SCÈNE XllI
Les mêmes ; GALAOR.
GALAOR, qui vient d'entrer par la porte du fond, s'avance près de Max.
Notre auguste souveraine m'en avait chargé, car elle venait
de m'envoyer, non pour arrêter Votre Altesse, mais pour la rappeler près d'elle,
MAX, s'inclinaut.
Serait-il possible, vous, ma tante?...
GALÀOR.
Vous couriez après le bonheur... et il vous attendait ici.
(il présente au prince le papier signé par la duchesse.) LlSCZ plutôt. MAX, lisant.
Oui, la signature de ma tante. t( Amnistie générale. — Permission au prince Max, mon neveu, et à ma pupille, la princesse de V^'olfenbuttel, de se marier ensemble ou séparément, selon le choix de leur cœur. »
TOUS
0 ciel !
GALAOR, prenant le papier et achevant,
« Signé : Dorothée, duchesse régnante de Brunswick. Contre-signé par nous, baron Galaor, grand maréchal du palais. »
LA DUCHESSE, étonnée, regardant Galaor.
Comment... une telle faveur!...
GALAOR, s'inclinant.
Est bien peu de chose sans doute, auprès de celle que je viens d'obtenir.
Marguerite, mon bonheur commence!
CONRAD, à demi-Yoix, à Thécla.
Et moi, hélas ! Le mien finit.
THÉCLA, souriant.
Ce rôle d'un jour vous a-t-il paru bien long et bien pémble?
CONRAD
Ahl madame!
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THÉCLA
Continuez-le donc... Conrad, voici ma main.
CONRAD
Ah! C'est impossible!... Je ne sais si je veille!...
MAX
Et moi, j'ai peine à comprendre... Vous n'étiez donc pas son mari?
CONRAD
Moi? Je ne sais rien. (Montrant Thécin.) Demandez-le-lui.
LA DUCHESSE, à Galaor.
Ainsi, vous m'aviez donc trompée?
GALAOR
Jamais! J'ai toujours dit à ma souveraine que la princesse n'était pas mariée... mais, dès demain, grâce à vous, ils le seront tous... et je m'étonne que l'aspect de tant d'unions heureuses n'inspire pas à Votre Altesse l'idée de donner aussi sa main...
LA DUCHESSE, avec indignation.
Baron!
GALAOR, s'inclinant et à voix basse.
La main gauche, Altesse, la main gauche!
(Max et Marguerite, Conrad et Thécla s'avancent vers la duchesse pour la remercier.)