DE LA DIVINITÉ
Le plus grand ennemi de toutes les superstitions, le fléau des fanatiques et des hypocrites, Voltaire a renfermé dans un vers le résumé de la sagesse humaine :
Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer.
L’esprit de l'homme ne peut ni définir ni comprendre la Divinité; mais comprend-il mieux l’infini, et cependant peut-il le nier? Quelque grand que soit un nombre, d’autres nombres peuvent y être ajoutés; quelque petite que soit une fraction de la matière, elle peut être encore divisée en fractions plus petites. T/imagination la plus vaste n’embrasse pas des temps, des espaces sans limites, et ne comprend pas davantage les limites de l’espace et de la durée.
Ce que la pensée de l’homme peut concevoir de la Divinité fut écrit sur le frontispice du temple de Sais: Je suis tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera.
Dieu se manifeste par ses œuvres.
Cœli eiiarrant (jloriam Dei.
L’homme le connaît moins par la vie et les biens qu’il en reçoit , que par le sentiment du juste et de l'injuste qui est au fond de son cœur.
Le caractère de la justice est de récompenser et de punir selon les œuvres. La raison dit, et le sentiment intime confirme que Dieu doit récoinpen-