‹ Œuvres complètes: comédies, dramesChapitre 150 sur 199 · ÉRIC, RANTZAU · texte numérisé non relu

ÉRIC, RANTZAU

rie s'est montré à gauche pendant que Rantzau et Falkenskield remontaient le théâtre.)

ÉRIC

Eh bien 1 monsieur le comte?... je brûle d'impatience...

RANTZAU, froidement.

Vous êtes nommé, vous êtes lieutenant.

ÉRIC

Est-il possible I

A la sortie du conseil j'irai chez votre père choisir quelques étoffes, et je vous porterai moi-même votre brevet.

ÉRIC

Ah!... c'est trop de bontés.

RANTZAU

Un avis encore que je vous donne, à vous, sous le sceau du secret. Votre père est imprudent... il parle trop haut... cela pourrait lui attirer de fâcheuses affaires...

ÉRIC

En voudrait-on à sa liberté?...

RANTZAU

Je n'en sais rien, mais ce n'est pas impossible. En tout cas, vous voilà avertis... vous et vos amis, veillez sur lui... et surtout du silence.

ÉRIC

Ah 1 l'on me tuerait plutôt que de m'arracher un mot qui

pourrait vous compromettre, (prenant la main de Rantzau.)

Adieu... adieu, monseigneur.

(Il sort.)

BERTRAND ET RATON

RANTZAU

Brave jeune homme !... qu'il y a là de générosité, d'illusions et de bonheur ! (Avec tristesse.) Ah ! que ne peut-on rester toujours à vingt ans I (souriant à part lui.) Après tout, c'est bien vul... on serait trop aisé à tromper... Allons au conseil !

(il sort.)

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