‹ Œuvres complétes d'Alfred de Musset Œuvres posthumesChapitre 84 sur 106 · M A H€ I' E RITE · texte numérisé non relu

M A H€ I' E RITE

Eli bien, monsieur, je suis facbée de vous le dire, mais...

PRÉ VANNES

Qu'est-ce donc?

MARGUERITE

Je n'en crois rien.

PUÉVANNF.S.

Vous n'en croyez rien?

Non; vous n'êtes pas aussi Péroné que vous le dites.

PRÉ VA N NES

J'admire combien les petites filles... "

MARGUERITE

Monsieur !

PRÉ VANNES

Combien les jeunes personnes, veux-je dire, se croient aisément sures de nous. Elles le sont, vraiment, plus que d'elles-mêmes.

MARGUERITE

Plus que d'elles-mêmes?

PRÉ VA M NES

Eh ! sans doute. On les prendrait, à les enten- ' dre, pour des prodiges de pénétration, et, pour trois mois de politesse, les voilà qui perdent la léte.

MARGUERITE

Si vous ne voulez que m' impatienter, vous commencez à réussir.

PHÉVAKKES.

J'en serais désolé, mademoiselle, el de peur qtie cela n'arrive, je me retire.

Il foi.it île s'en aller.

MARGUERITE, S pari.

Est-ce qu'il parlerait tout de bon? (llani.) Monsieur de Prévannes!

PRÉ VAN N ES

Mademoiselle î

MARGUERITE

Vous épousez... sérieusement... ma cousine'.'

PRÉVANNES

Oui, mademoiselle.

MAH GUE RITE.

Ooyez-vous que je m'en soucie?

PBÉVAHHRS.

Je ne dis pas cela.

MARGUERITE

.le m'en moque fort.

PHÊVAKNES.

Je n'en doute pas.

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