‹ Œuvres completes d'Alexis de Tocqueville PubliéesChapitre 10 sur 48 · SUR LE MARQUIS DE MIRABEAU · texte numérisé non relu

SUR LE MARQUIS DE MIRABEAU

sion tranquille, l'aisance et les agréments de la vie, jamais de considération (p. 89). »

Un noble du qualorzième siècle n’eût pas dit cela. Un noble anglais du dix-huitième ne l’aurait pas dit non plus. Dans le premier cas le noble était le riche. Dans le second, le riche devenait noble. C’est l’ordre naturel et nécessaire. La séparation durable de la noblesse et tic la richesse est une chimère qui aboulil toujours après un certain temps à la destruction de la première ou à l’amalgame des deux

Voyez comment parlaient du peuple ses défenseurs. Le marquis de Mirabeau faisant le résumé de son livre, formule celte maxime : qu’il faut au peuple, considéré comme bête de somme , sa charge et son entretien; cl que la politique la plus dure et la plus intéressée doit avoir soin des pauvres (p. 252).

Ce ( jue le marquis de Mirabeau tient de sa naissance , des traditions de sa classe :

L’idée de la noblesse, moins encore comme aristocratie que comme casle.

« Le prince peut admettre au corps de noblesse ceux des hommes nouveaux qui se sont distingués par des services militaires ; mais s’il prétend que sa patente puisse accorder celte distinction pour service rendu dans un autre ordre, et attribuer à cette patente nn autre effet que d’en-

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