SCÈNE XI VALBRUN, MARGUERITE
va i, br on.
C'est vous, mademoiselle Marguerite 1 Venez, c'est le eiel qui vous envoie.
MARGUERITE
Comment, le ciel ? c'est ma cousine. Est-ce que M. de Prévannes est parti?
VALBRIIM.
Oui, il vient de partir. .. ah ! qu'il est heureux I.., vous ne songez qu'à lui... vous l'aimez.,. Eh bien ! sachez donc...
MARGUERITE
Oh! je l'aime, je l'aime... halte-là ! Vous décidez bien vite des choses. Maïs qu'avez- vous, bon Dieu? Vous me feriez peur.
VALBItUN.
Sache/, qu'on nous trahit tous deux.
Qui, Ions deux?
VAI.DRUN.
Vous et moi.
Si ARGUER '<=:.
El. f|iii est. le traître?
VALBRUN
O'csl mon perfide ami, votre indigne amant !
Oh!... oh!... voilà des expressions!... C'est enrore M. de Prévannes que vous baptisez, de cette façon-là?
VALRRUK.
Oui, lui-même.
MARGUERITE
Vous vonii .'. rire.
VAIiBRUH.
Non pas, je n'en ai nulle envie.
MARGUERITE
Ht (pielle est celle raison?
VA1.RRUN.
Tenez, mademoiselle, lisez ce billet.
MARGUERITE, lisnnt.
:< Si je veux vous en croire, madame.. »
VAI.BRUK.
Voyez, je vous prie, voyez, mademoiselle, s'il était possible de s'attendre...
MARGUERITE, lisant, a Que rien ne relarde plus mon bonheur... »
Iflt
fKUVUES POSTHUMES.
Qu'en pensez-vous? A quelle femme osc-t-on écrire d'un pareil style? Y a-t-il rien an monde de {tins impertinent, de plus insolent?
M \ RGUER1TK.
A dire vrai...
VALBRTÎH.
Y est-il pas visible que, pour écrire ainsi à une femme, il faut s'en supposer le droit? el encore peut-on l'avoir jamais'? Et la comtesse tolère un pareil langage 1 Mademoiselle, il tant nous venger ! MARGUERITE, lîjnill Imijutirs.
« Mais est-ce assez de me le dire!... h
V Al. BRUN.
Vous lise/, attentivement.
HÀRGUF.IUTE.
(lui, je m'écoute lire... VA vous voulez que nous nuits vendions? Comment cela'.'