COMÉDIES — I) I{ A M K S
MARGUERITE, à Conj^ad qui les donne au prince.
A ce soir, monsieur Conrad, car nous avons à la résidence un bal.
GALAOIl.
Je m'en vante !
MARGUERITE
Où la grande-duchesse vient d'inviter ses jeunes officiers.
GALAOR
Développement de mon système I
CONRAD
Et si mademoiselle de VValdeck, car il faut s'y prendr d'avance, daignait me promettre une valse...
MARGUERITE, vivement et avec grâce.
La première.
MAX, à part, avec dc;pit.
Il valse, lui ! Et il valse bien, très-bien, je le parierais et je le verrais là... sous mes yeux!... Un lieutenant l'en portersurun général!... Non, morbleu!... (naut.) Lieutenai Conrad, vous savez qu'en qualité de mon aide de cam vous êtes ce soir de garde ici ?
MARGUERITE
Dans cette tente?
MAX
Qui est la mienne.
MARGUERITE
Mais vous la quitterez ?
C'est la consigne.
MARGUERITE
Et pendant votre absence?...
MAX
C'est la consigne.
LA P' f l [ L E U S K
CONRAD
Mais, monseigneur...
MAX
Vous resterez aux arrêts jusqu'à ce soir.
MARGUERITE
Pourquoi ?
MAX
Pour avoir répondu.
CONRAD
Moi, monseigneur ?
MARGUERITE
Oh!...
MAX, avec colère.
Et, pour avoir répliqué, vous y resterez jusqu'à demain !
MARGUERITE
Ah! Monseigneur!... (s'adressant à Galaor.) La grande-duchesse assiste à la revue, n'allons-nous pas l'y rejoindre, monsieur le baron ?
GALAOR, à Marguerite.
Trop heureux, mademoiselle, de vous offrir mon bras !
MAX, à part.
Insensé ! Maladroit que je suis!... n'avoir su contenir un dépit... qui, après tout, peut-être, n'a pas le sens commun. (Ras, à Marguerite.) Daigncz, mademoiselle, agréer mes excuses, et pardonner à mon manque d'égards. Je ne comprends pas comment j'ai pu refuser... J'accorde tout.
MARGUERITE, avec fierté.
Moi, je ne veux plus rien.
MAX
Ah I Vous êtes fâchée ?
MARGUERITE
Non pour moi, monseigneur, mais pour vous.