‹ Œuvres complètes: comédies, drames (volume 2)Chapitre 119 sur 156 · COMÉDIES — I) I{ A M K S · texte numérisé non relu

COMÉDIES — I) I{ A M K S

MARGUERITE, à Conj^ad qui les donne au prince.

A ce soir, monsieur Conrad, car nous avons à la résidence un bal.

GALAOIl.

Je m'en vante !

MARGUERITE

Où la grande-duchesse vient d'inviter ses jeunes officiers.

GALAOR

Développement de mon système I

CONRAD

Et si mademoiselle de VValdeck, car il faut s'y prendr d'avance, daignait me promettre une valse...

MARGUERITE, vivement et avec grâce.

La première.

MAX, à part, avec dc;pit.

Il valse, lui ! Et il valse bien, très-bien, je le parierais et je le verrais là... sous mes yeux!... Un lieutenant l'en portersurun général!... Non, morbleu!... (naut.) Lieutenai Conrad, vous savez qu'en qualité de mon aide de cam vous êtes ce soir de garde ici ?

MARGUERITE

Dans cette tente?

MAX

Qui est la mienne.

MARGUERITE

Mais vous la quitterez ?

C'est la consigne.

MARGUERITE

Et pendant votre absence?...

MAX

C'est la consigne.

LA P' f l [ L E U S K

CONRAD

Mais, monseigneur...

MAX

Vous resterez aux arrêts jusqu'à ce soir.

MARGUERITE

Pourquoi ?

MAX

Pour avoir répondu.

CONRAD

Moi, monseigneur ?

MARGUERITE

Oh!...

MAX, avec colère.

Et, pour avoir répliqué, vous y resterez jusqu'à demain !

MARGUERITE

Ah! Monseigneur!... (s'adressant à Galaor.) La grande-duchesse assiste à la revue, n'allons-nous pas l'y rejoindre, monsieur le baron ?

GALAOR, à Marguerite.

Trop heureux, mademoiselle, de vous offrir mon bras !

MAX, à part.

Insensé ! Maladroit que je suis!... n'avoir su contenir un dépit... qui, après tout, peut-être, n'a pas le sens commun. (Ras, à Marguerite.) Daigncz, mademoiselle, agréer mes excuses, et pardonner à mon manque d'égards. Je ne comprends pas comment j'ai pu refuser... J'accorde tout.

MARGUERITE, avec fierté.

Moi, je ne veux plus rien.

MAX

Ah I Vous êtes fâchée ?

MARGUERITE

Non pour moi, monseigneur, mais pour vous.

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