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sont faciles : ce sont celles auxquelles la nature paresseuse a confié le soin de se faire elles-mêmes. — Celles-là n’ont aucune peine à se conformer aux lois qui se succèdent : elles sont dans l’ordre physique ce que sont dans l’ordre moral les hommes sans idées et sans convictions.
Mais pour celles auxquelles la nature n’a pas témoigné la même confiance, pour celles qui ont reçu leurs formes toutes faites, pour celles qui sont en général les plus belles, il se présente d’immenses difficultés, et il est bien rare qu’elles arrivent à ne pas être vaincues par les premières. Ces charmes un peu artificiels ne doivent être servis aux regards que tout prêts, et il est d’une inconcevable imprudence de laisser pénétrer le public dans les coulisses de ces artistes en beauté.
Eh bien, c’est sur cette imprudence que je veux appeler l’attention des femmes. — Il n’y a pas aujourd’hui dans Paris une seule rue dans laquelle il ne s* trouve une boutique où l’on fasse l’exhibition publiquu aux vitres et dans la montre, — d’objets bizarres en étoffes de crin, — qui trahissent le secret qu’il y a des marchands de hanches et de mille autres choses. . !
Cette révolution ne peut manquer de produire l’incrédulité qui a déjà attaqué et renversé tant de choses,
et qui menace incessamment de renverser le culte «I
ta religion de la beauté.
Je ne parlerai pas de l’inconvenance de semblables exhibitions ; je pense qu’il suffit de ce qu’elles ont d’imprudent et de dangereux pour engager toutes les femmes à défendre à leurs fournisseurs, sous peiuo d’abandon, d’exposer ainsi aux regards ces secrets terribles.
11 est cruel pour les hommes, en passant dans la rue, de voir des choses qui vous forcent à vous demander si votre cœur n’a pas battu plus d’une fois pour des attraits empruntés à la crinière d’un cheval de fiacre, et de dire : « Je ferai peut-être dans quinze jours des folies pour celte étoffe de crin-là. *