‹ Œuvres complétes d'Alfred de Musset Œuvres posthumesChapitre 61 sur 106 · H ARGUER [TB · texte numérisé non relu

H ARGUER [TB

J'obéis... Je lais un mariage de raison.

LA COMTESSE

Quelle sagesse! quelle obéissance! Tu rue ferais rire, malgré que j'en aie... Eli bien, ma chère, tu ne l'aimes pas, tu ne l'aimeras même jamais, si lu veux, j'y consens; mais il ne te déplaît pas, et il te plaira.

Tristement,

Va, tu seras heureuse!

M ABGUEIUTE.

Je n'en sais rien.

LA COMTESSE

Moi, je le sais, et avec sa légèreté, je ne te donnerais pas à lui, si j'en connaissais un plus digne. Je ne dirai pas comme toi que je le trouve incomparable...

MARGUERITE

Vous me désolez.

LA COMTESSE

Non, non ; mais ce que je sais fort bien, c'est que, malgré celle apparence d'etourderiect de frivolité, M. de Pré vannes est un ami sur, un homme de cœur, tout à fait capable de servir de guide, dans ses premiers pas, à une enfant i|ui, ne t'en déplaise, . .

MARGUERITE

Lui, me servir de guide!... Ah! je prétends bien... pour cela, nous verrons...

Sans doute, tu prétends bien...

L'Ait E ET LU RUISSEAU.

MARGUERITE

Oui, je prétends, s'il a du cœur et de l'honneur, en avoir (oui autant que lui; je prétends savoir me conduire; je prétends qu'on ne n:e guide pas ; je ne souffrirai pas qu'on me guide ; je sais ee que j'ai à l'aire, apparemment; je prétends être maîtresse chez moi. Et s'il a de ces ambitions-là...

LA COMTESSE

Eh bien?

MARGUERITE

Eli bien I qu'il ose me le dire en face, je lui apprendrai... qu'il se montre!... Ah! monsieur de Prévannes, vous vous imaginez...

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