‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 95 sur 511 · Vnguenti de altbsea. 5 . vj · texte numérisé non relu

Vnguenti de altbsea. 5 . vj

Olei lumbric. camo. anethi ana 5 ij.

Tereb. Venet, g . iiij.

Farinœ fœnugraeci, rosar. rubr. pulueris. pulu. myrt. ana 5 . j.

Fiat litus ad vsum dictum.

Pareillement on luy donnera à boire de la potion subséquente, laquelle prouoque la sueur, et dissout le sang coagulé dedans le corps.

'Jf. Ligni gaiaci 5. viij.

Rad. enula; campans, consolidée maioris,

ireos Florentiae , polipodij quercini

ana § . ft .

Scm. corian. auisi ana j . 6.

(iiycyrrhiza; 5 . ij.

Nepetœ, centaureae , garioph. , cardui

bened. Ycrbenœ ana m. ù .

Aqute fontaniE H», xij.

Omnia concassata iiifundantur pcr spatium

duodecim horarum, qua* omnia ionlo

igné secundum artem coquanlur ad

consumptioncm medietalis.

' L'édition de 1564 porte simplement :

Ce qu'ayant fait, luy doit donnera boire vn

DES CONTVSIONS , COAIBVSTJONS ET GANGRENES.

Quand le malade aura pris le matin demy septier de ceste potion vn peu tiède, se laissera suer une heure dedans le lict plus ou moins par chacune fois, et continuera six ou sept iours, selon qu'il en sera besoin. Si c'estoit quelque panure soldat qui ne peust auo'r telle commodité, il le conuiendra mettre dans du fient, l'enueloppant premièrement en vn drap, et luy mettant vn peu de foin, ou de paille blanche , auant que l'enseuelir dans ledit fient iusqu'à la gorge, et l'y tenir tant qu'on verra qu'il aura assez sué : ce que i'ay fait plusieurs fois.

On donnera pareillement au malade quelques syrops à boire , qui sont propres pour empescher la coagulation et pourriture du sang , comme syrops aceteux, de limons, ou de ciceiosUale citri, \3l quantité d'vne once dissout en eau de scabieuse ou de chardon benist poui- chacune fois.

Aussi doit-on do.iner promptement ce potus^ qui est propre pour garder que le sang ne se coagule, et qui semblablement conforte les parties internes.

"if. Rheu elecli pulueiis. 5. j.

Aqnœ rubis maioris el plant, ana 5.J.

Theriacae 5, fi .

Syrupi de rosis siccis 5 . fi .

Fiat potus.

Lequel sera donné tout aussitost que le malade sera tombé , et réitéré

possoii d'oxioat, lequel enipesclw hi congulalion du satig en Ceslomnc , ainsi que Galien le commande. Puis l'enueloppcr, etc. — Celle de 1575 ajoute quelque chose :

Ce qu'ayant f ail, luy doit donner à boire vn •possoit d'oxicral tiède, lequel empesche la coarjulution du sang en l'estoinach , ainsi que Galien coiinnande, ou telle potion , efc. Et enfin l'oxycral froid ou liede a complètement disparu dès l'édition de 1579.

par quatre ou cinq matins. Ou en son lieu on luy fera boire une drachme de nature de baleine ^^ dissoute avec eau de buglosse ou des eaux cy dessus esciites , auec vue once ou demie de syrop de capiU. Veneris. Apres l'vsage de ladite potion, il conuiendra faire prendre au malade par l'espace de neuf iours au malin, deux heures ou trois devant le past , de la poudre qui s'ensuit , s'il est nécessaire.

'if. Rub. terrer, rad. rub. maioris, centaurij, gentianœ,aristoloch. rotundseana 3 . fi.

De laquelle en sera baillé pour chacune fois vue drachme auec syrop aceteux, et de l'eau de chardon benist.

D'auantage l'eau de noix vertes , tirée en l'alambic etbeué, a grande vertu de dissoudre le sang amassé et coagulé.

On peut vser pareillement des bains faits auec décoction de racine (ïireos, emdœ campanœ, oxalîdls, fœniculi, althea' , osmondw regalis, consolidœ maioris, seminis fa'nugrwei , foliorum saluiœ, maioranœ, fîorum camomillo', melil. et de leurs semblables.

Aussi les semences trouuées sous le foin ont grande efficace à ceste même fin.

Le bain en chaleur tempérée a ceste vtilité , qu'il lasche et raréfie le cuir, fond et dissoult le sang grommelé , incise les humeurs visqueuses, addoucit les acres, et les tire du profond du corps iusqu'à la superficie du cuir, de façon qu'vne partie d'eux est vuidée par sueur vniuerselle , vue autre par cracher et moucher , si d'aduenture l'affection est aux parties supérieures : par le siège et vrine, si elle est aux inférieures. Les bains

1 Traduction assez obscure de Sperma ceti.

aussi sont profitables aux inflatnmationsdespoulmons,aux pleuretiques, selon Hippocrate-s au troisième De victu acutorum, et troisième liure Demorhis: mais c'est lorsque la fiéure est miligée et adoucie : car lors ils appaisent la douleur, et aid nt à suppurer et ielter par les crachats les superfluilés contenues ausdites parties K Ils peuuent pareillement suruenir à plusieurs autres dispositions, moyennant qu'ils soient (ails deuëment après les choses vniverselles. Car s'ils estoient administrés deuant la saignée et purgation, ils nuiroient grandement, à raison qu'ils pourroient causer nouuelle fluxion aux parties malades. Parqiioy ie te conseille d'vser tousiours du conseil du docte et expert Médecin, s'il t'est possible.

LE DIXIKME LIVRE

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