‹ Œuvres complètesChapitre 168 sur 276 · CHAPITRE WII · texte numérisé non relu

CHAPITRE WII

Contrni-ii'iô de l'éducation elTillsée ;itoc la nature et

le bon M'iis.

En passant des principes à L'applii «lois rappt

lu difficulté apparente en théorie sociétaire, c'est d'établir une répartition satisfaisante pour les trois facultés industrielles chacun, Capital, Tiavail et Talent. L'ordre civilisé ne sait répartir équitablement que sur le capital, en ra antsj

ud problème d'arithmétique et non de génie; le nœud dieu du mécanis iétaire esl l'art de satisfaire chacui

le travail el l<v latent. C'esl là l'obsUM Le qui a épouvanté tous les npèché les recheçch

p uble problème de répartition,

Owen met en jeu la communauté «lis biens, l'abandon I la masse, de tout profil autre que celui du revenu des acti< ter qu'elle n'ose pas | Même d

lion.

On ne peul atteindj équilibrée qu'en éten-

danl ;iu\ tn l'harmonie des pase ns. Lesenfai

dérés chei n une nuls sontli

ville ouvrière de l'haro • rAttraction indus-

NOTICE V. — CUAP1TBE XVII. \ 67

trielie ; il faudra donc examiner d'abord les ressorts que l'attraction met en jeu chez le sexe neutre ou impubère, qui étant privé de deux passions, amour et paternité, n'a pas autant de ressources ;'àge pubère pour la formation des Séries passionnées. La .ode une fois étudiée sur les enfants, sera d'autant plus facile à appliquer aux deux autres sexes qui présentent plus de moyens, - de passions. C'est donc par l'éducation qu'il faut commencer, d'autant mieux qu'elle sera la branche de mécanisme qu'on a organiser la première, parce que les enfants n'étant que peu faussés par les préjugés et les défiances, seront plus dociles a l'attraction que les pères; ils s'y livreront en plein dès la première semaine, et manifesteront bien vite l'excellence du régime des Séries passionnées.

L'éducation sociétaire a pour but d'opérer le plein développement des facultés matérielles et intellectuelles, les appliquer toutes, même les plaisirs, à l'industrie productive.

L'éducation civilisée suit une marche opposée : elle comprime et dénature les facultés de l'enfant ; le peu d'essor qu'elle leur laisse ne tend qu'à l'éloigner de l'industrie, la lui rendre odieuse, iter à la destruction. Elle dirige donc le jeune âge à contresens de la nature ; car le premier but de la nature ou attraction est le Luxe (47) : il ne peut naître que de l'industrie, partout, odieuse à l'enfant, quoique les produits industriels, gimblettes. panaches, friandises, aient un vif attrait pour lui. Il est donc en développement faussé, en guerre contre lui-même. Nos soi-disant observateurs de l'homme ne s'aperçoivent pas de ces contre-sens de mécanisme : analysons-les avec distinction de luxe interne et externe {il}.

Luxe interne, vigueur corporelle et raffinement des sens. L'éducation civilisée est contraire à la santé, elle affaiblit l'enfant en raison des frais d'éducation. Cent enfants de dix ans, pris au hasard dans la classe opulente qui leur donne des gardes et des médecins, et de bons conns! iront bien moins robustes que

cent enfants de village à demi-nus, exposés aux intempéries, nourris de pain noir et dépourvus de médecins : ainsi l'éducation civilisée éloigne l'homme de la santé ou luxe interne, en raison Sorts qu'elle fait pour l'y conduire; elle l'éloigné aussi du rjîîincint'nt des sans qui. grossiers naturellement ohea l'enfant villageois, sont grossiers spéculativement chea l'enfant opulent. - rt précepteurs entravent chez lui les penchants à la pa-

468 BJ i nos m. — j i m-:.

i ure et surtout au raffinement - - principal

de l'éducation naturelle ou haï I autre part les civi

même au village, t - - - igM qui n'ont

aucun s] - réducation philosophique Je parle des conl

où le voisina civilisés n'a pas abâtardi les hordes parles

Vi rations, les liqueui - les maladies

pendant, parmi les civilisés, on voil souvent des exen de longévité qui attestent que l'homme pourra fournir une trèslongue carrière, lorsqu'ilseï l'éducation naturelle

et l'industi ie attra] antc. Il atteindra communément au banni ultra-centenaires, tels que la famille H« >\ in . en Hongrie, dont 1rs moins robustes onl vécu i 12 ans, el quelques-uns 170 ans, lonité qui s'est étendue au\ femmes comme aux hommes. Récemment en France un chirurgien nommé ïmw. i Vaudemonl en Lorraine (octobre 1823 . est mort a l'âge de lit» nus. a\'< les circonstances qui pi omettaient 180 ans. I i ille de sa d sent les rapports, il avait fait avec beau-

up d'habileté et d'une main ferme, l'opération du cancer ,i une femme lamais il n'avait été -aune, ni pui

ni médicameuté , n'ayanl jami malade, quoiqu'il '■

aucun jour de sa vie sans s'enivra i ~ uper . repas qu'il n'a jamais manqué de faire. > On voit que sa mort prématurée fut reflet de quelque impression nuisible que lui causa l'opération do la veille. Tel est l<v genre de saute qu'on obtiendra communément de l'éducation sociétaire. i b : qui noua éloigne ne ta santé ou luxe interne, opère de

même .i COntre-SenS, quant au lu\e externe ou richesse. Je \ions de l'observer au sujet de la manie destructive des enfante et de leur aversion pour 1 industrie utile. Mais, de toutes le- prei la plu- frappante est celle déjà donnée dans la préface, I t ion des vocations. } le charretier devenu

habile fondeur par (ti»t du hasard, par initiation fortuite événement est la condamnation de tous les systèmes d'éducation civilisée ; ils ne donnent aucun n erneretfaii

île- le bas ' . u- industrielles, au nombre de vinf

trente, et nOB pas DU - sent tous

pie et Burrhus ont Néron qui eût

(ii harmonie un très-beau caraeti ses subtilités

métaphysiqw .i produire qu'un imbécille; l.-J H

n'osa pac DkJ ici tant d'autres n'ont paa

notice v. — chapitre xvn. 169

•.lieux brillé en ce genre. Au reste, la civilisation sent fort bien qu'elle est tout-à-fait hors de nature en éducation ; c'est à peu près le seul point sur lequel elle soit assez modeste pour avouer qu'il lui reste beaucoup à inventer.

.le supprime plusieurs pages de détails très-importants sur celte contrariété de l'éducation civilisée avec la nature. Il resterait à examiner sa contrariété avec le bon sens, par confusion de méthodes et duplicité1 d'action. Indépendamment des variantes de système en institution publique, on entremet encore, soit dans le domestique, soit dans le monde, une douzaine de méthodes hétérogènes, donnant à l'enfant autant d'impulsions contradictoires, lesquelles, a l'âge de puberté, sont absorbées par une nouvelle éducation, dite l'esprit du monde; c'est encore un des chapitres à omettre pour abréger. J'ai décrit quatre de ces méthodes,

IV, 20 1' ; il en est un bien plus grand nombre : j'en compte jusqu'à seize, données parles pères, les précepteurs, les voisins, les parents, les camarades les valets, etc. Je me borne à en ciler une.

La mondaine, ou absorbante, qui broche sur toutes les autres : elle en élimine ou modifie tout ce qui n'est pas à sa convenance. Lorsque l'enfant, à seize ans, fait son entrée dans le monde, on lui enseigne à se moquer des dogmes qui intimident et contiennent le bas âge, à se conformer aux mœurs de la classe galante, se i ire comme elle des doctrines morales, ennemies du plaisir; se rire bientôt après des principes de probité, lorsqu'il passera des amourettes aux affaires d'ambition. Quelle absurdité à nos sciences de façonner les enfants à un système d'opinions et de préceptes qui seront dédaignés et même conspués des l'entrée en âge pubère ! car on ne verra pas un jeune homme de vingl ans qui, trouvant une heureuse occasion d'adultère, veuille, comme le chaste Joseph, résister à la belle Zaluca pour obéir à la morale et aux saines doctrines. Un tel jeune homme, s'il s'en trouvait un, serait la fable du public et dv> moralistes mêmes. Le monde ;emoquerai1 mieux encore d'un financier qui, malgré l'assurance d'impunité, m1 gri\ citerait pas une obole. Userait de toutes ■< ix titré «d'imbécilîe, de visionnaire, qui ne sait pas que lorsqu'on esl au râtelier, c'esl pour manger. » Dans quelle fausse position se placent nos sciences, a\ec ces doctrines de civilisation perfectible, qui ne son! parfaites qu'en impraticabilité ou en use : telle est parmi les seize éducations divergentes, Vhérédi-

*"0 * m. — . ni:

faire, tendance du • ï tous ses déi rats.

Cn procureur, nn marchand, donnent pour modèle ;: I fan ts le plus rusé ; un père juif v; plus rampant; un bu

admire celui qui boit bi

à aimer le jeu ; puis la morale - ns uteurnat

re '.

Passons à Vé lucaiion naturelle ou harmomenn », Imch exempte de c • Je la diviserai en quai

ssement appliqué au i

Prélude, i . brut, ou prime rnfan ans.

i" Phase, Educat an en basse ei

— Edocat. citer, on moyenne I i ! I a.

3« — Educat. ultér. en hante enfan< 15 1 :.

V — Editent, post. en mixte enfance , 15 i -

vUlacatloxt préparatoire* age braffoa prixaa ffaacwi

Raj me que d

étaire, c'esl d'employer les caractères do N l .

: Kl, aussi utilement que ceux de Titus, Marc-Aureie,

:i IV.

Pour aUeindre ce l>ui. ii Caut, dès le berceau, développer franchement le naturel que le ufler

et travesur même chez l'enianl a au.

I • régime ch ilisé ne donn i à i irement

matériels; il n'en est pas ainsi de l\ aire qui, <lr>

• de six mois, opère très-* ... intellec-

tuelles i aune sur les matéri chexnou plus

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