‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 88 sur 511 · DES PLA.YES D HARQVEBVSES · texte numérisé non relu

DES PLA.YES D HARQVEBVSES

estre osté en poussant outre, mais bien en le tirant par le lieu où il est entré, il le conuient esbranler et mouuoir sag^eraent, si d'auenture il tient fort : se donnant bien garde que le fer ne rompe portion d'iceluy demeurant dedans l'os : ce que pourras faire par l'instrument nommé Bec de Corbin, ou autres propres à ce, cy deuant figurés. Quant-et-quant ne faudras à exprimer le sang, le laissant assez couler, prenant indication de la vertu, à fin que la partie soit deschargée et moins molestée d'inflammation, depourrilure,etd'autres mauuais accidens '.

L'extraction faite et le premier appareil, si la playe est simple, tu la traiteras comme simple : mais s'il y a complication , tu la cureras selon que les dispositions seront compliquées.

Pour appaiser la douleur, tu pourras appliquer auec grand profit oleum catellonim de nostre description cy deuant. Et pour suruenir aux autres accidens , auras recours aux playes en général, et à celles des harquebusades ^.

1 Ce premier paragiaplie manque dans l'édition de 1545 et appartient à celle de 1552. Il constituait un chapitre à part dans celle de 1564,

11 y a du reste une lacune louchant les moyens connus au xyi*^^ siècle pour arracher un trait fiché dans les os. Guy de Chauliac avait déjà indiqué l'arbalète, dont on a fait très gratuitement honneur à Tagault, et c'était ici le Heu de rappeler les tenailles de maréchal avec lesquelles Paré lui-même avait arraché le tronçon de lance enfoncé dans la mâchoire supérieure du duc de Guise.

2 La première édition portait:

« Et fnull aux aiillrcs accidenis surtictiir selon In nature et exigence d'iceulx : ce qu'on peult trouner en Guidon au Tmicté des ptaijes , et par toute la méthode de Galien : el aussi

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