‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 99 sur 511 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

MERVEILLEVX ACCIDENT QVI VIENT AVX CONTVSIONS FAITES SVU LES COSTES.

Quelquesfois par une grande contusion la chair conluse dénient mucqueuseet boursouflée, comme si on l'auoit enflée de vent, la peau demeurant entière : ce qui se voit principalement sur les cosles», et lorsqu'on

» Hip. au liu. des Ariid. sert. :! sent. W^ et 65. — A. P. — Dans l'édition de 1564 il renvoyait au livre de* Frucinrcs,c(i qui était une erreur manifeste ; au reste la citation du livre des ^--li-tictcs en cet endroit n'est guère plus exacte. Hippocrale a parlé d'un engorgement qui succède aux contusions et

comprime dessus auecques la main , on sent l'air qui se départ auec vn petit sifflement , et y demeure l'impression des doigts, comme aux Oedèmes. Que si on n'y donne bon ordre, h raison que la chair n'est attachée contre lesdites cosles , il s'y amasse du pus , qui vient à occuper l'espace vuide , et se fait altération des os, comme l'on voit aduenir le plus souucni.

Pour la curalion de ceste tumeur mucqueuse, il faut comprimer et lier la partie le plus fort que le patient pourra endurer : toutesfois en lui laissant sa respiration libre le plus qu'il sera possible, si c'est au Thorax. Puis sera appliqué sur la partie vn emplastre iroxycroceuni , ou diachylon irealum, meslé auec Templastre de melUoto, et fomentations resolutiues.

Or la cause de telle tumeur est vue pituite glaireuse, qui se fait par faute de bonne concoclion en la partie , et d'vn alimenta demy cuit : ainsi que l'on voit souuentesfois la conionctiue de l'œil par vue contusion s'enfler si fort, qu'elle sort hors de la cauité de l'œil: à c.iuse que la vertu concoctrice de la partie est débile, pour raison de rintemperalure immodérée, ou pour l'humeur qui y afflue, comme l'on voit aux tumeurs œdemaliques.

Car de l'humeur aqueux etpituiteux, par le moyen d'vne chaleur imbecille, s'excitent aisément des flatuosités, qui, meslées parmy le reste de l'humeur, font monstrer et paroistre la tumeur

aux fractures des côtes , el qui peut en déterminer la carie; ce cas est assez rare , et A. Paré l'a confondu avec l'empliysèmc qui est bien pins commun , et que personne n'avait décrit avant lui. Au reste, il reviendra ci-après sur ce sujet, au chapitre 10 du livre des Fractures.

LE 1)1 M KM F. I.IVRH

plus gian !e et ondoyante, comme explique; Galicn , liure (i de Symptom.

causis ^.

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