SCÈNE Y III
LAMÉA, LES BAYADÈRES.
UNE BAYADÈnE.
Nous admirons ce généreux effort,
Mais nous plaignons ta jeunesse et tes charmes. Pouvons-nous, sans verser des larmes,
Songer que ton hymen est l'arrêt de ta mort?
LAMÉA.
Pleurez, pleurez , mais chantez ma victoire.
C’est le triomphe de l'amour.
CHOEUR
Une immortelle gloire S’attache à ta mémoire,
Et consacre ce jour :
Pleurons, pleurons, etc.
LAMÉA.
Al H.
Cher Demaly , pour toi puisqu'il faut que je meure, Je bénis mon heureux trépas;
C’est à moi de guider tes pas Dans l’éternelle demeure.
Sans frémir je vois s’approcher Le moment où , quittant la vie,
Ma main par l'amour affermie Va du flambeau d’hymen embraser mon bûcher.