Z ÉT H US
Ériphilc, est-ce vous? Sur le bord de l'abyme Je vous retrouverais?
ÉRIPHILE
Oui, tu vois ta victime, Celle qui mit en toi son espoir, son bonheur;
Qui vécut pour t'aimer; celle enfin que ton cœur, Par la plus noire perfidie,
Pour prix de tant d'amour a lâchement trahie.
AMPHION
Ah ! ne l’accuse pas : Zéthus est innocent :
Jamais il n'a cessé d'adorer Ériphile.
D’un frère infortuné, que l’injustice exile,
Il partagea le sort, et fuit en gémissant.
ZÉTHUS.
En quittant le rivage,
Témoin de nos tendres amours,
J’emportai ton image,
Mon cœur la conserva toujours.
ÉRIPHILE
En quittant le rivage,
Témoin de nos tendres amours ,
Au malheur, à l’outrage,
Zéthus a condamné mes jours.
AMPHION
Vos maux sont mon ouvrage ;
ao8
LES AMAZONES
Mais pour en terminer le cours.
Sur ce triste rivage Un dieu l’amène à ton secours.
ériphile, à Zéthus.
Mon ame te fut asservie !
amphion, à Ériphile.
Sa douleur doit te désarmer.
ériphile, à Zéthus.
Je t'avais consacré ma vie.
ZÉTHUS.
Je vis encore pour t’aiiner.
ériphile, A Zéthus.
Dois-je te croire? hélas!
ZÉTHUS.
De ma flamme immortelle Peux-tu méconnaître l'ardeur.
ZÉTHUS, AMPHION.
Ériphile, rends- I U *. j ton coeur.
| moi |
ériphile, avec abandon.
Va ! je fus malheureuse et non pas infidèle.
ENSEMBLE
Avec transports je te revoi.
TRIO
MUTHILE, AMPH103.
À ta promesse ,
Dans son ivresse ,
Mon
Son
cœur s’empresse
D’ajouter foi.
ZÉTHUS.
Douce promesse De sa tendresse , Avec ivresse Je te reçoi,
A mon destin je me livre,
Heureuse
Heureux
avec toi de vivre ,