‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 486 sur 511 · CHAPITRE LXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXIX

DE l'eSVANOUISSEMEiNT ^.

Les filles s'esuanoiiissent souuent pourl'esleuation des vapeurs puantes et pourries, excitées de leurs mois retenus : desquelles le cœur assailli et infecté tombe en syncope : c'est-à-dire grande défaillance des vertus vitales, et par conséquent des animales, qui fait que iesdites filles demeurent immobiles sans aucun sentiment, sans voir, ouyr, parler, sans pouls, que bien obscur, et sans respiration.

Pour les faire reuenir, il les faut faire asseoir en figure moyenne, à fin qu'elles puissent mieux respirer, lasctier leurs babillemens, frotter les cuisses et les Ïambes contre bas auec linges aspres et rudes, leur donner vn air libre, et ferez prouoquer le vomissement ; il leur faut bailler à boire vn peu de theriaque ou methridat dissout en quelque eau cordiale : et

1 Suite du précédent. Voir la note 2 de la page 778.

faire sentir chos3s puantes, et par embas choses odoriférantes, et arrouser la face d'eau rose, vinaigre, et eau de vie. D'auantage leur faut tirer le poil derrière le col, et aussi les oreilles et le nez, et les pinser violentement,pour resueiller les esprits.

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