ACTE V, SCÈNE IX
ALY, h part.
On verra.
Un chef des Espagnols ! et si c'était Lara ? Ou plutôt....
IBRAHIM, aui gardes du champ-clos.
Qu'à l'instant on ouvre la barrière.
(A Âly, lui montrant l'écuyer qui tient le casque.) Prends ce casque , Zégri ! baisses-en la visière.
(Aux gardes du champ-clos.) Et VOUS , laissez aller.
ALY passe devant le chevalier espagnol, et avant de prendre le casque, regarde son adversaire et dit :
Allons , puisqu'il le faut.
(Au chevalier espagnol.) Ton front se cache en vain , nous te verrons bientôt ; Etrange combattant , par mon glaive arrachée Ta visière au combat va tomber d-étachée ; Mystérieux guerrier, nous saurons ton secret. (Aly ôte son turban avec colère , prend le casque qu'il enfonce avec rage. Il
regarde à sa ceinture, et voit qu'il a an poignard de plus que le chevalier ;
il le jette loin de lui.) Armes égales! viens, viens donc ! me voilà prêt. (11 ouvre la barrière de la lice où il s'élance, le chevalier espagnol le suit.)