ACTE III, SCÈNE XI. ifx
huâmes, au prince et à Laméa.
Par un auguste hymen consacrez ce grand jour.
FEMMES
Soyez de l’univers et l'honneur et l’amour.
CHOEUR GÉNÉRAL
De nos alarmes fugitives Éteignons les vains souvenirs;
Itappolons sur ces rives Les jeux, les amours, les plaisirs.
( La pièce se termine par un fête indienne, dont L objet principal est le mariage de Demaly et de Laméa. )
FIN ÜU TROISIÈME ACTE
Introduire les Jlayadèrvsii l'Opéra , c’était, pour ainsi dire, les rendre à leur patrie. Ces prestiges de la volupté, ce culte de la beauté et de l’amour, la danse devenue partie constituante et principale de l'action dramatique, au lieu de s’y trouver jetée comme accessoire cl souvent comme horsd'œuvre: tout, dans ce poème, entrait dans les convenances du théâtre auquel je l'avais destiné.
Le talent supérieur de M. Catel se joignit à ces éléments de succès, et contribua puissamment à la réussite des Hayadères, embellies de tout le charme de sa musique : la grâce et la pureté des accompagnements, la suavité des airs, la propriété du récitatif, la grandeur de l'ensemble, sont les caractères principaux d’une composition dans laquelle les savants remarquèrent de nouvelles combinaisons d’harmonie. On a remarqué que cet opéra français est le premier où se trouve un de ces vastes morceaux d’ensemble dont la scène italienne offre depuis long-temps des modèles.
Aux premières représentations de cet opéra, le costume des bayadères avait été suivi avec la plus scrupuleuse fidélité. Une jeune daine de Chandernagor, qui se trouvait alors à Paris, avait apporté des Indes une parure complète de bayadères; elle eut l’extrême complaisance d’en revêtir une de ses femmes, qui servit de modèle au dessinateur de l’opéra : telle était à cet égard la vérité de l’imitation, qu’il eût été difficile à un Indien même de trouver quelque différence entre les bayadères du Gange et celles de l’Opéra.
Le rôle d’OIkar, chef des Marattex, est un de ceux où M. Dérivis s’est montré avec le plus d’avantage comme chanteur et comme comédien.
NOTES ANECDOTIQUES. i 7 r
On ne saurait donner trop d’éloges aux décorations de cet opéra, exécutées par M. Isabey avec tout le charme et toute la grâce qui distingue cet ingénieux artiste. Il eut été difficile de rendre avec une fidélité plus complète le paysage, l'architecture, et jusqu'aux moindres ornements qui caractérisent les localités de la ville sacrée de Lîénarès.
L'imagination si fraîche et si brillante de M. Gardcl avait à s'exercer sur un sujet ou la danse constituait en quelque sorte faction du drame ; il y trouva le motif d’un ballet charmant, dans le second acte. Le pas du schall , si ridiculement prodigué depuis, y fut employé avec beaucoup de goût; mais en général les divertissements de l'opéra des Bayadères laissèrent à desirer plus de variété et plus de charme, à ceux que le rare talent de M. Gardcl avait peutêtre rendus trop exigeants.
Une anecdote relative à l'opéra des Bayadères ramène encore ici le nom d'un homme inséparable des plus grands événements comme des plus petites circonstances d'une époque qu’il semble remplir tout entière. On sait que Napoléon, aux oreilles duquel le bruit du canon et de la chute des empires avait si souvent retenti, n'aimait, en fait de musique ordinaire, qu’une harmonie faible et monotone : au théâtre et dans les concerts des Tuileries, tous les instruments étaient pourvus de sourdine. Ce goût du pianissimo était sans doute bien singulier chez, l’homme du monde qui faisait le plus de fracas, et qui le redoutait le moins;ccpcn dant on s'empressait de le satisfaire. Quelques courtisans avaient dit à l'Empereur que la musique des Bayadères était excessivement bruyante; jamais reproche ne fut plus mal fondé; mais il n’en motiva pas moins l'ordre que reçut le chef d'orchestre d'exécuter l'opéra des bayadères à la sour~
1 7 i NOTES ANECDOTIQUES.
dine, le jour où l'Empereur fil savoir qu'il assisterait à la représentation rie cet opéra. Il fut servi à souhait: on exécuta la belle musique de M. Caiel avec la plus parfaite monotonie; sans nuance, sans crescendo ni forte; on prit un soin tout particulier d’éteindre les effets, les oppositions; au point que le compositeur qui n’avait pas été prévenu du tour officiel qu’on lui jouait, eut peine à reconnaître sa partition. Le public étonné de ne rieu entendre cria plusieurs fois à l’orchestre, p/us haut! plus haut ! et si le succès rie la pièce n’eût point été assuré par les dix représentations précédentes, il est probable que la cabale des sourdines eut fait tomber la pièce.
Le même sujet qui m’a fourni le fond d’un grand opéra, a donné au Voltaire du Nord, à l’universel Goethe, l’idée de la romance délicieuse, intitulée la Hayadère , espèce d’élégie lyrique, fondée sur la même tradition orientale qui sert de base au dénouement de mon drame.
Selon le poète allemand , un dieu de l'Inde revêt la forme mortelle, pour juger, par expérience, des peines et des plaisirs des hommes. 11 voyage, il observe. Un soir comme il se promenait au bord du Gange, une jeune hayadère l’arrête; elle emploie toutes les séductions de sa beauté, de ses talents, pour fixer près d’elle le dieu voyageur qu’elic prend pour un simple mortel; elle l’enlace de fleurs, l’enivre de parfums, chante et danse à-la-fois des hymnes d’amour et de volupté : elle ne voulait que le séduire ; mais bientôt elle s’embrase elle-même du feu qu’elle allume.
Par une singularité qu’il n’appartenait qu’au génie de concevoir et de faire excuser, Goethe a mêlé dans son ouvrage, au conte oriental, quelques unes des couleurs du conte intitulé la Courtisane amoureuse. La hayadère est une femme, long-temps livrée aux erreurs des sens, et dont
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une passion profonde épure l’auie. Le dieu, touché de son amour, veut achever de la rendre digne de lui par l’épreuve du malheur.
Après une nuit de bonheur et d’ivresse, elle trouve son amant mort à ses côtés. On emporte ce corps privé de vie • et le bûcher s’élève : la bayadère désespérée veut s’y précipiter : on la repousse ; clic ne fut point l’épouse de celui qui n est plus. Elle résiste; elle veut mourir; et , malgré les Brames qui l’arrêtent, elle se jette dans les flammes. Le dieu l’a reçue dans ses bras; il prend son essor vers le ciel , et porte au milieu des voluptés divines l’objet de sa tendi 'esse, digne des embrassements d’un immortel.
Telle est la conception gracieuse et mélancolique à-lafois que Goethe a su tirer de la fable indienne. Les convenances de sa langue et du genre de poésie qu’il avait choisi se prêtaient à cette manière de disposer un sujet, dont je devais (toute comparaison à part) tirer un autre parti, et faire un cmploj||^iff<^cnt, en l’adoptant à notre scène lytique. . # ™
LES AMAZONES
OPÉRA
EN TROIS ACTES
REPRÉSENTÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS SUR LE THÉÂTRE DE L’ACADÉMIE DE MUSIQUE, LE 17 DÉCEMBRE 181 I.
On admet sans les croire la plupart des rêves aimables de la fabuleuse antiquité. Pourvu que ces fictions nous plaisent, que l'imagination s'y attache, que ces inventions singulières nous offrent des souvenirs de mœurs brillantes, des caractères et des récits intéressants, que nous importe leur vérité?
Si l’on porte la philosophie dans l'histoire, on repoussera des annales humaines un Hercule parcourant la terre pour faire la guerre à tous les monstres, un Orphée devinant dans l’enfance des siècles les plus profonds arcanes de la philosophie. Les temps qui passent pour historiques subiront un examen non moins sévère. Et la fondation de la république romaine, et tous les miracles de Home, le gouffre de Curtius, le conte de Clélie, les histoires prodigieuses de Tile-Live, les historiettes du crédule Plutarque, les crimes impossibles de Suétone, laisseront peu de chose au critique rigide qui voudra les juger selon toutes les lois de la vraisemblance.
Descendez jusqu’aux temps modernes: ce long roman convenu , qu’on appelle l'histoire, vous offrira à chaque page de justes sujets de défiance. L’événement d’hier est inconnu ou mal connu dans la ville où il s’est passé. Il n’y a de certitude ni sur les faits, ni sur les dates, ni sur les hommes.
De tous les contes historiques que la crédulité des siècles a consacrés, l’un des plus brillants était sans doute cette république de femmes, connue sous le nom des Amazones, et dont tous les anciens ont parlé comme d’un fait incon-
TIIKATME. T. 11.
1 7 8 préambule historique.
testable. Le grave Pausanias , l'élégant Quinte-Curce, Diodore de Sicile et Justin, l’incrédule Pline et le bon Plutarque s’entendent sur ce point, et conviennent de leur existence.
Quoi qu’ils aient pu aflirmer, je suis assez porté à croire que Voltaire en révoquant en doute l'existence de cette société féminine a raison contre eux tous. Quelques centaines de femmes qui se rassemblent pour faire la guerre au genre humain, qui se font brider la mamelle droite, qui vont, à certains jours, forcer les hommes en plein marché de les rendre mères, sauf à tuer tous les mâles qui pouvaient provenir de ces hymens éphémères; cette loi, rapportée par Hippocrate, loi qui n'admettait aucune femme parmi les Amazones, si elle n'avait immolé trois hommes de ses propres mains; ces souvenirs consacrés par les poètes; ces noms sonores, Thalestris, Antiope, et la furieuse Penthésilée ,
Pcmhciilra furen*. . .
figurent dans l'histoire des Amazones, qu'un docte abbé (Guyon) a pris la peine de rédiger aussi sérieusement que les annales les plus véridiques. Pour prouver leur existence, un médecin, nommé Petit, a fait plus de recherches d’érudition qu'il n'en faudrait pour éclaircir les dynasties égyptiennes; ce qui n’empécbe pas que cette histoire ne porte tous les caractères de les fable, et ne doive être mise au nombre des romans poétiques, dont se composent en grande partie les annales du genre humain.
Comme fiction poétique, celle histoire est digne de la Grèce. Cette nation guerrière, ces armes dans la main des femmes, ce mélange de grâce, de gloire, de fureur, le costume même des Amazones, fournissent d'heureux développements à la peinture et à la poésie.
Un tel sujet entrait dans toutes les convenances de l’opéra : il était riche en contrastes, et le fond même du récit historique, la valeur militaire devenue le partage d’un sexe faible, offrait un contraste aimable. Les données historiques existantes me suffisaient sans doute; et le théâtre, sur-tout celui des dieux, des illusions, et des prestiges, n’exigeaient pas que je recherchasse avec un soin exact et profond, si jamais des phalanges d’héroïnes descendirent des monts Cérauniens pour inonder et ravager la Crimée, la Circassic, l’Ibéric et la Colchide; s’il était bien vrai qu’une armée de femmes eut mis l'Ionie entière à feu et à sang; si les Amazones pénétrèrent dans l’Attique, comme le veutQuinte-Cmce, et livrèrent bataille à Thésée jusque sous les murs d’Athènes.
Ni l’abbé (Juyon , ni Cronovius n’élèvent là-dessus l’ombre d’un doute; je n’ai pas dit me montrer plus scrupuleux. Quoi qu’il en puisse être de la vérité des faits qui composent l'histoire des Amazones, je crois devoir en rappeler ici les traits principaux , d’après lesquels on pourra du moins juger de la fidélité des tableaux, des mœurs et des caractères que j’ai essayé de reproduire stlr la scène lyrique.
La monarchie des Amazones subsista près de trois cents ans; elle dut son origine à une colonie de Scythes sortis de leur pays pour se soustraire au joug des Assyriens, vers l’an 1700 avant l’ère vulgaire. Les peuples du Pont-Euxin, parmi lesquels les Scythes s’étaient établis à main armée, se liguèrent contre eux, les surprirent, et les massacrèrent tous, à l’exception des femmes, qu’ils croyaient pouvoir traiter en esclaves : mais celles-ci , élevées dans leur pays aux mêmes exercices que les hommes, dont elles partageaient les travaux, et qu’elles accompagnaient quelquefois à la
180 PRÉAMBULE HISTORIQUE, guerre, résolurent <le venger la mort «le leurs enfants, qu’elles ressentirent beaucoup plus vivement que celle de leurs époux. En conséquence, unies entre elles par serment, et profilant du sommeil des vainqueurs, dont elles égorgèrent les chefs, elles prirent la fuite et se réfugièrent aux environs du mont Caucase. Non contentes d’apprendre à leurs ennemis qu’ils entreprendraient en vain de les en chasser, elles ne tardèrent pas à porter la guerre sur leur territoire, et s’assurèrent la possession des pays qu’elles envahirent. Leurs premiers succès les enhardirent à méditer de plus vastes conquêtes ; mais avant de reculer les bornes de leur empire, elles voulurent en asseoir les hases sur des lois immuables, dont les plus importantes furent :
u L)c vouer aux hommes une haine éternelle ; de renoncer « pour jamais au mariage; «le se procurer des survivantes, u en élevant dans leurs mœurs les enfants du sexe féminin «qu’elles pourraient enlever dans leurs courses; d’extermi- « ner tous les prisonniers males ; de vivre du produit de leur « arc; enfin d’obéir aveuglément à la reine que le choix ou u la naissance aurait placée sur le trêne. »
Je sais que la plupart «les historiens prétendent que les Amazones, en renonçant au mariage, ne renonçaient pas au droit de se donner des héritières de leur propre sang; mais, outre qu’il est peu vraisemblable que les hommes de leur voisinage se prêtassent à des liaisons passagères qui n’avaient d’autre objet que de perpétuer la race de leurs cruelles ennemies, il l’est encore moins que les Amazones, dont le nom était l’emblème «le la chasteté, qui rendaient à Diane un culte si pur et si sévère, que l’on élevait dans la haine des lumimes; il est encore moins vraisemblable, disje, qu’elles abjurassent, à certains jours, toute pudeur et
PRÉAMBULE HISTORIQUE. 1H1 toute prudence, dans l'espoir, souvent trompé, de donner des filles à l'état. Quoi qu'il en fût, il est du moins certain qu'elles s’associèrent, dans le cours de leurs premières expéditions, une foule de femmes qui, par caractère, par mécontentement de leurs parents, de leurs époux, ou par tout autre motif, se rangèrent sous leurs enseignes.
Après avoir étendu leurs conquêtes jusque sur les côtes de la mer Égée, où elles fondèrent plusieurs villes, les Amazones séparèrent leur vaste empire en trois royaumes, qui eurent chacun leur reine: l’une d’elles régnait dans la Sarmatie; l’autre aux environs d’Éphèse; et la troisième, en qui résidait véritablement l’autorité souveraine, avait sa cour à Th émise ire sur les bords du Thermodon.
L'Hercule thébain porta, le premier, atteinte à la gloire et à la puissance des Amazones, qu’il défit dans une expédition comptée au nombre de ses douze travaux. Résolues de tirer vengeance de l’affront qu’elles avaient reçu dans la personne de leur reine Hippolyte, que Thésée, dans la guerre d’Hercule, avait emmenée prisonnière à Athènes, les Amazones, commandées par Orithyie, se débordèrent comme un torrent dans l’Attique, qu’elles ravagèrent, après avoir traversé la Thessalie. Thésée, à la tête d’une armée formidable, se présenta, leur livra bataille dans les murs d’Athènes, et remporta sur elles une victoire sanglante mais décisive. Honteuses et désespérées de leur défaite, les Amazones échappées à la bataille d’Athènes se retirèrent dans la Thrace, et y formèrent un établissement, d’où elles sortirent, à différentes époques, pour servir en qualité d’auxiliaires dans les armées des peuples ennemis des Grecs. Une expédition qu’elles entreprirent dans l’ile d’Achillée, vingt ans après la prise de Troie, paraît avoir amené la ruine entière de leur empire.
i8a PRÉAMBULE HISTORIQUE.
L’histoire ne fait pas une mention particulière de la prise de Tbékes par les Amazones (événement que j’ai fait entrer dans mon drame, et dont il amène le dénouement); mais puisque ces femmes guerrières pénétrèrent dans l’Attique par la Tliessalie, et qu’elles ravagèrent la Iléotie, on peut croire qu'elles n’épargnèrent pas la ville d’Amphion , qui se trouvait sur leur chemin. Leur séjour dans File d’Eubée est plus certain encore, puisque du temps de Plutarque on vovait encore plusieurs de leurs tombeaux à Chalcis.
Los Amazones fondèrent la ville d’Ephèse, et bâtirent à Diane un temple « dont la dédicace, dit l’abbé Guyon, se fit au milieu des chants de joie et des divertissements des Amazones, qui dansaient au son de la flûte (à sept tuyaux), et de certaine harmonie en cadence qui se faisait par le choc des lances et des boucliers... Le bruit de cette espèce de bacchanale ( poursuit le même historien) se fit entendre jusqu’à Sardes (à cinquante lieues environ). »> On voit que rhariiiouie bruyante n’est pas une invention moderne.
Stace, dans le deuxième chant de son j4chiltéidc y et Tur* néhe, dans le vingt-sixième livre de ses Commentaires , parlent d’une danse particulière aux Amazones, que l’on nommait le pecten ; d’après la description assez peu claire qu’ils en donnent, on voit néanmoins que celte danse était une espèce; de pyrrhique d’un genre très gracieux , puisqu’elle était en usage parmi les jeunes filles dans toutes les fêtes de la Grèce.
Les bas-reliefs et les médailles qui représentent des Amazones offrent de grandes variétés dans la forme de leurs habillements; tous cependant ont cela de commun qu’ils laissent le coté gauche à découvert, et sont retenus par une large ceinture. 11 parait qu’elles portaient à la guerre une espèce de corselet, dont la cotte d’armes ne descendait pas au-des-
sous du genou. Leur coiffure était, pour la plupart d'entre elles, le casque garni de panaches : quelques unes portaient le bonnet phrygien, t>l d'autres leurs cheveux relevés au sommet de la tète. Leurs armes étaient la flèche, le javelot, la hache à deux tranchants, et un bouclier d’une forme particulière que l’on nommait /Wfa; pour instruments de guerre, elles se servaient du cornet, de la trompette, et du sistre égyptien.
Il y a eu plusieurs reines des Amazones du nom d’Antiope. Isidore, dans son livre des Origines, est le seul mythologue qui ait pu m’autoriser à compter de ce nombre Antiope, mère d’Aniphion et de Zétlius. On pourrait trouver cette autorité insuffisante pour établir un fait historique; mais quand il ne s’agit que de choisir entre des fables, il doit être permis, sur-tout à un auteur d’opéra, de prendre sans examen celle qui se lie le plus heureusement à son sujet.
PERSONNAGES
ANTICIPE , reine des Amazones.
É1UPHILE, jeune Amazone.
AMPHION
ZÉTIIUS, frère d'Amphion.