‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Poésies légèresChapitre 129 sur 136 · ALCIBIADE, ZEUXIS · texte numérisé non relu

ALCIBIADE, ZEUXIS

alcibiade t froidement.

Puisque rien ne peut te fléchir,

Et que toujours ton ame altière A la menace, à la prière,

A mes bienfaits refuse de s’ouvrir,

Je dédaigne, Zeuxis, d’employer ina puissance A forcer ton obéissance;

Mon palais est ouvert, et tu peux en sortir.

ZEUXIS

C’est à présent, Alcibiade,

Que je consens à répondre à tes vœux;

Sans que ma fierté se dégrade Je puis me montrer généreux.

D’Apollon et de Mars resserrons l'alliance; Pour t’immortaliser je reprends mes pinceaux. Mais de mes nobles travaux J’exige une récompense.

ALCIBIADE

Mon crédit, ma faveur, ma fortune est à toi.

ZEUXIS

ün semblable salaire est indigne de moi.

Séduite par tes soins, une esclave parjure A trompé ma tendresse; elle a trahi sa foi;

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