CHAPITRE LXIV
DE LA CVRE DE DIABETES'.
La cure se fera selon la dinersité de la cause. Exemple : Si c'est par vne intemperature chaude, le patient sera put gé et saigné. Et faut icy noter, que les quatre semences froides, neantmoins qu'elles soient froides, sont diurétiques, prouoquans l'vrine : parlant en telle indisposition ne conuient en donner au palieiil. Et vsera d'aiimeris froids et a.slrin gens , qui engendrent gros suc , comme ris , orgemondé, et leurs semblables : boira eau froide , ou gros vin astringent , auec bonne quantité d'eau. Et sur les reins et parties dédiées à l'vrine , seront appliquées choses fort froides et narcotiques , prenant indication de la .situation des reins , qui sont sous les muscles lombaires. Parquoy tu dois appliquer les remèdes plus froids, que s'ils estoient superficiels. Donc tu vseras d'huile papaueris albl^ iiisquiaini , opij , seminis portulacœ , lactucœ , aceti , corlich , rnandragorœ , et leurs semblables, soit en linimens, cataplasmes, et onguens, pour estreindre la chaleur estrange , et roborer les parties affectées.
Au contraire , si la cause vient du
. ' c'est, à pari le dernier paragraphe qui ne date que de l.')85, le chap. 13 du Livre de la suppression d'vrinc.
froid , faut changer du tout les remèdes froids , tant par dedans que par dehors : et vsera de viandes plu.stost roslics que boiiillies'.
Ce remède est singulier : faut faire boire de la ceruelle de liéure , cuite etdeslayée en vin clairet, et en donner à boire quand hî malade ira coucher. Ce remède a souvent esté approuué estre excellent pour ceux qui iettent l'vrine inuolontairemeut.
' Ici finissait le chapitre en 1564, et le Livre de la suppression d'urine s'y arrêtai', également; toutefois l'auteur ajoutait en cet endroit une sorte d'épilogue <iui fut naturellement retranché des œuvres complètes.
Le voici :
« Tu te contenteras, amy Lecteur, pour le présent, de ce mien trauail, et ne trouueras hors de raison si ie le donne icy les portraits de beaucoup d'instrumens appcr- Icnans à nostre art, auec leurs noms, priz tant de leur figure que de leur vsaige, et sont en nombre G3 : lesquels ic n'ay peu acconmioder et employer aux liures que maintenant i'ay mis en lumière : mais ce sera, Uif.v aidant, pour ma prallique générale. Ce qui m'a meu les faire mettre à la fin de ces liures, c'a esté la crainte que i'auois qu'ils ne te fussent communiquez estant perdus pour beaucoup d'occasions à quoy les choses humaines sont subieltes. El aussi le desir que i'ay de seruir au public, ensemble de slimulcr les autres à mieux faire. Car assurément c'est chose misérable d'vser des choses incertains, sans y adiouster (s'il en est besoin) ce que ie prie de faire toutes personnes, tant pour l'vlilité de la republique que pour l'acquit de leur vocation, faisants profiter le lalcnl que Dii;i; leur a donné. »
En suite de quoi venait en effet la série des figures d'instruments annoncés. Voyez au reste, sur cette édition, ce que j'ai dit dans mon Introduction, «* Bibliographie d'A. Parc.
OPERATIONS DE CHIRVRGIE.