‹ Œuvres complètes: comédies, dramesChapitre 95 sur 199 · AMÉLIE, ADÈLE · texte numérisé non relu

AMÉLIE, ADÈLE

ADÈLE

Une seule chose m'inquiète maintenant... ce sont ces lettres... ce portrait que Rodolphe a entre les mains.

AMÉLIE

C'est ta faute. Je t'ai dit vingt fois de ne pas écrire. Tu veux toujours n'en faire qu'à ta tête.

Il n'en a que trois, et il m'a bien promis devant toi de me les renvoyer demain par son valet de chambre...

— DRAMES

AMÉLIE

Espérons-le... Allons, va -t'en vite...

ADëLE, montrant la porte à gauche.

De ce côté?...

AMÉLIE

Eh ! non... Tu serais vue par cet étranger...

ADÈLE

Eh 1 mais, j'y pense maintenant. Nous sommes là à parler tout haut, et l'on entend de ton petit salôn tout ce qui se dit

AMÉLIE

Qu'importe 1... Cet étranger ne sait peut-être pas le français... (Lui montrant la porte opposée.) PasSO ici à droite, par Cet

escalier dérobé.

ADÈLE

Adieu encore... (EUe l'embrasse.) N'oublie pas d'envoyer mon chapeau, mon mouchoir et ma lettre à madame Longpré.

AMÉLIE

Sois tranquille. Attends donc, je descends avec toi... La porte du bas de l'escalier est fermée, j'en ai la clef... (Elle

prend la clef dans le tiroir de la toilette et sonne ; le domestique parait

sortant de la porte à gauche.) Dites à ce monsicur d'cntrcr et d'attendre ici, je remonte à l'instant.

(Elles sortent par la porte à droite.)

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