‹ Œuvres complètesChapitre 173 sur 276 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

i:<liii al ion ûea lutins par 1rs bouiiins et lion ni m»-.

Je viens de décrire la période matérielle de l'éducation, < où les fonctions ne s'étendent guère qu'à la culture fart de les - el les préserver du faussement dont ils

frappés en civilisation dès le bas . Sur mille entants Iran il en est 999 qui onl l'oreille faussée, et ainsi des autre: - -

\ - ; iss ns à la période d'initiative en industrie et en Atu lion industrielle, sans laquelle lout esl faux en éducation : < . premier des trois buts de l'homme étant la ri a le luxe

peu! «lire que son éducation esl fau I qu'il se dirig

tresens, si dès les premiers pas, dès l'âge d'environ tans, il ne s'adonne pas spontanément au travail productif, source do !.. en - s'il se livre, comme l'enfant ci vilis faire que le

- liller, briser, commettre des dégâts qui trouvent charmants.

I tte duplicité d'action di\n< le bas i t instinct, d

onne heure en divergence avec l'attraction, sérail la bonté du Créateur, s'il n'avait j>n< inventé un autre mécanisme proj faire coajeerter les passions el l'attraction à toul < ■■ Examinons mécanisme sur le prem susceptible d'industrie.

Dès que l'enfanl peut marcher el .< ;ir, il passe de la classe des poupons el pouponi i à o oV - lutins el lutines S'il i élevé dès sa nnhnancfl & - d'une phalange, il sera

dès l'âge de i\ mois assex fort pour j »;» — < - 1 aux lutin P ce- enfants on ne distingue point les deux sexes; il m de les confondre a cotte époque pour (acilitei l'éclosion

tions et l'amalgame des sexes à un même travail. On ne commence à distinguer les sexes que dans la tribu des bambins.

J'ai dit que la nature donne à chaque enfant un grand nombre d'instincts en industrie, environ une trentaine, dont quelques-uns sont primaires ou dirigeants et doivent acheminer aux secondaires.

11 s'agit de découvrir d'abord les instincts primaires : l'enfant mordra à cet hameçon dès qu'on le lui présentera ; aussi dès qu'il peut marcher, quitter le séristère des poupons, les bonnins et bonnines à qui il est remis s'empressent-ils de le conduire dans tous les ateliers et toutes les réunions industrielles peu éloignées: et comme il trouve partout de petits outil-, une industrie en miniature, exercée déjà par les lutins de 2 1 2 à ''> ans, avec qui il veut s'entremettre, fureter, manier, on peul dîner, au bout d'une quinzaine, quels sont les ateliers qui le séduisent, quels sont ses instincts en industrie.

La phalange ayant des travaux excessivement variés, [voyez chapitres xv et xvi , il est impossible que l'enfant qui les parcourl n'y trouve pas l'occasion de satisfaire plusieurs de ses instincts dominants: ils éclateront à l'aspect des petits outils maniés par d'autres enfants plus âgés que lui de quelques mois.

Au dire des pères et instituteurs civilisés , tes enfants sont de petits paresseux : rien n'est plus faux ; les enfants dès

tic 2 à 3 ans -ont très-industrieux, mais il faut connaîti ressorts que la nature veut mettre en œuvre pour les entraîner a l'industrie dans les Séries passionnées, et non pas en civilisation.

Les goûts dominants chez tous les enfants sont :

1. I." l'Li.r.TAGE ou penchant à tout manier, tout visiter, tout

parcourir, varier sans ces>e de fonction ;

2. Le fracat industriel, goût pour les travaux bruyants; '.',. La -.in/jerit' ou manie i/nitative ;

4. La miniature industrielle, goût des petits ateliers ; [>. L'entraînement progressif du faible au fort.

Il en est bien d'autres, je me borne à citer d'abord ces cinq, -vonnus des civilisés. Examinons la méthode à suivre pour les

appliquer a l'industrie dès le bas âge.

I s !■ nnins el bonnines exploiteront d'abord la manie de fu

retage si dominante chez l'enfant de deux ans. Il veut entrer

<82 SECTION III. — EDUCATION IIAJ RfE.

partout, manier, retourni e qu'il voit. Au

de le tenir a L'écart dans une pièce démeublée, car il briserait

tout.

Ce penchant à tout manier est une amorce naturelle à l'industrie; pour l'y attirer, on le conduira aux petits ateliers; il y i des enfants de 2 1,2 et •'* ans opérant déjà avec de petits outils, petits marteaux. 11 voudra exercer sa manie imitative dite swgbbjb ; on lui prêtera quelques outils, mais il désirera être admis avec les enfants de Î6 . 27 mois, qui savent travailler et qui le repousseront.

Il s'obstinera .-i ce travail esl nu nombre de ses instincts : alors !,• bonnin ou le patriarche présent lui enseignera quelque parcelle du travail, et il parviendra bien \ile à se rendre u!ile >ur quelques riensqui lui serviront d'introduction ; examinons cet effet BUT un menu travail à portée des plus petits enfants, un ... et triage de pois verts. Ce travail qui occuperait che/.

i des bras de 30 ans, sera confié a des enfant I ans : la .-aile contient des tables inclinées, a div( concavités; deux bambine- sonl assises au côté supérieur, elles égrènent de- pois en sflique; L'inclinaison de la table fait rouler le grain vers le côté inférieur où se trouvent assis trois lutins ou luîmes de i5, 30, 35 mois, charges do triage et | - \us d'instruments spéciaux.

Il s'agit de séparer les [.lus petits peur le ragoût au su les moyens pour le ragoût au lard et les gros pour ta souj lutine de 35 mois choisit d'abord les petits qui sont le- plus difficiles a trier; elle renvoie tout le gros et moyen a la cavité suivante, ou la lutine de 30 mois pousse a la tic cavité

un parai renwie a la pra pt til, i

le moyen grain dans le pâmer. Le lutin de 2."» mois,

place a la troi-ieme caule, a peu II A 16 a faire; il renvoie

quelques moyens grains a la deuxième et recueille . dans

rbeille.

| ,, ce troî rang qu'on placera le lutin débutant . il

s'entremettra fièrement a pou mh le pâmer;

travail de rien, mais il croira avoir fait autant qu< compagnons; il -< passions de l'émulai

tance il saura remi i bas lutin de - i

, deuxième recueillir seulement ceux de pi ô disting ter Dès

NOTICE V. — CHAPITRE x;x. 183

qu'il saura figurer a ce minime travail, on lui placera solennellement sur son bourrelet ou bonnet un pompon d'aspirant au groupe d'égoussage des pois verts.

C'est une précaution employée dans tous les ateliers sociétaires que de réserver aux très-petits enfants un travail de nulle valeur, comme celui de recevoir quelques gros pois qu'on fait gliss«r vers l'enfant et qu'il pousse dans une corbeille. On pourrait faire cria sans lui et sans perdre de temps, mais on manquerait l'amorce Industrielle qu'il faut toujours présenter à un lutin arrivant dans l'atelier et même à un bambin ou chérubin ; car tel qui n'a pas pris parti à 2 ans , pourra s'engager à 3 ou à i.

Cette amorce qu'on réserve partout aux divers âges ne peut ^ être pour le lutin de 2 i mois qu'une ombre de travail, flattant

..our-propre, lui persuadant qu'il a fait quelque chose, et qu'il est presque l'égal des bas lutins de 26, -28 mois , déjà engagés à ce groupe, déjà revêtus de panaches et ornements qui inspirent un profond respect au lutin débutant '187).

L'enfant de 2 ans trouve donc aux petits ateliers d'une phalange quantité d'amorces que la civilisation ne saurait lui offrir : «'lies sont au nombre d'une vingtaine, dont je vais donner un tableau.

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