H ARGUER [TB
J'obéis... Je lais un mariage de raison.
LA COMTESSE
Quelle sagesse! quelle obéissance! Tu rue ferais rire, malgré que j'en aie... Eli bien, ma chère, tu ne l'aimes pas, tu ne l'aimeras même jamais, si lu veux, j'y consens; mais il ne te déplaît pas, et il te plaira.
Tristement,
Va, tu seras heureuse!
M ABGUEIUTE.
Je n'en sais rien.
LA COMTESSE
Moi, je le sais, et avec sa légèreté, je ne te donnerais pas à lui, si j'en connaissais un plus digne. Je ne dirai pas comme toi que je le trouve incomparable...
MARGUERITE
Vous me désolez.
LA COMTESSE
Non, non ; mais ce que je sais fort bien, c'est que, malgré celle apparence d'etourderiect de frivolité, M. de Pré vannes est un ami sur, un homme de cœur, tout à fait capable de servir de guide, dans ses premiers pas, à une enfant i|ui, ne t'en déplaise, . .
MARGUERITE
Lui, me servir de guide!... Ah! je prétends bien... pour cela, nous verrons...
Sans doute, tu prétends bien...
L'Ait E ET LU RUISSEAU.
MARGUERITE
Oui, je prétends, s'il a du cœur et de l'honneur, en avoir (oui autant que lui; je prétends savoir me conduire; je prétends qu'on ne n:e guide pas ; je ne souffrirai pas qu'on me guide ; je sais ee que j'ai à l'aire, apparemment; je prétends être maîtresse chez moi. Et s'il a de ces ambitions-là...
LA COMTESSE
Eh bien?
MARGUERITE
Eli bien I qu'il ose me le dire en face, je lui apprendrai... qu'il se montre!... Ah! monsieur de Prévannes, vous vous imaginez...