‹ Œuvres complétes d'Alfred de Musset Œuvres posthumesChapitre 82 sur 106 · NARGUER TTE · texte numérisé non relu

NARGUER TTE

flans son chapeau !

VALIIIIUN.

Oui, là, sur cette chaise.

Monsieur de Valbrun, on s'est moqué de vous.

VAMIUUN.

One voulez-vous dire? Cette lettre...

h a ncn&niTE.

Cette lettre ne peut être qu'une plaisanlerie.

VAT.BIIUN.

Une plaisanterie! Elle serait étrange. El. qui vous le Fait supposer ? Est-ce un complot, un piège qu'on me tend? Parles, en étes-vons instruite?

MARGUERITE

l'as le moins du monde; mais c'est clair comme le jour.

VALBRUH,

Comment 1 expliquez-vous, de grâce. Si c'est un piège, et si vous te savez,...

IfiO (EDÏRES POSTHUMES.

MARGUERITE

Non, je ne sais rien, mais j'en suis sûre.

l'ofeml h lellrc.

« Si je yeux vous en croire, madame... » Ail ! ah ! ah I

Elle rit.

Et vous prenez cela, ali ! ali ! pour argent comptant!... ali! ah! mon Dieu, quelle folie!... et vous croyez que nia cousine... que M. de Prévannes... ah ! ciel !... et vous ne voyez pas que c'esl impossible... ah ! ah!...

VAIBRUH.

En vérité, je ne vois pas...

MARGUERITE, riant toujours.

Àhl ali! ah! ce pauvre baron... qui ne voit pas... qui ne s'aperçoit pas... Ah I ah I à cause île (.cla... Votre sérieux me fera mourir de rire, cl vous voulez m'épotiser, ah ! ali !... je vous demande pardon, mais c'est malgré moi... Ah ! ah! mais c'est impossible!... Cela n'a pas le sens commun!... ah ! ali !...

vàlbuum.

Ma foi, mademoiselle, eu vous montrant celte lettre, je ne croyais pas tant vous égayer. Mais qu'il y ait un piège ou non là-dessous...

MARGUERITE, Puisque je vous dis que je n'en sais rien, VAI.BRUNi

Kl je sais, moi, ce que j'ai à faire. Adieu, mademoiselle Marguerite.

L'ANE ET I.E RUISSEAU. 187 NAIIGUEBITE, Où allez-vous'.' Venez avec moi, chez ma cousine; tout s'éclaircira.

VALBItUK.

Votre cousine, je ne la reverrat de nies jours... ni vous non plus... ni aucune personne... excepté une... Riez, si vous voulez!... J-e souhaite que vous n'appreniez jamais ce qu'une trahison peut nous l'aire souffrir !. . . Ah!... je suis navré I désespéré!... Malheur à lui! malheur à moi!...

Adieu, adieu, mademoiselle!

MA n GUERITE.

Ecoutez donc.

VALVIIUH.

Adieu, adieu I

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