I.K DIX-IIVJTIEME LIVRF
doiuent aux premiers ion rs faire Icter par quelque panure fille, à lin que le laict mauuais soit euacué, et le bon soit de nouueau engendré : et par ainsi en quelque temps que la mère sera mal disposée, ne doit allaicler son enfant iusques à ce qu'elle soit bien restituée en bonne disposition, et bien purgée de ses vuidanges, de peur dinfecter Tenfant, et ne luy soit communiqué semblable disposition qu'auroit la mère, comme fiéure, flux de ventre, et autres, qui seroit cause de le faire mourir, ou luy imprimer quelque grande maladie , comme tranchées, epilepsie, apostemes, et autres indispositions ' : mesmes les mœurs de leurs nourrices, ioint qu'elles les peuuent changer à d'autres enfans, ce qu'on a veu. Et pour ce ie suis d'aduis, et conseille aux mères d'allaicter et nourrir leurs enfans, non seulement à raison qu'ils ne changent de nourrissement, mais aussi d'autant qu'elles en ont plus grand soin et sollicitude. Marc Au-
' L'édition de 1573 disait : et autres disposiiions; ce qui pour le sens revient au même. Mais après ces mots,elle passait immédiatement au petit paragraphe terminal : El s'il nduient , etc. En 1575, après ces mots: et autres indispositions , l'auteur passait à la phrase suivante : et pour ce ie suis d'aduis, etc., laquelle se continuait ainsi :
« D'autant qu'elles en ont plus gra)id
soin et sollicitude : ce qui nous est manifeste es bestes brutes : telles choses se voycnt aux poulies, lesquelles ont vn soin incroyable de leurs petits, osants assaillir et combattre hardiment pour leur tuition, contre les braucs et farouches animaux, qui auparauanl les fuyoyent et redoutoient, exposants leur vie pour les garder et conserucr. »
Après quoi venait la dernière phrase du chapitre: et s'iladuoioii, etc. Le texte actuel, avec ce passage retranché et quelques autres ajoutés, date de 1579.
rele, empereur romain, dit que les femmes doiuent nourrir et allaicter leurs enfans, à fin qu'elles soyent mères entières et non imparfaites: car la femme est moitié mère pour lenlanter, et moitié pour la nourriture de son fruit, de manière que la femme se peut appeler mère entière, lors quelle a enfanté et nourri son enfant du laict de ses propres mammelles. Car les nourrices n'aiment les enfans d'autruy que d'vne amour supposée, et pour vn loyer mercenaire : mais les mères les nourrissent par vne amitié et grande affection naturelle. Parquoy elles nourriront leurs enfans elles-mesmes s elles peu uent, et que leurs maris le veulent souffrir.
Et s'il aduient que lamerene vueille ou ne puisse nourrir son enfant, alors on luy choisira yne bonne nourrice.