‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 2)Chapitre 98 sur 264 · DOME DES INVALIDES · texte numérisé non relu

DOME DES INVALIDES

Apparaissant en roî sur cette noble ficèoe , Le passé se rcvût d'un brîUatkt aouTanir ; Ces TÏeux guerriers semblent grandir Au pir-d du tombeau de Turenne.

Oui, j'aime à voir encor ces restes de nos braves. Que nos regards moqueurs ne les insultent pas, Si leurs corps mutilés du repos sont esclaves-,

Vainement ces nobles soldats Des glaives ennemis ont subi les injures ; Sous un voile de gloire ils cachent leurs blessures , Et rêvent de triomphe au nom des vieux, combats.

ig/j LE DOME DES INVALIDES.

Leurs cœurs se sont légué (a mémoire chérie , Toi qui, parant ton front d'un bandeau de laurier , Envers eux , de sa dette acquittant la patrie , Dota le sol français d'un Panthéon guerrier.

Long-temps , couverts encor du vêtement de guerre, Mendiant , on les vit à tes prédécesseurs Tendre ce qui restait des bras libérateurs

Qui les avaient sauvés naguère , Et Toeil avec effroi regardait nos vainqueurs

Sous les lambeaux de la misère.

Mais tu te ressouvins que, répandu pour toi , Leur sang avait jadis bouillonné de courage , Et , t'honorant toi-même en leur rendant hommage , Tu compris ici-bas la mission d'un Roi,

Celte page de ton histoire En vain la main du Temps la voudrait effacer,

En vain il voudrait abaisser Ce dôme aussi grand que ta gloire.

Ah ! du sol des aïeux immortel ornement , Il rappelle à tes fils tes victoires rivales -,

Et de tes pompes triomphales

Voilà le plus beau monument.

En attendant leurs funérailles , Trop faible prix pour tant d'exploits ,

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