‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 483 sur 511 · CHAPITRE LXXVL · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXVL

DES FPJSSONS ET RIGVEVRS '.

Les filles ne pouuans auoir leurs mois, quelquesfois sentent des frissons et rigueurs ou horreurs aux lombes, et par toute Tespine du dos, et au derrière de la teste. Ce qui leur adulent de la matrice refroidie par les mois retenus nouuelleraent,et non encore corrompus : parce que la matrice qui est membraneuse et nerueuse, communique facilement sa froideur vniuersellemeut au pannicule charneux, mais principalement aux lombes, et à toute l'espine du dos, tant pour-ce que telles parties sont fort

Suite du précédent. Voir la note 2 de , la page 778.

sensibles, que pour-ce qu'elles sont tres-froides , attendu qu'elles sont nerueuses, membraneuses, et osseuses : et en outre fort voisines et contiguës à la partie, c'est-à-dire à l'amarry, où se fait la corruption du sang: menstrual.

Tels accidens se peuuent corriger par application de linges chauds, et onction d'huile laurin, ou autre semblable, ou auec eau de vie, et en frotter toute l'espine du dos. Il sera bon de donner à boire de l'bippocras , ou maluoisie, ou de l'eau de vie où l'on aura dissout vn peu de theriaque, et vu peu dequinte-essence de muguette ou clou de girofle.

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