniaire, j'observe que rien ne sera plus eux au début de l'association que les instrumenta de musique.

Il sera impossible pendant trois ans, de s'en approvisionner et de trouver subitement

Un million de jeux d'orgues, Vingt millions de violons et altos, Six millions de basses et contre-basses, et en proportion tous les autres instruments d'orchestre et de fanfare.

En conséquence, la fabrique de lutherie sera très-digne de choix et très-profitable sous les rapports d'attraction industrielle et bénéfice. Du reste, on pourra la négliger.

K. — L'oisellerie, ou éducation de jolis oiseaux grands et petits, est encore un travail qui remplit très-bien les conditions, et dont les produits seront infiniment précieux , car toute phalange aura besoin de volières en divers genres. C'est une forte branche d'attraction et un moyen d'habituer les enfants de la classe riche à la dextérité dans le soin des colombiers. Cette industrie est dédaignée en civilisation, parce que les oiseaux deviennent insipides quand on les voit dans les boutiques sales et fétides des oiseliers de Paris, où l'on entasse pêle-mêle des criards et des chanteurs, tous dans des cages étroites, où ils sont comprimés et infectés.

Le séristère d'oisellerie sera un vaste colombier à plusieurs chambrées distinguant les espèces : toutes y seront tenues dans le plus grand luxe et commodément, en grand espace, avec ombrages et arbustes enfermés dans les cages d'été, avec ruisseaux, gazons et tentes. Les incommodes, comme les perroquets, seront assez éloignés pour ne pas troubler les espèces harmonieuses ou paisibles.

L'oisellerie est une branche d'industrie qui n'a jamais pu être exercée en grand chez les civilisés : elle sera l'une des curiosités de la phalange d'essai.

Il suffira bien de ces fabriques spéculatives pour ménager à la première phalange un commerce de produits manufacturés, avec les autres qui s'élèveront autour d'elle. Quant aux civilisés, il fiera indifférent qu'elle manque de commerce avec eux dans ses débuts, car le régime de négoce véridique ne pourra être établi qu'entre phalanges, et tout commerce aYOC des êtres faux comme les civilisés, ne pourrait exciter dans aucun cas des intrigues favorables a l'attraction industrielle.

Quelques fondateurs opineront à choisir des fabriques plus distinguées queD, E, comme seraient la broderie et la patstmente-

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