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LA CONFIANCE AVEUGLE AUX SOPHISTES

«Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous couverts >, de peaux de brebis, et qui au dedans sont des loups ravissants. » Vous les reconnaîtrez à leurs fruits : peut-on cueillir des » raisins sardes épines, ou des figues sur des ronces ? » [S. Matth.

ch. VIL)

Voilà en peu de lignes la boussole des bonnes études; si on l'eût suivie on aurait depuis long-temps échappé à la civilisation. Pour nous abuser, la philosophie s'empare de ce précepte, et l'applique à contre-sens. Le prince des sophistes modernes, Descarti.s, s'affubla de cetl de brebis; il affecta de prêcher

le doute subordonné à L'expérience ; il parut se délier des lumières de la raison humaine. C'était une ruse pour se mettre en scène, car il ne voulut point soumettre au doute ( xpérimental cet arbre de mensonge qu'on nomme civilisation, qui ne produit au [iio des épin< . I 1. au monde social que l in-

justice et la Fourberie. Malgré ces caractères odieux, il opina à nous engouffrer dans la civilisation, au Lieu d'en chercher 1 issue.

Si l'on eût voulu, selon l'Evangile, juger l'arbre par son fruit, aurait-on pu hésiter un instant à condamner la civilisation, et proposer La recherche du royaume d nomiadaos 1 1

tare? Mais on ne comprenait pas le sens do l*Evangile tel que je siens de l'interpréter; de là vient que les hommes pieux sont resté* PASSIFS (levant le règne du mal. Cela ne suffisait point; il eût fallu prendre le rôle ACTIF, chercher en mécanique sociale ^aume de justice dont J. C. non- promet si expressément la découverte. C'esl peu d'une piété stérile qui se borne à déclamer contre les égarements de la raison humaine ; il faut recourir franchement, activement à la raison divine, à l'étude des impulsions naturelles ou attractions et répulsions. La classe pieuse devait udier, par cela même que la philosophie les condamne.

I. Eglise n'avait-ello pas en surabondance (U^ personns très-doctes qui pouvaient remplir la tâche que la philosophie refusait ou n'osait tenter ; tâche éludée astucieusement par les Voltaire et les Rousseau 355 .

L'Eglise avait dos hommes si capables, tels que les Bossuet, les Fénélon, et tant d'autres ! Ils n'ont excité aucune recherche sur l'attraction; ils n'ont proposé, ni concours, ni prix pour cotte branche d'études. Jé.Mis les a bien définis en ces mots : I Ils disent ce qu'il faut faire et ils ne le font pas. i S, Muni. cli. XXIII. Pieux ou impies, tous commettent même profanation, usurpant de concert les droits du Créateur en législation. I.a seule différence entre eux est celle du rôle actif que prennent

: Voltaire par ses railleries sur la foi, et Rous par ses préventions d'obscurantisme, nous conduisent au même écueil. Tous deux, en divers sens, nous enseignent l'insuffisance de la raison pour connaître Dieu <it pénétrer - ats, chose la

plus facile ( on l'a pu voir eh. XL ) ; J. C. même BOUS l'assure, en disant : « 11 n'y a rien de caché qui no puisse être découvert; r cherche/, et VOUS trouverez. I Mais le- faux prophètes revêtus de la peau de brebis, étouffent toute idée d'investigation. L'un [355 nOUS persuade qu'il a cherché quand il n'en est rien, l'autre

détruit l'espérance et nous détourne des recherches. Décej

d'une part, impenlio de l'autre ; tels SOUt tes carctoies ,1c. qui dirigent la raison humaine.

Co protêt, qu'on appelle philosophie, vaincu bous une forme, en re\et un autre: aux chimères de liberté el d'égalité bien I voit succéder un nouveau sophisme farde des noms <ï Ho*, rsj>rit d association. L'on y découvre deux sectes diffi

pii, l'une et l'autre, sont 1rs loups rarissants courais de peaux de brebis. D'une paît est l'esprit d'industrialisme qui, bous

masque d'association , tend à récréer l'esclavage clans les bagne* mercantiles, forme des coalitions de publicains pour brocanter le revenu des empires, pour dévorer l'avenir, etc. Cette secte n'a point d'esprit inventif; elle n'a pas su découvrir le moyen d'envahir le fonds, le territoire; de réduire la masse des nationsen vassalité de quelques chefs mercantiles, et créer le monopole féodal qui constituerait l'entrée en 4e phase de civilisation. Alors la carrière du crime et de la fourberie serait exploitée bien plus grandementqu'en 3e phase, où nous sommes. Pourquoi a-t-on tardé à découvrira redoublement d'infamies sociales? C'est que le caractère distinctif des philosophes qui nous dirigent est la petitesse, même dans le crime.

L'autre secte, qui prétend fonder l'association, a pour agents de nouveaux philosophes appelés Owenistes, du nom de leur chef; gens qui forment, sous le nom d'association, des réunions anti-sociétaires, car ils repoussent les méthodes d'où naîtraient l'accord des passions et l'attraction industrielle, buts de l'état sociétaire.

Ces établissements ne remplissent aucune des conditions à imposer à tout fondateur sociétaire : la première est d'opérer par attraction, entraîner à l'imitation les sauvages, et surtout des propriétaires d'esclaves dont aucun n'a adhéré au régime Oweniste. Ce régime est donc un leurre de plus, comme toutes les conceptions philosophiques; d'ailleurs, que pouvait-on attendre d'une secte qui débutait par s'isoler de Dieu, lui refuser le culte public? Son chef, avec une grande ostentation de charité et de philantropie, a repoussé obstinément la précaution que dictait une charité réelle : c'était de mettre au concours l'invention du procédé naturel en régime sociétaire, et prendre toutes les mesures qui pouvaientprovoquer cette découverte ou les approximations.

Rob. Owen a évité soigneusement cette démarche, qui eût blessé son orgueil; ilvoulaitètre à la fois inventeur, fondateur et orateur de l'association; cumuler les 3 rôles qui exigent trois personnages différents; il voulait pour lui seul toute la gloriole (4 54). Il s'est emparé du mot association, sans s'inquiéter de la chose , no songeant qu'à s'arroger l'honneur d'une découverte à faire ; qu a détourner de cette étude ,en persuadant qu'il avait rempli la tâche à lui seul.

Abime tout plutôt, c'est l'esprit des Sophistes.

Cet orgueil démesuré aurait pu long-temps encore éloigner loi

si, par un heureux hnsard, l'invenl " '^

attribue l"i: il qu'un un

iste tlo (1. I incapable d'invention q lie. On en

jugera par une anal] a la Postfai .

11 recueil ra d

niait le : laire un nom

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jour à Ion.;

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laire, il l'aurait, depuis vingt ans

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ni :ii civilisés: il n'a au contraire abouti

,jn"a | rien faire pour la chose; qui insa

une telle d pour Pid i ion, qu'il fauta

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antanl ses progrès en raison, cl ne que l'anarchie scientifique d'où il ni a

[Instant, s'il < allier au pi

r inv n fruit

etie pri il s'engage de chimèi re;il nVncou-

malfaisantes, les subtil Entraînée par le torrent mercantile, notre [ue le mon al court a la

■ 3'. où noua philosoj ' bien l'Evangile,

les av(u<jlis i, fatal U

Cette secte de prétendus esprits forts, piquée de n'avoir que du bel esprit sans génie inventif, a formé une ligue secrète pour étouffer les découvertes qui sortent de la sphère académique. « Us ont(dit J. C.) saisi la clé de la science pour en fermer l'on- » tréc. » Ils reprochent à leurs rivaux le principe Comptllc* intrare ; et ils adoptent le principe encore pire: Prohibe ihtrtite; aussi, tout en promettant dés torrents de lumières, se refusent-ils à mettre au concours les nombreuses inventions qui restent à faire, et surtout la continuation et l'achèvement du calcul de l'attraction commencé par Newton. Tel est l'état de la raison au dixneuvième siècle ; tel est l'abîme où elle s'est plongée, par son obstination à ne pas juger Varbre par son fruit , vice dont le résultat inévitable est d'ouvrir la porte à toutes les charlataneries, et fermer l'accès aux vraies lumières.

L'examen d'un seul des préceptes évangéliques, celui do juger /"arbre par le fruit, suitirait à démontrer que les civilisés ne veulent faire aucune application régulière des doctrines certaines ; je pourrais étendre la démonstration à vingt autres préceptes , il suffira d'un second, d'où on conclura, comme celui-ci, que notre siècle, en affectant de rechercher la vérité, ne cherch" qu'à l 'étouffer; car de tous ces écrivains qui ont prôné le doute, pas un n'a voulu douter de la nécessité des deux sociétés civilisée et barbare, mettre en problème >i elles sont destin ultérieur, ou si elles sont des mon-truo-ités temporaires, des échelons pour s'acheminer plus loin, pour s'élever à (\o^ péri-),!;-; m iales moins malheureuses?

Une remarque à faire sur les préceptes évangéliques, est qu'il; sont la source où vont puiser leurs anta r<ini-los mêmes. Ou est-ce après tout que celle doctrine de Descartes, resUmrateur de la philosophie moderne'? C'est un exposé pompeux du précepte bien concis dans l'Evangile : se drjier (tes NpAfeffrs et juger l'arbre par le fruit. Descartes a bâti sur ce principe un vaste système qu'il n'a point suivi ; il s'est donné le relief de no\ateur, quand il n'a fait que paraphraser une idée empruntée a .lesus-Chrisf, la torturer et l'accommoder a ses doctrines -ans en faire un usage régulier, tel que l'ordonne son auteur. Toutes nos science- philosophiques no reposent de même que sur des plagiats, dont on retrouverait les types dan- loi saintes Kcriluiv-. li.'n-e, Evangile, etc. CV-t ain-i que les idéologues, pour se créer une science, ont travesti le mol âme e;\ une périphrase gothique, la percep-

37J CO.XTlHMATION

t ion de sensation, de cognition du moi huma'n. La philosophie n'étant qu'une spéculation do librairie, il faut bien quelle complique et embrouille chaque sujet, qu'elle y mette autant de prolixité qu'il y a de concision aux sources où elle a pui

Redisons que les philosophi t pas les m uls coupables du

long délai qu'aura éprouvé l'avènement à l'harmonie ; fais chacun sa part des torts. Ceci nous conduit à l'examen d'un l précepte : cherchez et vous trouverez-, el des égarements ou

sont tombés les hommes pieux, par leur mépris pour cet 9\ \ pé(e en triple sens par le Sauveur qui nous dit : GBEaCBKZ, ni:- MA1YDBZ, FiiAi'i-i./ K LA porte.

Si la classe qui se dit pieuse avait eu quelque dose de f d'espérance, elle aurait essayé de prendre à la lettre les tics de Jésus-Christ qui nous fait augurer sans cesse i verte du code divin, si nous voûtons le chercher; et qui nous fait sentir combien il serait injurieux à nous, de SOI . r SOO

père d'un manque de prévoyance en quelque point, i oner

d'avoir eu pour nous moins de sollicitude qu'il n'en a | êtres méprisables tels que les corbeaux. Jésus nous ditau contraire que Dieu entre dans l'examen de nos besoins jusqu'au point de compter tous les cheveux de notre tête [allusion a l'extrême prévoyance de Dieu) ; comment donc aurait-il omis de pou] au besoin le plus pressant des société.» humaines, celui d'un l régulateur de nos relations industrielles, garanl de la justice? je l'ai dit ailleurs : Dieu fait des lois d'harmonie sociale pour les créatures les plus immenses comme les monde- planétaire pour les plus petites, les abeilles, les fourmis; aurait-il pu manquer à en faire pour l'homme, ainsi qu'il le dit lui-même?

Tel est le problème principal qui devait pourvues de foi et d'espérance. Que de discussions importantes seraient nées do cette question, que de lumières elle pt un ail répandre, que d'ardeur elle aurait inspirée pour p< enfin aux recherche* selon le précepte, cherche* et vous trot J'ox-

trais du Traité (II, 250) quelque.- phrases BUT 06 Sujet

Si r'e>t à l'humanité a m' donner d\-> lois, -'il a'esl que Dieu intervienne, il aura donc ju^'- notre raison SUpôrieu la sienne en conceptions législativi D . une : ou

il n'a pas su, ou il n'a pas voulu nous donner un O il fa-

vorable a l'équité : s'il n'a pas su, comment a-t-il pu croire que notre rtiton réussirai! dans une tache ou il aurait craint ci

lui-même? s'il na pas voulu, comment nos législateurs peuventils espérer de construire l'édifice dont Dieu aurait voulu nous priver ?

Prétendra-t-on que Dieu a voulu laisser à la raison une portion de régie, une carrière en mouvement social; qu'il nous a départi les fonctions législatives, quoique pouvant mieux les exercer luimême ; qu'il a voulu laisser cette chance à notre génie politique? Mais nos essais de 3,000 ans prouvent assez que le génie civilisé est insuffisant, inférieur à la tache; Dieu a dû prévoir que tous nos législateurs, depuis Minos jusqu'à Robespierre, ne sauraient qu'enraciner les fléaux connus, indigence, fourberie, oppression, carnage.

Connaissant, avant même de nous créer, cette impéritie et ces résultats déplorables de la législation humaine, Dieu nous aurait donc donné à plaisir une tache au-dessus de nos forces, et qui aurait été si légère pour les siennes! Quels motifs aurait-il eus pour se refuser à nous donner un code étayé d'attraction? Il y a sur cette lacune sextuple alternative :

4° Ou il n'a pas su nous donner un code garant de justice, vérité, attraction industrielle ; dans ce cas il est injuste à lui de nous créer ce besoin, sans avoir les moyens de nous satisfaire, comme les animaux, pour qui il compose des codes sociaux, attrayants et régulateurs du système industriel.

2° Ou il n'a pas voulu nous donner ce code ; dans ce cas il est persécuteur avec préméditation, nous créant à plaisir des besoins qu'il nous est impossible de contenter, puisque aucun de nos codes ne peut extirper les fléaux connus.

3° Ou il a su et n'a pas voulu ; dans ce cas il est l'émule du démon, sachant faire le bien et préférant faire le mal.

4° Ou il a voulu et n'a pas su ; dans ce cas il est incapable de nous régir, connaissant et voulant le bien qu'il ne saura pas faire, et que nous saurons encore moins opérer.

5° Ou il n'a ni su ni voulu ; dans ce cas il est au-dessous du démon qu'on peut bien accuser de scélératesse, mais non pas de bêtise.

6° Ou il a su et il a voulu ; dans ce cas le code existe, et il a dû nous le révéler; car à quoi servirait ce code, s'il devait rester caché aux humains à qui il est destiné ?

La conclusion sur les six alternatives est que le code existe* 00 devait donc le chercher, puisque J. C. nous dit que nous ne

.37 > « ONPIRM M ■

trouverons qu'autant que nous chercher rite et invenie-

fit, puisait' et aperietttr vo

On n'aurait pas douté un seul instant de ce code, si l'on eût combien il est aisé à Dieu de nous accorder cette laveur. En eflet, pour nous délivrer du fléau des Fausses lumières, pour nous donner un code propre aharm nos relations

tiques, industrie! qu'en coûte-Mi à Dieu 7 RIEN:

oui. rien du tout. Il n'a pas même besoin de génie dont sansd< il est bien pourvu; il lui suffit de vouloir ; car d'après la faculté que lui seul possède, d'après son pouvoir d'imprimer attraction, le plus mauvais code composé par lui, et étayé d'attraction, se soutiendrait de soi-même, et s'étendrait à tout le genre humain par l'appât du plaisir ; tandis que le meilleur code composé par les hommes, ayant besoin d'être étayé de contrainte i supplices, devient une source de discordes et de malheurs, par la seule absence d'attraction pour l'exécution dv^, In toutes les constitutions des hommes s'écrouleraient-elles a Tins tant, si on cessait de les soutenir de sbires et de gibets.

( )n peut de là tirer une conclusion bizarre, mais fort juste ; c'est que notre bonheur ne peut nattre que des lois divines, lors même que Dieu serait moins habile en législation que les philosophes.

Que sera-ce dune si Dieu est leur égal en génie, eo qu'on peut iumer sans leur faire injure. le ne fût-il que l'égal des

leurs en . aura toujours un titre de supériorité inappré-

ciable, en ee qu'il sera soutenu de l'attraction passions

de bonheur pour ceux qui obéissent. L'homme est plus heureux d'obéir à une mattresse que de commander àunescli n'est pas de la liberté seule que natl le contentement mais i (\f la convenance d'une fonction avec h i de celui qui

l'exei

\.;i i ; rré de faire notre bonheur par un code

attrayant, fùt-il inférieur en -, i ceux des homme*

d'autre port, Dieu est assuré de rwesveir tomber dans le malheur SOUS tous les OOdea Tenant de le raison humaine, par cela seul qu'ils ne Seront pd& oUrayanfs; ear le législateur homme

n'a pas la faculté de nous imprimer attraction pour ses percepteurs, sbires, gamieaires, conscriptions et autres perfectibilités d i chai i' b civilisées, qu'en dit libérales.

neidératiom qui n'ont p;i> pu échapper a ht lageaai di- Tine, ont dû la déterminer a nous donner un code social quel-

conque, ctayé du ressort d'attraction passionnée. Ces mêmes considérations devaient, stimuler les hommes à rechercher si ce rode divin qui régirait tout par attraction, n'est pas existant et ignoré par suite des méthodes vicieuses de la science, qui n'aura su, ni le dérouvrir, ni même le chercher. 11 fallait donc mettre en question par quelles voies on devait procéder à la recherche et à la détermination de et) code. Tout raisonnement sur ce sujet eût conduit à mettre au concours l'étude analytique et synthétique (h l'attraction passionnée, facile étude qui est l'épouvantai! des philosophes, et qui est pourtant la seule voie diiecte et méthodique pour s'élever à l'invention du calcul de l'harmonie socictaire.

Si nous en étions au coup d'essai, aux premiers âges de civilisation, nous serions peut-être excusables de fonder quelque espoir de bien social sur nos propres lumières, sur ces constitutions philosophiques qui ont tant pullulé depuis un demi siècle. Maïs nous sommes amplement désabusés par une longue expérience, nous n'avons évidemment rien de bon à espérer de nos quatre sciences, Monde, Métaphysique, Politique et Economisme. Vingtcinq siècles d'épreuve ont prouvé qu'elles sont autant de cercles vicieux qui, loin de remplir aucune de leurs professes, ne donnent que des fantômes de garantie et ne savent que faire éclore de nouvelles calamités, aggraver tous les fléaux qu'elles promettaient d'extirper.

Il faut le redire : dans cette Angleterre, foyer de l'industrialisme, la capitale, (30), à elle seule, contient deux cent trente mille indigents; les provinces en proportion ; et le secours annuel de deux cents millions aux pauvres, ne sert qu'à y perpétuer une misère et un esclavage dont les tableaux font horreur. Voilà les fruits de la nouvelle chimère d'industrialisme, et le sceau de réprobation pour ce siècle qui, rétif aux instructions de l'Evangile, ne veut point juger l'arbre a son fruit, se défier des faux savants, espérer en Dieu seul et chercher son code si on veut le découvrir, {t'oyez II, 2o8, le tableau des absurdités sans nombre "ii serait tombé Dieu, s'il eût manqué à la composition et révélation d'un code social attrayant.)

D'après cet aperçu de- égarements de l'esprit humain en calcul des destinées, il est bien évident que la saine partie des civilisés, la classe qui su ditelseeroit pieuse, est tombée dans la même erreur que \v< impies, dans la défiance de la pro\iden<v. et surtout de

Y universalité de celle présidence. Le plus grand outrage à lui faire, est de la croire limitée , partielle, insuffisante , selon l'opinion civilisée. Ceux mêmes qui écrivent centre l'indiOérence en matière de religion, SOnl coupables de cette apathie qu'ils dénoncent; coupables du manque de foi et d'espérance, puisqu'ils ont refusé de chercher le i a cial di\in , et qu'ils Ont, par le jait, secondé les philosophes tous ligui - pour empêcher l'étude des sciences vierges et négligées 37 , conduisant à l'invention de ce code.

Jésus-Christ nous dit delà secte philosophique: ce sont aveugles qui conduisent des aveugles; niais quel redoublement de déraison! Ces aveugles, qui reconnaissent que la philosophie les a conduits en faus-e route, ce siècle qui déclame contre l'irréligion, soutient la prétention sacrilège des philosophes a dépouiller Dieu de la législation; il doute encore de l'intervention de Dieu, quand il est évident que Dieu, par l'attraction, dicte des lois sociales à toul l'univers. La théorie Newlonienne. dont notre siècle s'enorgueillit, lui a révélé cette vérité et il persiste a la méconnaître : il repousse le code divin qui lui est apporté. donc pour notre siècle que l'Évangéliste a dit : u Ht la lumière « est venue des ténèbre-, et les ténèbres ne l'ont point comte prise. » (S. Jean, ch. I.)

J'ai pu leur paraître bizarre lorsque j'ai dit, au début de cette homélie : Les nations modernes se sont perdues par défaut de foi et d'espérance en Dieu\ langage ridicule aux yeux d'un néralion habituée à railler sur ce qu'elle ne comprend pas de prime abord. Quand Voltaire plaisante sur ce que la nouvelle Jérusalem aura oOO lieues de haut, il ignore que c'est une allusion aux ">00,000 phalanges que formera, dans son début, l'harmonie sociétaire ou nouvelle Jérusalem.

Combien citerait-on de ces allégories qui, par leur style oriental, semblent risibles a nos esprits forts, et qui seront de- tableaux aussi gracieux que fidèles, dès que l'esprit humain aura quitté le sentier des fausses lumières! Par exemple, nous voyons que J. C. n'adopte que les nombres Xll el VII j qu'il choisit l£ apôtres, et leur promet 1 1 tronc- au jour de la régénération ; un emblème de l'harmonie qui ri i sur le règne d< - 1 1 pas-

sions. Par analogie, J. C. a dû choisir douze colonne- de M doctrine, et admettre parmi les douze, un traître, un Judas, image de la passion dite Iknde familh , qui e>t source du mal, germe

de l'industrie morcelée et de la fausseté en relations sociales.

Négligeons ces détails qui sont hors de notre sujet; bornonsnous à signaler les torts intelligibles selon les lumières actuelles : il est évident que sous un vernis de sentiments religieux, nos hommes pieux ne sont que des philosophes mitigés, des sceptiques niant les propriétés primordiales de Dieu (352). Ce sont des fauteurs de l'incrédulité, doutant de la suffisance de Dieu, sanctionnant la prétention des hommes à faire des lois sociales, comme si Dieu avait pu oublier d'en faire.

Les voilà confondus par la découverte du code social divin. S'ils persistent à soutenir cette philosophie qui veut ravir à Dieu la prérogative de législation, il faut se borner à leur répondre : jugez l'arbre à son fruit, voyez quels fruits a produits la législation humaine, Indigence, Fourberie, Oppression, Carnage, et tant d'autres fléaux inséparables du régime civilisé et barbare ; concluez-en qu'il eût fallu depuis long-temps chercher l'issue du labyrinthe où la raison est égarée : quxrite et invenietis.

Lorsqu'enfin un homme a cherché et trouvé le code dont vous désespériez, quelle conduite devez-vous tenir à l'égard de cette invention? Êtes-vous sensés si vous la diffamez avant qu'elle n'ait subi un examen régulier ? Vous accordez aux chimères d'athéisme de la secte Owen vingt épreuves dans autant d'établissements qui trouvent des fondateurs en Europe et en Amérique, et vous ne voulez pas même permettre accès à la véritable théorie sociétaire! Rougissez de cet acte de vandalisme ; c'est pour vous que 1 evangéliste a dit : La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres, parce que leurs actions étaient ?nauvaises (S. Jean, ch. III) ; parce que leurs sciences trompeuses, dites morale et politique, ne pouvaient supporter aucun parallèle avec la science de vérité, avec l'oracle des décrets divins, le calcul mathématique de l'attraction passionnée.

Hommes qui préteniez à la piété, et qui ne croyez pas à l'universalité de la Providence, à la transmission de son code, vous êtes dans l'erreur, voulez-vous y persévérer ?

Errart humanum est, perst mare autem diabolicum. Vous pratiquez l'égoïsme et non la piété; vous ajoutez, au défaut de

foi et d'espérance, le défaut de charité , vice dont S. Paul nou? «lit : « quand j'aurais toute la foi possible, jusqu'à transporter ! montagnes, si je n'ai la charité je ne suis rien. » (Bp; aux Corintht )

pour l'ammir du prochain, un tribut d'études, une exploration <ir<irr Dieu ; vous dei

au moins m< ltreau< Lte recherche : et vous ;

indolence, éludé la ta îh >, laissé le champ libre aux phll

ml à quelques déclamations contre leur malfaisance,

simulaci religieux : \ - pervers

J. G. a dit : « Ce ; - ivres, mais leur

ilte qu'ils me rendent est vain et • frivole, puisqu'ils enseigna maximes ordonnances

■•• humai: -. M v; mi. eh. XV. )

raies précis, la condamnation i •:x qui croient à la de ces i

i qui j

de ce!

me du quii .

. qui tues l< s proph ra toi. • Tes

n disant : a Malheur à \ qui bâti aux aux .

»si nous du temp

XI, S. MaTTO. XXlil.

Tel est aujourd hui v< l'opinion; •le vr is savant

iii\( n leurs que la p I : ser,

~t que man tenu de vandali

I rous, homme - pieux, q i Dieu < naul

le i irti des phi I 3 ennemia de t erte, faisanl

eomi bâtir la maison du

buth, cai \

TIRÉE DES SAINTES ÉCRîTl'!. 379

risez la philosophie, en étouffant la théorie d'attraction passionnée, interprète du code divin,

Vous avez depuis vingt siècles servi Dieu en vaines paroles, en stériles holocaustes ; faites enfin quelque chose pour la foi et la charité ; fondez la maison de Dieu, la phalange d'essai en Usrmonie sociétaire, essai qui ralliera subitement le globe entier sous la bannière divine et qui combler. '..esse et de gloire tous les

fondai- urs, i s coopérateurs secondaires.

Que sont vos entrepris* - raffinements de barba-

rie pour river les fc: ir la réduction du salaire, et

par rem; .t de la classe pauvre dans les bagnes indus-

triels, nommés grandes manufactures, qui ne lui assurent ni bienêtre, ni retraite. Ces vexations mercantiles sont réprouvée I. C. et des Pères de l'Eglise. S. Chrysostome nous dit qu'un marchand ne t aurait être agréable à I)teu, et Jésus battait de verges les marchands; il les chassait du temple en leur disant : fous faites de ma maison une caverne de voleurs.

Jusqu'ici, il a pu vous sembler difficile de lutter contre le prêtée qu'on appelle commerce. Vous ne saviez par quel point l'aUaq car il maîtrise les gouvernements même

: la Providence vous envoie un guide qui i les côtés

faibles de Vh) rcantile, et qui, par inauguration du r<

rera du ce veau d'or, idole digne d'une euglès qui conduisent des aveu .oie digne des philo-

sophes modem

El toi, Capharnaiïm 'toi, philosophie), t .'élèveras-tu toujours

[u'au cieux? Non, tuseï pitée jusqu'au fond des en-

» fers. » (S. Luc, ch. X.) Voilà votre arrêt, sophistes ennemis

attraction, ennemis des richesses et de l'harmonie; .1 vous l'a dit : « Vous êtes des sépulcres blanchis qui, laos,

«sont pleins de pourriture. Serpents, rare d ment

)> pourrez-vous éviter d'être condamnés au feu éternel ,tii..

ch. XXI1T. ) a Quelle secte a nérité d'être plongée dans la

>■ géhenne, OÙ il n'y a que pleurs et grincements de dents ?

Laissons à Dieu le soin de vous juger, et de discerner s'il irmi vous quelques-uns que-

là et cendre ; hâtez-vous, comme l'hérésiarque

<;r.NTii.i<. de faire abjuration publique el de déchirer vos livres. Votre châtiment, d rlesnal ever

au bonheur et à l'opulence, en foulant aux pieds vos doctrines

perfides. Vous-mêmes livrerez aux flammes ces bibliothèques, dépôt humiliant de contrad'u lions et d'erreurs; tandis que les nations, délivrées de leurs chaînes , s'introniseront dans la nouvelle Jérusalem, en disant avec Siméon : i Seigneur, nous » avon- ;i—v. vécu, puisque nous avons vu l'oeuvre de votn » ^es-^e, le code sociétaire que vous ave/, préparé pour le bonheur » de tous les peuples. »

Alors le monde entier retentira de malédictions contre les lois des hommes et contre les infâmes sociétés civilisée et barbare ; alors les peuples, comblés de richesses, de délices, et trouvant les voies de fortune dans la pratique de la vérité, -raieront dans une sainte ivres-e : a Voici venir le- jours de miséricorde promis

par le Rédempteur disant: Heureux ceux qui ont faim et soif » de justice, car ils seront rassasiés. ( S. Muni., oh. V. I d M'aiment par l'harmonie sociétaire que Dieu nous manifeste >» l'immensité de .a providence, et que le Sauveur, selon sa pro- • phétie, vient à nous dans toule ta gloire de son père. C'esl le i règne du Christ; il triomphe, il BSt vainqueur : CflAISTUS

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