BISSON
La naiiiir de nitirlyr qu'importe l'Iicroisinc E^{ iM) diaiicmc iiiimoilel.
Salut, enfant des mers, qui d'un parfum de gloire Embaumes l'air natal et ton vaste cercueil^ L'orgueilleuse patrie , en revêtant son deuil, Revendique sa part dans ta noble mémoire.
Tu l'avais juré ! libre ou mort.
Les fers sont là.... leur poids étouffe l'espérance. Il s'ouvre l'océan! son abîme est le port.... Un sublime naufrage est ta seule vengeance
De l'infidélité du sort.
a44 BISSON.
Si la gloire a son fanatisme, La victime est un Dieu lorsqu'elle est sur l'autel : La palme de martyr qu'emporte l'héroïsme
Est un diadème immortel.
Fils du ciel , un seul jour adopté par la terre , Laisse-la te blâmer cette raison vulgaire Dont le regard craindrait de voir plus haut que soi. L'oubli , ce fils du temps qui dévore son père , En impuissant rival lutte en vain contre toi.
Qu'il lutte ! il cédera , quand vingt siècles de gloire Auront , sans la vieillir, consacrant ta mémoire , Fait un brillant passé de ce long avenir : Au cœur de la patrie où vivra ton image ,
Toujours jeune , alors d'âge en âge
Aura grandi ton souvenir.
Le marbre ne tient pas ton ombre prisonnière -, Qu'importe ! avais-tu donc besoin que ta poussière Portât d'un monument l'inutile fardeau ? Ici , ton chant de mort ne s'est pas fait entendre : Fières de toi, les mers avaient droit à ta cendre , Et dans leurs flots jaloux te gardaient un tombeau*
Ah ! que ses flots sacrés te portent au rivage Où régna la puissance , où gémit l'esclavage ,