‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 3)Chapitre 39 sur 45 · IL · texte numérisé non relu

IL

/|l8 MÉLANGES.

Sa voix vibra trop pure pour la terre !

Ange de pureté , tes chants harmoDieux

Ravissaient notre terre impure ,

Quand le vol de la mort t'a transporté aux cieux

Tu ne changeas pas de nature !

DuB...

L'ange console la terre et remonte au ciel !

Non , tu n'étais pas une mortelle !

Un jeune Officier.

En mourant , Elisa , nous faisons naître l'ange ; La bière est un berceau , le linceul est un lange !

La nature ici-bas doit tout en sacrifice, Des roses du printemps l'aquilon fait justice. Heureux qui laisse encor, poète en pure fleur, De vers et de parfums une aussi douce odeur !

Son âme vacillante au souffle de ce monde , S'exhalait de son sein en sons harmonieux. Pour trouver à sa voix un écho qui réponde , Elle s'envola vers les cieux !

Célestin Badmicr.

C'est ainsi qu'à sa dernière heure Le oigne lui-même se pleure.

MÉLANGES. l\ I 9

Son chant alcrj» est plus harmonieux ; Et, déployant ses blanches ailes, Alors qu'il prend sou vol aux voûtes éternelles , Son chant semble venir des cieux !

Th. B.

Ta muse fut la douleur, Ton chant un cri de Vâme

Elisa , tu couvris d'une honte immortelle Ceux qui te refusaient une gloire mortelle ; Tu ne vécus qu'un jour parmi ces envieux ; Tu tombas , mais tes chants descendirent des cieux

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