SCÈNE XIV PRÉVANNES, seul; pui, VALBRUN
PRÉVANNES, seul.
Maintenant, Valbrun, à nous deux! H y a bien assez, longtemps que tu m'impatientes et que lu retardes tous nos projets ; eette fois, morbleu ! je te liens, et mort ou vif, tu te marieras.
VALBRUN
C'est vous, monsieur?
Comme vous voyez. Ce n'est peut-être pas moi que vous cherchiez?
VALBRUN
Pardoanez-moi, monsieur, c'est vous-même, et vous savez sans doute ee que j'ai à vous dire.
PRÊVANNES.
Pas encore, mais il ne tient qu'à vous...
VALBRUN
Je vous rapporte votre chapeau.
PBÉVAHMKS, reprentut son cIidih.hu.
Lien obligé, j'en étais inquiet.
VA LBUUN, lui nionlnijil mi Iclire.
Celle lettre est de votre main'!
PRÉVANNES
Uui, monsieur.
VALBHUH.
El vous comprenez cl 1 qu'elle a d'oulrayeanl puur moi.
IMIÉVAHNEE.
Je ne pense pas qu'il y soit question de vous'.'
VALU 11 IJK.
Et vous savez aussi, je suppose, de quel nom mérite d'être appelé celui qui a osé l'écrire?
PBÉVANNES.
De quel nom?... Le nom est au bas.
VALBHUH.
Oui, monsieur; c'était celui d'un lionnue que j'ai aimé depuis mon enfance, en qui j'avais confiance entière, qui a été, en toute occasion, le confident de mes plus secrètes, de mes plus intimes pensées, et que je ne peux plus appeler maintenant que du nom de traître et de faux ami.
PBÉVAKNES.
Passons, s'il vous piait, sur les qualités.
VALBHUN.
Non-seulement il m'a trahi ; mais, pour le faire, il s'est servi de mon amitié même et de ma confiance.
PKÉ VANNES.
Tassons, de grâce.
VALBRIIN.
Pré tendez-vous me railler?
PRÉ VANN E S.
Non, monsieur, je vousjuiv.
VAL Bit ON.
Que répondrcz-vous donc qui puisse excuser votre, conduite dans cette maison?
PRÉVANNEB.
Te no vois pas qu'elle soit mauvaise.